De l’importance de s’aimer

Je succombe à cette mode-de-blogueuse-qui-s’y-croit pour vous livrer un billet d’humeur.

C’est habitée par cette énergie qui ne me quitte pas depuis hier soir – alors que j’ai facile 4-5h de sommeil dans les pattes – que j’ai envie de vous parler d’amitié.

Il est difficile de s’entourer de bonnes personnes, bienveillantes, encourageantes, aimantes, compréhensives et enthousiastes. Particulièrement, entre femmes. Je n’ai pas envie de faire une analyse politico-sociéto-militanto-féministe des raisons qui justifient ce triste constat car, je devrais faire davantage de recherches sur le sujet et je perdrais l’authenticité de vous faire un billet d’humeur, sur le moment, dans l’instant.

J’avais envie de vous parler d’amitié entre femmes.

Hier soir, autour de trop de bières et trop de cigarettes, avec mes amies nous n’avons pas refait le monde. Nous avons pris le temps de parler de nous, de chacune d’entre nous et de nos amies absentes. Sans jugement, ni critique. Seulement dans l’intérêt de l’autre, pour l’autre. Nous nous sommes complimentées, remises en questions, posées des questions, nous avons écouté, parlé. Vraiment parlé. Nous nous sommes dit les choses. Sans artifices, dans la brutalité de l’émotion et la douceur de la bienveillance. En partant du principe que nous avons chacune nos vies et que, toutes, nous suivons un chemin, certes différent mais, un chemin tout de même. Ce qui est important pour l’une mérite encouragements ou félicitations. On s’apporte toutes quelque chose, une écoute ou une perspective différente, la possibilité de voir les choses différemment. Sans obligations de suivre le conseil donné. On prend conscience que la vie de chacune ne nous appartient pas. C’est simplement un cadeau d’être invitée à en faire partie. Et, il faut le préserver.

On a trop souvent tendance à croire qu’on a le droit de donner son opinion. Et même si, souvent c’est vrai. On oublie qu’elle n’intéresse pas forcément la personne en face de soi. Partager son opinion, c’est attendre qu’on nous la demande. Et, là encore, il faut faire attention. Dans l’éventualité d’être présent tout simplement pour ses amies, il faut se rappeler que notre opinion n’est pas une injonction. Il n’y a rien qui fait plus mal qu’une amie qui te dit « tu vois, je te l’avais dit », ça n’aide personne.

On ne dit pas assez aux gens qu’on aime qu’on les aime, qu’on est fier d’eux, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font. On ne se félicite plus et ne s’encourage pas assez. Enfermés dans nos mondes individualistes, on ne se rend plus compte de l’importance de chacun.

Entre femmes, il est primordiale qu’on n’arrête de se basher. Surtout entre copines. Il n’y a pas de compétitions et nos différences de vies et de trajectoires font notre richesse. Le bonheur de l’une est le bonheur de l’autre. Le bonheur de se voir heureuse. De savoir l’autre heureuse. Et se réjouir ne veut pas dire qu’on souhaite la même chose, ni qu’on soit jalouse.

C’était si bénéfique de se parler sans tabous, dans le respect, l’amour, la compassion, l’empathie et la bienveillance. Le tout saupoudré d’humour et de légèreté.

Je sais que cette conversation, un peu insolite, représente complétement l’état d’esprit dans lequel je suis vis-à-vis de mes amies. C’est ce que je recherche. Ce dont j’ai besoin.

Sans tomber dans le discours Girl Power, les amies ça rend forte. Sans avoir refait le monde à coup de gorgées de bières et de lattes de cigarette, je le vois sous un autre angle aujourd’hui. Vous me direz que c’est probablement les effluves de l’alcool qui parle, et vous auriez peut-être raison, mais je me sens euphorique. Oui.

C’est pleine d’énergie, et d’amour aussi, que je suis rentrée chez moi. Malgré la petite nuit qui a suivie et le réveil qui piquait ce matin, je suis heureuse.

J’avais envie de vous dire merci (je sais qu’elles me lisent) et de transmettre ma bonne humeur.

Après tout, c’est ça un billet d’humeur, non ?!

