Culture

D’hier et d’ADAM

Vendredi, ma sœur et moi sommes allées au nouveau musée d’art et de design à l’Atomium, le ADAM, Art and Design Atomium Museum. Nous avions envie d’aller visiter l’exposition sur Eames et Hollywood (du 10 mars au 04 septembre 2016).

Le ADAM est dédié à l’art et au design du vingtième siècle. Une des raisons à l’initiative de ce projet était de mettre sur pied une exposition cohérente reprenant l’énorme collection d’objets usuels et d’art faite en plastique (le Plasticarium) dont l’Atomium ASBL avait, récemment, acquise la propriété.

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Le musée se situe près de l’Atomium, Place de Belgique 1 à 1020 Bruxelles, dans une partie du Trade Mart. Les trois escaliers en métal et aux couleurs patriotiques (not very disabled person friendly) permettent de reconnaître très facilement l’entrée. Et pour ceux qui ne verraient pas l’entrée, vous pouvez vous fier aux grandes lettres indiquant ADAM qui marquent le début du chemin vers le musée.

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Avant de poursuivre, j’aimerais vous informer que mon avis sur l’expo est complètement subjectif. Je ne suis pas historienne en art et je n’ai pas étudié le design. Je vous donnerai mon avis de manière brute, telle que j’ai vécu la visite. Mes parents et l’école où j’ai passé ma scolarité m’ont ouvert au monde artistique. Je ne suis pas une experte. Non, je suis simplement une amatrice d’art comme esthétisme ou comme moyen d’expression.

À l’image du nouveau musée, le personnel est jeune. Ils nous ont expliqué le sens de la visite et nous ont permis de circuler avec une poussette pour bébé. Apparemment, il y a une application à télécharger mais, malgré qu’ils nous aient donné le code WIFI nous n’avons pas réussi à nous connecter à internet. Nous avons commencé par l’exposition temporaire sur Eames et Hollywood. Pour ceux qui ne connaissent pas le célèbre couple de designers, Charles et Ray Eames sont principalement connus pour leurs chaises. Vous les avez sûrement déjà vues sans savoir par qui elles avaient été dessinées car les modèles sont repris par beaucoup de marques de grande production comme Ikea.

Pour revenir à l’exposition, ici, vous ne verrez aucun fauteuil mais des photographies, autre passion de Charles Eames. Il a accompagné son ami réalisateur, Billy Wilder (Certains l’aiment chaud, Irma la douce), sur plusieurs de ses tournages. Sans enlever aucune magie au cinéma des années 50, les photos dévoilent l’envers du décor, les trucs et astuces utilisés à une époque où le numérique n’existait pas encore. On a l’impression de découvrir un secret. Malheureusement, je pense que ça aurait été plus intéressant si j’avais vu les films en question.

Je trouve cela dommage qu’une exposition comme celle-là soit organisée au musée d’art et de design sans faire un lien avec l’art et le design justement. Charles Eames était un grand designer, pourtant, aucune correspondance n’est faite entre son métier et sa passion. Les photos sont, évidemment, intéressantes et biens prises mais, la scénographie de l’exposition manque de luminosité pour les mettre en valeur.

Ensuite, nous avons continué avec la collection permanente, le Plasticarium. « Unique au monde, cette extraordinaire collection privée remonte aux années 1980 et compte 2000 pièces allant du plus usuel à l’œuvre d’art, en passant par l’objet design datant du post-modernisme, du pop art, de l’utopie du Tout-Plastique des designers et artistes de renommée internationale tels César, Arman, Joe Colombo, Verner Panton ou Evelyn Axel »[1]. Une nouvelle fois, le sens de la visite n’est pas évident car, au lieu de faire une boucle, une fois arrivées à la fin nous avons dû rebrousser chemin dans le sens inverse. La collection est vraiment grande et diverse, nous pouvons voir l’évolution de l’utilisation du plastique dans le design. J’ai toujours trouvé le design ludique, on dirait être dans le décor d’un film de science-fiction qui se passe dans une navette spatiale. La scénographie est bien construite car on peut voir les objets et les meubles sous plusieurs angles, on peut presque tourner autour. Il y a des explications affichées partout et, à l’accueil, nous avons reçu un petit prospectus sur la visite en anglais, je ne sais pas s’ils n’en avaient plus ou s’il n’y en a pas en français.

En conclusion, j’ai aimé cette visite, même s’ils doivent peut-être encore ajuster certains détails car c’est un nouveau musée, il a ouvert en décembre 2015. Ça nous a pris un peu plus d’une heure de faire le tour des deux expositions, ce n’est pas trop long et, de cette manière, notre intérêt n’est pas éparpillé.

Mon bémol est sur le nom du musée que je trouve trop ambitieux pour n’abriter qu’une collection permanente liée au design en plastique. Mais, encore une fois, c’est un nouveau musée qui doit encore s’installer. Je suis impatiente de voir quelles expositions ils vont mettre sur pied.

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[1] Aliénor Debrocq (2015). Voici ADAM, le musée du design à Bruxelles. Le Soir. En ligne http://www.lesoir.be/1028338/article/victoire/design/2015-10-28/voici-adam-musee-du-design-bruxelles

 

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