1, 2, 3 Etretat

Pour ses 60 ans mon papa avait envie de réunir sa petite famille de onze personnes le temps d’un weekend. Eh oui, entre la famille recomposée et les pièces rapportées (quelle horrible expression) on est nombreux. Mais c’est chouette, c’est l’occasion de louer un mini-van, d’imaginer de le peindre de fleurs de couleur et de partir en roadtrip. Mon papa avait choisi Etretat, comme des milliers de français ce weekend-là. En effet, cette petite bourgade au bord de la Manche attire autant de touriste par jour de soleil que la Joconde par jour de pluie.

À peu de chose près.

Mais bon, ça se comprend car Etretat n’est pas moche du tout, c’est même plutôt joli !

Après quelques galères lors du départ telles qu’une enfant malade qui retient ses parents et moi-même qui avait choisi cette voiture là à celle de 9 places louée pour l’occasion. Après une réservation in extrémis d’un premier train pour Paris et d’un deuxième pour le Havre et d’un trajet de près de 5h, me voilà arrivée à bon port pour commencer le week-end familial à minuit, un vendredi soir.

Je ne sais pas si toi aussi tu trouves ça étrange d’arriver en pleine nuit dans un hôtel ou un endroit que tu n’as jamais vu avant. C’est une drôle de sensation de s’endormir sans aucune idée du paysage, sans réellement savoir où tu es.

Bien évidemment, la vue au réveil est complètement à la hauteur de ton imagination, et des photos vues sur internet. Du coup, tu relativises très vite.

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Vue d’Etretat

Pour ses 60 ans, mon papa avait mis les petits plats dans les grands et réservé le Dormy House. L’hôtel se situe sur les hauteurs d’Etretat, offrant une superbe vue panoramique sur la baie et ses falaises.

Les chambres sont charmantes, leur déco matche tout à fait avec l’ambiance de la mer, des falaises, et du décor.

Les petits-déjeuner sont parfait, il s’agit d’un grand buffet sucré-salé. Tu trouveras d’office ton bonheur.

Au programme du weekend, deux petits jours à prendre l’air en pleine figure, à se couper de la ville et du quotidien. Etretat est magnifique, je n’ai pas été déçue. En plus, on a eu une chance de fou avec le temps, il faisait magnifique, surtout le dimanche. Samedi, il y avait une petite brume qui apportait un peu de magie à l’atmosphère.

S’il fait beau, l’ami ne fait pas comme nous, je te conseille de réserver un resto pour tes midis également. Nous avions prévu chaque soir de manger au restaurant de l’hôtel (qui, au passage, est vraiment bon, fin et raffiné). Le samedi on a décidé de pique-niquer et on a été s’acheter le nécessaire dans un supermarché. Cependant, le dimanche, on avait très envie d’un plateau de fruits de mer, en terrasse et au soleil, comme la plupart des touristes venus à Etretat spécifiquement le même weekend que nous. Bande de… Résultat, on est à nouveau aller acheter de quoi manger sur le pouce. Mais, sur la plage face à la mer. Pas dégueu…

Voici le site de l’hôtel, le Dormy House: http://www.dormy-house.com/

Nous somme partis le weekend du 14 octobre dernier.

 

Should I Laugh or Should I Laugh

C’est avec un article un peu particulier que je te retrouve aujourd’hui. Particulier dans sa construction car il aura deux parties.

L’année dernière, je suis allée voir une pièce de théâtre, Should I Stay or Should I Stay  de Simon Thomas avec Jules Churin, Héloïse Jadoul, Manon Joannotéguy et Lucas Meister au théâtre de La Balsamine. Le chic d’avoir une amie comédienne !

Comme la pièce se rejoue à partir du 16 novembre pour quelques représentations et que je retourne la voir, je me suis dit que j’allais te convaincre d’y aller aussi. C’est simple, j’avais a-do-ré.

Je me suis dit que ce serait une bonne façon de te présenter la pièce. T’en parler comme je m’en souviens, un an après et te confirmer ou t’infirmer mes propos une fois la pièce revue.

[7 nov 2017]

Mais, Should I Stay or Should I Stay ça parle de quoi ?