Summer Hits 2017

L’été est pour moi la saison où je prends le temps et je profite. C’est le moment pour découvrir ou redécouvrir des endroits, des produits, des amis. On bouscule sa routine, on profite des soldes pour craquer sur le vêtement ou le produit de maquillage qui nous fait de l’œil depuis des mois, on prend le temps de voir ses potes et, surtout, on prépare la rentrée. Enfin, pas trop vite quand même. D’abord on se cale dans le canap’ avec des amandes au chocolat ou on refait le monde à la terrasse du coin.

Cet été, n’étant quasi pas partie en vacances, j’en ai profité pour me concentrer sur tout un tas de choses qui m’ont rendu le temps plus doux et plus agréable.

Sans plus de détours, je vous livre mes indispensables de cet été :

Boire un verre avec des amis

  • À la Guinguette du parc de Forest

C’est l’endroit idéal pour se retrouver entre amis ou en famille. Qu’on ait envie d’être au soleil, à l’ombre, de boire un thé glacé pendant que les neveux ou les gosses des copains jouent dans le sable, ou encore qu’on ait envie de passer un moment entre amis au moment de l’apéro !

La Guinguette du parc de Forest, c’est tous les jours sauf le lundi. Plus d’info ici

  • Au Café La Pompe à Saint-Gilles

Haut lieu des Saint-Gillois ! Un peu jeune mais pas trop, un peu bobo mais pas trop. La terrasse est grande, les boissons sont abordables, les serveurs sympas et il est possible de grignoter des petites préparations.

Café La Pompe, Chaussée de Waterloo 211 à 1060 Saint-Gilles

 

S’habiller et manger autrement

  • Les boutiques dans le quartier des Marolles

De la vaisselle à petits prix chez La vaisselle au Kilo : Rue Haute, 124 à 1000 Bruxelles.

Des fringues vintage chez Melting Pot Kilo : Rue Haute, 154 à 1000 Bruxelles.

Flâner dans les rues près de la Place du Jeu de Balle

  • Le marché bio des tanneurs

Six jours par semaine, du mardi au dimanche, le marché des tanneurs vous propose un choix de produits frais, issus de l’agriculture biologique et en vrac. Que ce soit des fruits ou des légumes, des céréales, des produits laitiers, du pain ou tout un tas d’autres choses, vous trouverez votre bonheur. Le bon plan qui casse le préjugé qui dit que le bio est cher.

Le marché bio des tanneurs:  Vente à l’Atelier des Tanneurs, rue des tanneurs, 60 à 1000 Bruxelles

  • La marque COS

Plus je vieillis (j’allais dire « je grandis » quand j’ai réalisé…) plus je choisis mes vêtements différemment. J’essaie de voir « au-delà de l’effet de mode » et de penser plus à m’acheter des vêtements parce qu’ils me vont et qu’ils dureront. Pour cela, COS est le magasin idéal. Les vêtements sont bien coupés, les tons sont souvent neutres, les coupes très féminines et tout en ayant un côté d’intemporalité, les fringues sont parfois originales.

 

Se refaire une beauté

  • L’huile de ricin pour renforcer ses cils et sourcils

Si tu rêves aux sourcils parfaits pour souligner ton regard mais que tu n’arrives pas à rattraper l’erreur du sourcil en mode « trait de crayon » que tu as fait quand tu avais 14 ans, l’huile de ricin peut t’aider. En plus de faire pousser poils et cheveux, elle te permet de les renforcer.

Huile de ricin, WAAM, en vente chez Di

  • Le mascara Roller Lash de Benefit

Il m’a été conseillé par une vendeuse de chez Sephora lors de mon week-end à Copenhague et, franchement, je lui dis merci. Sans faire de paquets, mes cils sont vraiment plus long !

Plus d’info, ici

  • Mettre du rouge à lèvres

Ce n’est pas vraiment un kif de l’été mais, plutôt un kif tout court. Cependant, cet été j’ai découvert les Infaillible Lip Paint Mat de L’Oréal Paris. Il y a plein de couleurs super sympas, pop ou nude, à la convenance de chacun. Leur tenue est nickel et ils sont faciles d’application !

