Culture·Mes petites réflexions

Accro aux séries-télé, moi ?

Il est vrai, je suis plutôt séries-télé que films. Attention, j’aime le cinéma mais, le soir dans mon lit, je préfère regarder un épisode de série qu’un film.

Suite à une vidéo qu’une amie m’a envoyé (http://lesbrutes.telequebec.tv/capsule/28022), j’ai commencé à m’interroger sur la question du principe de la Schtroumpfette dans les séries-télé que je regarde. Malheureusement, beaucoup n’y échappe pas. Heureusement, quelques une oui.

Et c’est de celles-ci dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Et aussi, un peu, parce qu’il est vrai qu’en période d’examens, j’en regarde beaucoup. (Ne le dites pas à ma maman).

La première série dont j’ai envie de vous parler est un petit bijou. Woman with Gloria Steinem est une série documentaire qui met en avant le quotidien de femmes face à l’oppression du patriarcat, dans le monde entier. Le pitch : « at the intersection of violence and stability, of oppression and progress, are women ». Pour ceux qui ne la connaissent pas ou peu, Gloria Steinem est une journaliste, féministe et activiste américaine. Elle s’est énormément battue, et continue de le faire, pour le droit des femmes et l’égalité des genres et des sexes. C’est une femme incroyable et tellement inspirante. Avec cette série-documentaire, elle va à la rencontre de différentes populations, cultures et femmes. Mais, à chaque fois, on retrouve la même oppression et la même ignorance du gouvernement et des politiques locales.

Pour le moment, il n’y a que trois épisodes qui sont sortis. Le premier épisode nous emmène en République Démocratique du Congo où le viol et les violences sur les femmes est une normalité et est devenu le quotidien de beaucoup d’entre-elles, peu importe leur âge. La journaliste sur place va, évidemment, à la rencontre de Denis Mukwege. On peut se rendre compte de l’importance de son travail.

Le deuxième épisode nous éclaire sur la situation des femmes membres des FARC en Colombie à l’approche de la fin de la guerre civile. Comment ces femmes sont-elles réintégrées au sein de la société civile colombienne ?

Le dernier épisode en ligne, nous en apprend sur les disparitions et les meurtres que subissent les « First Nations », les indigènes canadiennes. Nombres d’entre-elles subissent l’oppression raciste de la part des canadiens caucasiens. Lorsqu’elles quittent leur ville natale pour Vancouver afin d’avoir un meilleur avenir, elles désenchantent très vite. La prostitution, la drogue et la violence est leurs quotidiens.

3 épisode, 3 pays, 3 situations où les femmes sont victimes de l’oppression et de la violence masculine. 3 fois elles n’ont aucun soutien du gouvernement ou des politiques locales.

Une autre récente découverte et véritable coup de cœur est la série-télé You me her. Elle met en scène un couple marié qui n’arrive pas à concevoir un enfant et qui rentre dans une relation polyamour avec une tierce personne. L’histoire est bien ficelée et intelligemment construite. Elle met en avant la complexité des relations amoureuses et l’importance qu’on accorde aux regards des gens, à la société. Aimer, les frissons que ce sentiment provoque et les barrières qu’il demande de surmonter, fait peur. Tout fait peur quand on aime quelqu’un mais, « don’t do anything because you’re afraid to do something else ».

Ma dernière série fétiche n’a plus besoin d’être présentée puisque cela fait 12 saisons que je suis addict. Oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Grey’s anatomy. J’avais envie de vous en parler car, à nouveau, je suis en admiration devant Shonda Rhimes, la créatrice. Cette femme est une badass de féministe et je pèse mes mots. Cela faisait 11 saisons que l’on suivait l’histoire d’amour entre Derek et Meredith et, comme beaucoup, j’avais très peur que la série ne survive pas à la mort de McDreamy.

Même si la dynamique est différente et demande un temps d’adaptation, je me suis réellement rendue compte, pendant cette saison, que la série était féministe. Et c’est ce que j’aime avec Grey’s anatomy. Lors de cette douzième saison, une femme devient chef de chirurgie, une autre lutte pour que son salaire soit équivalent à celui de ses pairs, une maman médecin lutte pour la garde de son enfant et se bat contre les préjugés de l’avocate, une maman dit à sa fille « don’t ever date a man who can’t handle your power », … Alors, bien sûr, Grey’s anatomy reste Grey’s anatomy. Il y a des drames, des histoires d’amour, du sexe et un peu de médecine.

Et vous quelles sont vos séries favorites ?

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