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Photo de la pièce prise sur le site du Théâtre de la Balsamine

La pièce met en scène quatre personnages habillés en super-héros. Ils semblent enfermés dans une pièce malgré que les portes soient ouvertes.

C’est difficile de t’en dire plus, je crois que si je t’en disais plus, je ne te dévoilerais que mon interprétation et je te gâcherais la pièce.

Ce que je peux te dire, c’est qu’on rigole. Et je ne sais pas toi mais, moi, perso, j’aime rire. Surtout quand c’est intelligent. Attention, je ne veux pas dire que ça enchaîne les blagues avec des références culturelles et intellectuelles. Non, c’est intelligent car le rire est bien construit, il ne s’effrite pas et n’est pas de mauvais goût.

On rigole du début à la fin !

C’est difficile de te dire de quoi parle la pièce car, c’est complètement absurde, barré, déjanté, frais, drôle. C’est du belge autant que la piste cyclable qui s’arrête alors que la route continue, que le nombre de travaux dans Bruxelles, que le fonctionnement de la Stib en général et que les horaires de train. C’est complètement barré et on adore détester ça, ça fait partie de notre unité. Sauf qu’ici, tu adoreras adorer ça.

Alors, oui, une des comédiennes c’est ma pote. Tu vas me reprocher ma subjectivité parce qu’évidemment par principe j’aime tout ce qu’elle fait tellement je la trouve talentueuse.  Mais, ce n’est pas un seule-en-scène, elle n’a pas écrit la pièce et elle n’est pas la seule comédienne. Donc, bon. Et puis, vas-y, tu verras par toi-même. Et si tu trouves que je manque d’objectivité, pas de soucis, on en discutera !

 

*

 

[21/11/2017]

Hier soir je suis allé au théâtre. J’aime aller au théâtre.

Toute la journée j’étais impatiente. Même si j’avais déjà vu la pièce. Surtout parce que j’avais déjà vu la pièce.

Pas une seconde je me suis dit que je risquais d’être déçue. Comme quand on regarde un film qui importait tellement dans notre enfance des années plus tard et qu’on ne parvient plus à expliquer pourquoi on l’aimait.

Et j’avais raison, je n’ai pas été déçue. J’ai tout autant adoré. Peut-être même plus. On n’est plus surpris par l’ensemble de la pièce donc on peut se concentrer sur d’autres choses.

Je me suis concentrée davantage sur le texte. Ainsi, je peux vous dire que « Should I Stay or Should I Stay » ça philosophie, ça parle de la mort, de la vie, de la survie, de la construction de montgolfières, de notions de temps, de sandwich américain banane,…

Entre autres choses.

C’est toujours aussi drôle, frais, barré et complètement absurde.

C’était comme de revoir un épisode de Friends que tu connais par cœur. Tu connais la chute donc tu ris par anticipation.

Ce qui est chouette avec une pièce de théâtre comique c’est le public. L’entendre rire, parfois en décaler, parfois bizarrement, ou subitement, ça apporte beaucoup. C’est une atmosphère, une énergie.

J’ai pu également me concentrer davantage sur le jeu d’acteur. Ils sont incroyables, ils se passent quelque chose entre eux sur scène. Comme un clic qui signifie que ça fonctionne. Ils sont drôles et justes. Et puis, leurs expressions sur leur visage et leur manière de se servir de leur corps, Oh my !

Je te conseille d’y aller. C’est 1h05 de rire, c’est bon pour les abdos.

*

Réserve vite ta place ici, ça part comme des petits pains (chauds et au chocolat) :  ici

Plus d’infos sur la pièce: ici

Un BuJo pour avoir le Mojo

Fin août, alors que je préparais la rentrée, je me suis retrouvée à zoner sur Youtube. Je passais d’une vidéo à l’autre, sans but précis, afin de passer le temps et parce que trier ses papiers ce n’est pas mon activité préférée.

En me mettant à jour sur la chaîne « Solange te parle » je suis tombée sur cette vidéo : L’outil qui change la vie ! (mon bullet journal).

Intriguée, j’ai cliqué.

Et depuis, ma vie a changé.