  • Se faire le maillot

Qui dit « été » dit épilation ! Evidemment, pour celles et ceux qui le souhaitent, chacun a son rapport avec les poils. Perso, je les aime bien moins présents. Je vous recommande l’institut de beauté Mélanie Bajalo. Non seulement, l’esthéticienne est super sympa et accueillante, ce qui n’est pas du luxe quand on est couchée sur une table, tout en vulnérabilité. En plus, son travail est impeccable, elle prend le temps et on se sent chouchouté. Je vous recommande de vous faire une manucure – pédicure également.

Institut Melanie Bajalo : Rue de Savoie, 1 à 1060 Saint-Gilles

 

Glander devant la télé, ou devant son ordi quand on n’a pas de télé

  • Les saga françaises

L’été j’adore regarder les séries françaises les plus ridicules qui soient. Je suis une grande fan des sagas de l’été, depuis toujours. J’adore les scénarios prévisibles, les phrases un rien trop drama, le mauvais jeu ou son manque de crédibilité et les intrigues alambiquées. Pour qu’une saga soit réussie, il faut que l’intrigue se passe dans une petite ville qui a vécu un drame il y a quelques années, les personnages doivent combattre pour survivre, leur monde menaçant de s’écrouler, c’est l’été, et tout le monde découvre l’amour et pleure à chaque épisode. Evidemment, chaque épisode se termine sur un cliffhanger insoutenable.

Et cet été n’a pas fait exception, j’ai découvert des pépites :

La série Cut !

Une femme est obligée de revenir à La Réunion après 17 ans d’absence suite au chantage du père du défunt père de son fils…

Le mystère du lac

Une jeune fille disparaît et laisse ses parents morts d’inquiétude. Une flic de Paris mise à pied revient dans sa ville natale à ce moment-là et enquête sur cette disparition qui lui rappelle celle de ses amies survenues quelques années plus tôt…

Le secret d’Elise

Nous sommes en 1969, 1986 et 2015 dans la même maison qui semble hantée par la petite fille disparue en 1969. Heureusement que l’histoire est bien amenée car il y a un gros problème de cohérence entre l’apparence des personnages et le nombre d’années qui séparent les temps d’intrigue.

Demain nous appartient

Une saga réussie c’est une saga avec Ingrid Chauvin ! Tous les jours à 18h20 sur la Une.

Les revenants

Ce n’est pas vraiment une saga mais plutôt une série française. Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise. L’histoire est compliquée à résumer mais, en gros, nous sommes dans une petite ville française où plusieurs personnes reviennent des années après leur mort…

  • Les nouvelles héroïnes de Disney

C’est fini l’idée de la princesse qui n’attend que son prince charmant pour que la vie ait un sens. Depuis quelques années, les femmes sont mises à l’honneur chez Disney et ça fait du bien de les voir (enfin) s’affranchir des hommes. Depuis la Reine des Neiges, les Studios Disney mettent en avant des femmes qui prennent en main leur destin. Elles partent à la conquête des Océans et refusent qu’on leur dicte leur destin dans Vaiana : La légende du bout du monde, elles décident de leur métier et combattent les stéréotypes de genre dans Zootopie, dans Reine des Neiges elles décident d’être qui elles sont vraiment et de se soutenir.

 

Découvrir des applications plus que pratiques

  • Maps.me

Cette application est idéale lors d’un city trip puisqu’elle vous permet d’établir un itinéraire d’un point A à un point B et qu’elle fonctionne sans 4G.

Sur Apple Store et sur Android

  • Darkroom

Application parfaite pour pimper les photos de vacances quand on est une clinche en retouche et qu’on n’a pas envie d’y passer des heures.

Sur Apple Store

  • Clue

Surveiller son cycle menstruel permet d’anticiper son humeur et son comportement. Cette application vous permettra d’analyser votre syndrome prémenstruel, vos douleurs, votre rythme, la durée du cycle, etc. Tout est réunis pour appréhender vos prochaines règles plus sereinement.

Pour la télécharger, c’est ici

 

Préparer la rentrée

Mon dernier favoris de l’été est mon activité de prédilection. Tous les ans, à la même époque, j’aime faire le tri dans mes armoires, ranger mon appartement et me débarrasser du superflu. Bien que sur le moment, ce ne soit pas l’activité la plus fun à réaliser, on se sent tellement mieux après. Ça nous permet de se rendre compte de ce qu’on peut accumuler comme conneries, de ce que ça représente financièrement et, pourquoi pas, de prendre de bonnes résolutions quant à notre manière d’acheter compulsivement. Je vous recommande d’allumer Nostalgie lorsque vous vous prêtez à toute activité de rangement ou de nettoyage !

