À sept années près*

Salut Tita,

Excuse-moi cette familiarité mais, on se connaît bien. Mieux que ce que tu crois. Pour la faire courte, disons que je suis toi à 7 années près.

Ces derniers temps, mes vieux démons de fainéantise refont surface et ça m’énerve, comme tu le sais.

Alors bien sûr, tu vas penser que je frime car, évidement, la situation n’est pas aussi dramatique que celle dans laquelle tu es. Mais, tu as quand même bien foutu la merde.
J’aimerais te demander d’être plus courageuse. N’arrête pas de combattre cette fâcheuse tendance à abandonner avant de commencer. C’est en te défiant toi-même que tu accompliras ce dont tu es le plus fière.
Le pire, c’est que tu es têtue. Donc, au lieu d’utiliser ce qui te reste de sens pour te détourner complètement de ton échec, tu continues ta route et tu ne demandes jamais de l’aide. Pire encore, tu mens à tes proches (à comprendre ta maman) en leur disant que tout va bien.
Autant te prévenir, des premières années à l’université, tu en feras 3. Et tu ne choisiras pas toi-même d’arrêter, non, ça serait trop facile. L’université t’enverra un courrier te demandant subtilement de laisser tomber en t’empêchant de te réinscrire.
Et parlons franchement, tu seras au fond du trou.

Comme si j’avais eu besoin de toucher le fond pour mieux rebondir. Pour enfin me poser les bonnes questions.

J’aimerais te dire de te bouger les fesses, de te poser ces fichues questions et de quitter l’ULB mais, je ne serais pas où j’en suis. Oui, tu connais la règle du flashforward. Pour être celle que je suis aujourd’hui, tu ne dois rien toucher au passé. Du coup, je te préviens seulement que ça va être difficile, c’est tout. Tu peux me dire merci, c’est gentil.
Je sais que c’est lâche de te demander d’échouer encore pour me permettre de réussir. Mais détenant la vérité sur ton futur, crois-moi ça vaut le coup.

Je pense que même si, à l’heure d’aujourdhui, je me déteste toujours autant de ne pas savoir me mettre au boulot, ça pourrait être tellement pire. Je pourrais ne m’être jamais remise en question.

Et sans cette dernière, je ne pense pas que j’aurais pensé au métier que je fais aujourd’hui. Tu as cru que je te dirai de quoi il s’agit. C’est mal nous connaître, je sais que tu prendrais la solution de facilité. Et j’ai besoin que tu galères encore un peu. J’ai besoin que tu touches le fond pour travailler sur ta confiance en nous pour ne plus être cette petite fille qui doute et complexe. Pour ne plus être celle que tu es, à 7 années près.

Merci de t’accrocher pour moi, pour nous. Grâce à tes échecs, tu vas apprendre à te connaître. Tu trouveras enfin ta voix dans laquelle tu cartonneras. Et tu pourras prendre ta revanche sur l’ULB…

Hum hum. Je me dois d’être honnête avec toi sur ça aussi. Cette revanche s’avèrera être plus difficile à prendre que prévu. Tu rencontreras encore un petit lot d’emmerdes qui te compliquera la vie. Comment les éviter ? Ravie que tu te le demandes.
Arrête de les mettre sur ta route !

Aussi simple que ça, ou toujours, aussi compliqué.

Je t’embrasse quand même, emmerdeuse.

 

*Exercice réalisé dans le cadre d’un atelier d’écriture du Coin Bleu. Le principe était d’écrire une lettre à nous-mêmes, quelques années plus tôt.

DirtyTalk ?

J’avais très envie de vous retrouver pour vous parler de deux découvertes internet qui égayent mes journées.

La première est une websérie qui est sur YouTube, il s’agit de Parlons peu, parlons cul. Juliette Tresanini et Maud Bettina-Marie nous parlent de sexe sans complexes, sans tabous et avec de l’humour. Le maître mot est de dédramatiser, ce qui arrive à l’une ou à l’un arrive souvent à tout le monde.
Loin de seulement nous faire rire, cette websérie nous apprend, informe et aborde toutes sortes de sujets avec simplicité. Elle déconstruit les clichés et les idées reçues afin de dédramatiser.

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Je recommande à tous cette websérie. Elle s’adresse à tout le monde qui se pose des questions et est sexuellement actif sans faire de distinction de sexe.
Je conseille à toutes les femmes de regarder cette chaîne YouTube afin de se libérer des contraintes quant à son comportement et ses envies sexuelles. Ce qui se produit dans le corps est complètement naturel et il est temps de lever les tabous.
Je pense aussi que les hommes peuvent trouver leur compte car certains sujets épisodes les concernent directement, comme la masturbation masculine. Mais, surtout car l’éducation sexuelle n’est vraiment pas concluante actuellement.
Afin de se considérer tous d’égal à égal, il faut comprendre l’autre dans on intégralité et se culpabiliser.

La deuxième découverte est plus ancienne mais j’y suis beaucoup plus attentive dernièrement. Il s’agit du webmagazine féminin MadmoiZelle. Je l’ai découvert grâce à sa chaîne YouTube, il y a de ça quelques années, j’aimais beaucoup leur rubrique culture et beauté.
Depuis quelques semaines, j’écoute énormément leurs podcast. En ce moment, je lis moins et j’en ai un peu d’écouter tout le temps la même musique. Du coup, les podcasts sont la parfaite alternative. Je peux écouter des émissions diverses, il suffit de les télécharger au préalable.

Pour le moment, j’écoute l’Emifion. Elle s’inscrit dans la même vague que Parlons peu, parlons cul, Navie et Sophie-Marie Larrouy nous parle de sexe sous toutes ses formes. Elles s’entourent d’invités et, ensemble, ils décortiquent un sujet. Des loses sexuelles en passant par la drague, les préliminaires ou même la sodomie, il n’y a pas de tabous.

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Je voulais absolument vous présenter ces deux « émissions » car ça fait du bien de parler de sexe sans tabous et sans jugements. Peu importe, homme ou femme, il faut pouvoir parler de tout. Dans l’éducation de chacun en tant que sujet sexuel, il est bien d’être informé et de ne pas se sentir seul dans ses expériences et avec ses propres questions.

[MISE À JOUR]

J’avais oublié de mentionner la sublime chaîne Youtube d’Aude Gogny-Goubert, Virago. Le principe ? Elle nous présente des femmes importantes oubliées de l’Histoire. En un peu plus de deux minutes, elle nous tire le portrait d’une femme qui a marqué l’histoire et dont on n’a pas forcément idée. Aujourd’hui, on peut déjà découvrir, entre autre, Olympe de Gouges, Helen Keller et Vigdis Finnbogadottir. Le concept est très bien réussi et donne envie de se pencher un peu plus sur tous ses portraits.