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J’aime bien mettre un titre

Le Bullet Journal est une méthode d’organisation qui se veut efficace et qui s’adapte aux besoins de chacun puisque c’est toi qui le construit.

Tu as simplement besoin d’un carnet et d’un bic. Ne commence pas à chercher « bullet journal » sur Pinterest ou Instagram pour avoir des exemples car tu vas voir tout un tas de personnes qui rendent cette méthode compliquée. Certains diront que ça le rend joli mais, comme le dit Solange, « le but est de se simplifier la vie, pas d’avoir un nouveau hobby qui te phagocyte l’existence ».

Le BuJo c’est une extension de ton cerveau, un « life planner » qui rassemble dans un seul carnet ton agenda, tes notes, tes listes et tes idées.

Mais, comment ça marche ?

Au début, c’est un peu fastidieux car il y a certaines règles à respecter. Mais, une fois cette étape passée, c’est vraiment une méthode qui change la vie si comme moi tu as trop de notes dans ton téléphone, qu’en plus tu as agenda papier car tu aimes le rapport à l’écrit, et que tu adores commencer des carnets mais que tu les termines rarement si bien que tu as une collection imparable de carnets commencés et abandonnés.

Donc, comme je disais, au début, il y a quelques règles à respecter : quand on commence un bullet journal, il ne faut laisser passer aucune page blanche en se disant qu’on la remplira plus tard. On ne le fait jamais. Le but de cette méthode est que tout se suive et s’entremêle afin de ne plus gaspiller d’espace, de carnet et de temps. Et parce que notre cerveau fonctionne comme ça.

Mais, alors, comment on s’y retrouve ?

C’est très simple, au début de ton carnet, tu laisses passer deux doubles pages que tu titres Index. Ensuite, tu prends encore deux doubles pages sur lesquelles tu indiques Future Log. Personnellement, je les ai divisées en 3 mais tu fais comme tu veux. Ces pages te serviront à prévoir le futur, à te voir dans le temps. À chaque subdivision tu indiques le nom du mois auquel la case correspond. Ça ne sert à rien de commencer le future log par le mois de novembre (si tu commences ton BuJo en novembre), tu commences par le mois suivant. Par exemple, si tu commences en novembre, le premier mois que tu marques dans le Future Log c’est décembre.

Une chose très importante dans cette méthode est de numéroter tes pages. Comme ça tu peux t’y retrouver facilement car tu répertories tout dans l’index.

Les deux prochaines doubles pages seront consacrées au mois en cours. Sur la face de gauche et à gauche de la page tu notes les jours et la première lettre du jour de la semaine auxquels ils correspondent (1 – M ; 2 – J ; 3 – V ; …)

La face de droite servira à noter les objectifs importants du mois.

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Pour chaque jour, je note l’événement important. Et à côté, ce sont les trackers, je t’explique ça après.

 

Ensuite, sur la double page qui suit, tu vas indiquer les jours de la semaine afin d’avoir en un coup d’œil ton programme hebdomadaire.

Le principe veut que tu n’écrives que le jour où tu commences le carnet, demain, tu l’écriras demain. Moi, personnellement, j’aime bien un petit peu anticiper et avoir toute ma semaine indiquée. Mais, toi, tu fais comme tu veux.

Une fois, toutes ces étapes réalisées, on entre dans le vif du sujet du pourquoi cette méthode d’organisation est révolutionnaire. Le bullet journal utilise la technique du rapid logging, littéralement : enregistrement rapide, grâce à un système de points, de croix, de flèches et de ronds.

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J’organise ma semaine comme ça, mais, toi, tu fais comme tu veux.

L’idée est qu’en planifiant le présent, à savoir le jour même, tu peux avoir une vue d’ensemble sur le passé afin d’appréhender le futur. Donc, pour chaque jour tu notes les tâches (bullet) à faire que tu précèdes d’un point. Ça peut être « faire la vaisselle », « appeler mamie » ou « remplir fiche impôt ». Il n’y a pas de degré d’importance, toutes tes activités sont simplifiées afin de n’être que de petits objectifs à cocher au cours de ta journée. Quand, vraiment, une tâche est importante style « remplir la déclaration d’impôt », tu peux mettre un astérisque devant afin de la démarquer. Si jamais tu as un rendez-vous précis, afin de le distinguer de ta liste de choses à faire, précède-le d’un rond au lieu d’un point.