Brocante du Fort Jaco, dimanche 27 août, j’y serai !

 

KØBENHAVN

Au mois de juin, animées par la pulsion « J’ai besoiiiiiin de vacaaaaances », Sisi (une amie) et moi avons décidé, sur un coup de tête,  de nous réserver un city trip de 4 jours à Copenhague, au Danemark.

En une matinée notre city trip était booké, vol et hôtel réservés. Il ne me fallait plus que prendre congé le jeudi 20 juillet. Vous n’imaginez pas la joie intense que ça a été. Depuis 3 ans, la quasi-totalité de mes jours de congés sont utilisés pour étudier et présenter mes examens. Pendant 3 ans, bien que je travaillais à mi-temps, je n’ai pas pris beaucoup de vacances. Pas assez à mon goût, en tout cas. J’en ai presque pleuré de prendre un jour de congé pour des vacances. Quelle drama celle-là.

Dans cet article je vais vous livrer nos 4 jours à Copenhague, parce que je suis comme ça, pas de secrets entre nous.

Jour 1 :

Autant vous dire d’entrée de jeu que la pulsion « J’ai besoiiiiiin de vacaaaaances » peut te faire faire des conneries. Comme de réserver un vol pour 6h40 du matin au départ de Charleroi… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée. Sur le moment, seulement.

Heureusement, le vol est rapide. En moins de deux heures, nous atterrissons à Copenhague, vers 8h15 du matin. Nous décidons d’aller poser nos valises à l’hôtel. L’aéroport de Copenhague est très facilement accessible en métro, pas besoin de réserver un taxi. Et ce, même si notre hôtel, CPH Studio Hotel, est un peu excentré du centre-ville et près de la mer.

En parfaites touristes, qui n’ont pas pris le temps de se renseigner sur quoi faire, que voir, que visiter avant de partir (car pas eu le temps non plus…), nous décidons de nous promener et de nous laisser guider par nos pas.

Ce n’était pas une mauvaise idée, car le hasard nous emmène à Christiana, ce quartier de Copenhague qui s’est autoproclamé « Ville Libre de Christiana » et qui est une communauté autogérée fondée en 1971. C’est un endroit hors du temps. Ça vaut la peine de s’y promener et de se laisser imprégner par l’ambiance à la fois bobo et complètement anarchique du lieu.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la City, le centre-ville de Copenhague. Nous avons marché jusque Nyhavn et nous nous arrêtons pour manger. C’est l’endroit idéal, les abords du port regorgent de restaurants.

On a jeté notre dévolu sur Hyttefadet afin de nous sustenter localement et de goûter aux fameux smørrebrød, une tartine ouverte agrémentée d’un peu près tout ce que tu veux.

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Miam !

La fatigue étant le maître mot de cette première journée, nous nous laissons guidées emportés par la foule vers Strøget, la rue commerçante. Nous nous imprégnons de l’ambiance, de la sérénité qui semble dominée la ville. Les gens sont beaux et calmes. Nous sommes surprises par la mixité. Bruxelles est une ville multiculturelle mais, une ville de communautés. Ici, tout le monde semble se côtoyer, se mélanger et vivre ensemble dans les mêmes quartiers.

En fin d’après-midi, nous décidons de rentrer à l’hôtel et de profiter de la cuisine de la chambre pour notre premier repas. Nous n’avions pas prévu que la balade de santé pour regagner nos quartiers à pied prendrait 2h. Heureusement, c’était beau. Long mais, beau. Mais, long. Enfin, tu as compris.

Jour 2 :

Pour le petit déjeuner, nous avions le bon plan pour gagner du temps et économiser de l’argent. Ce qui, à Copenhague, n’est pas du luxe. Tous les matins, nous avons acheté nos couques au supermarché Lidl. Et quelle merveilleuse idée, les rouleaux à la cannelle, qui avait tout l’air d’être des spécialités locales, étaient incroyablement bons. Et pas chèrs du tout.

À Copenhague, tout se fait très facilement à pied. Cependant, notre hôtel étant un peu excentré et ayant toujours en tête notre « randonnée » du premier jour, nous décidons de prendre le métro tous les matins et tous les soirs pour rentrer.

En ce deuxième jour un peu pluvieux, nous nous dirigeons vers la Petite Sirène de Copenhague. Pas bien grande, elle est facilement repérable à la horde de touristes agglutinée autour d’elle.

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Den Lille Havfrue !

Afin de rejoindre notre prochain lieu de visite (nous nous étions organisée la veille) nous  longeons le Kastellet, la Citadelle de Copenhague, l’une des mieux préservées d’Europe. Nous passons, également, par le quartier de Nybore caractérisé par ses maisons de couleur ocre qui logeait les travailleurs de la Citadelle. Aujourd’hui, le quartier est celui des artistes, il est réputé et très en vogue.

Nous avions envie de visiter la David Samling Collection, un musée qui abrite la plus grande collection d’objets d’art de la culture islamique d’Europe.

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La faim se faisant sentir, nous allons au Torvehallerne, le marché couvert. C’est le stand Hallernes et ces fabuleux smørrebrød qui retiennent notre attention.

L’après-midi, nous nous promenons calmement, au rythme des averses, en rentrant dans l’une ou l’autre boutique ou en s’arrêtant ci et là pour faire une jolie photo.

Le soir, nous avions envie d’aller à Tivoli, le parc d’attractions vintage. Seulement, le vendredi soir, après 19h, l’entrée est à environs 25€, ce qui nous refroidit.

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À nouveaux guidées par nos estomacs réclamant un dessert, nous suivons la musique. Cette dernière, nous mène nous à une sorte de mini festival de musique et de graff hip-hop qui a lieu au Pumpehuset. Malgré la fraîcheur et l’humidité, nous y  passons la soirée.

Pour rejoindre une station de métro, nous décidons de nous balader afin de découvrir Copenhague by night. Nous passons par le quartier latin où plusieurs bars se font concurrence dans une ambiance jeune et décontractée. Nous ne nous arrêtons pas, fatiguées de notre longue journée mais, ça avait réellement l’air très sympa.

Jour 3 :

Le soleil étant de la partie, l’excitation nous pousse à revoir notre programme de la journée.

En matinée, nous décidons de nous promener aux abords de la mer, près de l’hôtel. La balade est agréable même si l’architecture de la côte n’est pas très jolie. On sent que ça bouge, qu’elle est en pleine expansion et que des bâtiments se construisent.

Nous prenons le métro vers Frederiksberg, un parc magnifique et très familial. Comme tout Copenhague, en fait.

Après avoir mangé dans un petit restaurant chinois sans prétention, nous nous promenons dans Istedgade, dans le quartier de Verterbro, une rue typiquement copenhagoise où se mêle bouis-bouis bobo et multiculturels. Nous arrivons dans ce que les guides appellent le « Meatpacking Danois », le Kødbyen. C’est un ancien quartier industriel transformé en restaurants, espaces culturels et lieux de travail.

Nous sommes intriguées par un bâtiment qui semble abrité une exposition de photo, le Øksnehallen. Nous ne sommes pas déçues, l’expo est gratuite et interactive. Le but est de tester les nouveaux appareils photo de la marque Olympus. L’expo est génial. Nous y restons plusieurs heures à tester toutes les installations créées comme décor de photo.

Cette exposition nous ayant complètement enjouées, nous allons boire un café dans un bar du coin à l’ambiance un peu bohème, le Mandela.

Afin de conclure cette journée plus que parfaite, nous décidons de passer la soirée sur la terrasse du Papiroen Copenhagen Street Food. Ce « hangar » se situe sur les quais au bord du Syhavnen, le cours d’eau qui traverse Copenhague.  C’est un endroit super sympa qui mêle plusieurs stands de nourriture internationale (ça porte bien son nom) et de la bonne musique. Sur la terrasse, il y a des tables, des bancs qui encerclent des feux de camps et des transats qui font face au Skuespilhuset, littéralement la Maison des spectacles, un très joli bâtiment.

Avant de rentrer, nous marchons le long de l’eau, sur la rive d’en face et autour de la place Korgens Nytorv,  qui est un endroit très pittoresque de Copenhague.

Jour 4 :

Petite et dernière journée à Copenhague rythmée par la pluie. La drache, oui. Rien de poétique.

Nous nous réveillons un peu plus tard que d’habitude alors que nous devons faire nos valises pour quitter notre chambre d’hôtel. Cette dernière, d’ailleurs, n’était pas bien grande mais plutôt agréable. Seuls bémols, la salle de bain très petite qui oblige de se doucher au-dessus de la toilette et le manque de rangements pour les vêtements.

En fin de matinée, après avoir quittées l’hôtel et laissées nos valise à la consigne, nous nous rendons au Design Museum où se trouve une incroyable collection de mobiliers et d’objets design, ainsi qu’une collection de vêtements de haute couture.

Nous avions prévu de passer l’après-midi à nous promener dans le quartier de Nørrebro avant d’être surprises par la pluie.

Ainsi, notre découverte de Nørrebro s’est limitée à quelques rues à la recherche d’un petit restaurant. Mais, c’est alors que nous mangeons tranquillement notre lasagne assises à une table sur le trottoir d’un petit restaurant-traiteur italien que la pluie nous tombe dessus. En 10 minutes, nous sommes trempées. Notre magnifique cape ne tient pas le choc.

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Et c’est comme ça que s’achève notre city trip de 4 jours : en culotte dans les toilettes d’un café afin de profiter du sèche-mains automatique pour tenter de sécher un coup le pantalon, un autre les chaussures.

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Malgré cette dernière journée, qui était sans doute « la journée de trop » comme nous nous le répétions sur le ton de la blague, cette ville nous a embarquées. Nous avions aucun a priori puisque nous n’avions absolument pas pris le temps de préparer notre séjour, ce qui nous a permises de nous laisser séduire entièrement. Cette ville est magnifique. On s’y sent bien. Il y règne une atmosphère tranquille et sereine. Les gens ont l’air tout simplement heureux. Et la joie, ça se partage.

 

* photos prises à l’iPhone 5S ou au Samsung (sauf celles de l’expo)

* Merci Sisi 💕

Quand il n’y a pas de mots, il reste le silence

Posé sur le présentoir, je ne me souviens pas pourquoi je l’ai choisi.

Est-ce l’œil de la couverture qui m’a intriguée ?

Ou le résumé au dos ?

Mathieu Menegaux, jamais entendu parler. Normal, c’est son premier roman.

Mais, Mathieu Menegaux, de toi je me souviendrai.

« Je me suis tue » c’est l’histoire d’un cri. Comme une angoisse. Long et aigu.

Un cri d’une personne en souffrance.

« Je me suis tue » c’est la gifle.

Celle que tu vois arriver mais que tu ne peux éviter.

Claire, c’est toi, c’est moi. C’est une femme qui vit sa vie banale entre son travail, son mari et ses blessures.

C’est une femme partagée entre la certitude d’être là où elle devrait être et la déception de ne plus se surprendre.

Entre non-dits et rancœurs, elle décide de rentrer seule.

Confiante, Claire c’est le genre de femme qui a conquis la ville. Elle n’en a plus peur, quel que soit son état. C’est la femme de 2017, sûre d’elle car la vie lui sourit. La rue, elle la maîtrise. Jusqu’au tunnel.

La rue, elle la maîtrisait.

De femme battante, elle devient victime. Pour terminer criminelle.

Mathieu Menegaux est Claire et on oublie qu’il est un homme. Il respecte son héroïne, ses émotions, son ressenti, ses actes.

« Je me suis tue » m’a laissée sans voix. Oui, je me permets le mauvais jeu de mots.

Je l’ai achevé ce matin en arrivant au boulot à 7h32. À 7h40, je lisais mes mails.

8 minutes.

Il m’a fallu 8 minutes d’agonie pour sortir de mon émotion.

8 minutes pour me rappeler que je suis Annick, également une femme de 2017.

La rue, je pense la maîtriser aussi. Quel que soit son état.

Ce qui est arrivé à Claire ne m’arrivera pas. Il faut s’en convaincre, ne pas douter.

Son récit n’est pas le mien. Avant de me rappeler qu’ à quelques nuances près, il est celui de tant d’autres.

Alors,

Je me suis tue et mise au boulot.

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Je me suis tue de Mathieu MENEGAUX aux éditions Points, 2017