Ce qu’il y a de bien avec cette méthode c’est que tu peux finalement l’adapter à tes besoins. Par exemple, j’utilise le sigle triangle quand j’ai un anniversaire à souhaiter.

Une fois, ceci fait, je vais t’expliquer pourquoi c’est révolutionnaire. Tu en as peut-être déjà une idée d’ailleurs. Le principe est que pour chaque jour tu notes l’ensemble des tâches et des activités que tu as envie de réaliser, sans distinction (sauf avec l’astérisque) les unes des autres.

Quand tu accomplis ta tâche, tu recouvres le point ou le cercle qui la précède d’une croix qui signifie « travail accompli ». Si, le soir tu te rends compte que tu n’as pas fait quelque chose, trois options s’offrent à toi en fonction de ce que la tâche représente pour toi. Si tu la trouves importante et que tu as envie de la réaliser dans la semaine tu recouvres le point (ou le rond) d’une flèche vers la droite (>) et tu notes la tâche le lendemain ou le jour qui suit. Cependant, si jamais tu considères que cette activité peut être reportée à un mois ultérieur, tu indiques une flèche vers la gauche (<) et tu te rends aux pages future log afin de rapporter la tâche au mois correspondant. Par exemple, on est en novembre et tu as un repas de famille qui est reporté en décembre. Le jour où ton événement est annulé tu le recouvre d’une flèche vers la gauche. Tu te rends au début de ton carnet, aux pages Future Log afin d’inscrire en-dessous du mois de décembre « repas de famille ». En revanche, et c’est la dernière option, si tu considères que la tâche ne mérite plus d’y consacrer du temps, ou que le rendez-vous est tout simplement annulé, tu le barres sans le renoter nulle part.

Voilà les principes de base de cette méthode, à savoir que le but n’est pas d’indiquer tes semaines à l’avances. Chaque dimanche, ou un peu avant si vraiment ça te démange, tu prends la première double page disponible de ton carnet pour y noter la semaine suivante.

L’idée de remplir la PROCHAINE DOUBLE PAGE DISPO est très importante. L’index est fait pour ça, puisque tout ce que tu notes dans ton bujo, tu le répertories dans le sommaire. Il ne faut laisser aucune page libre !

Si un jour, par exemple, tu as envie de lister les films que tu dois voir, tu prends la prochaine page disponible, tu lui mets un titre genre : « films à voir » (simplifions-nous la vie), tu répertories le numéro de page dans ton index et tu peux commencer à compléter ta liste.

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Exemple d’une double page qui ce serait retrouvée, avant mon BuJo, dans deux carnets différents

Ce qu’il y a de pratiques, c’est que ça t’aide à t’organiser et à te mettre au boulot. Les semaines où j’ai quasi que des petites croix signifiant « tâche accomplie », je suis ravie. Ça me booste et ça me motive. Grâce à ça, j’avance dans mes projets personnels et j’ai pu, par exemple, être beaucoup plus régulière sur ce blog.

Au plus longtemps on l’utilise, au mieux on adapte cette méthode à ce qui est important pour nous. Depuis trois mois, dans la double page réservée au mois, je note à côté des jours des trackers afin de voir si je suis régulière dans certaines choses. Les trackers sont personnels à chacun. Les miens sont (pour vous donner un exemple) : l’activité physique, la lecture, l’alcool, le blog, et la bouffe. Ainsi, pour chaque jour je peux cocher si je l’ai fait.

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J’aime bien, chaque soir, prendre le temps de revenir sur un aspect positif de ma journée et le noter. Et pas de place de perdu, je reprends une semaine juste après.

Cette méthode a réellement changé ma vie. En plus d’être pratique car elle permet de concentrer tes objectifs, ton calendrier et tes notes au même endroit, elle te permet d’avoir sans cesse une vue d’ensemble. Je ne perds plus mon temps.

J’aurai aimé me familiariser avec cette technique d’organisation pendant mes études. Comme chaque tâche est « réduite », simplifier en petites activités à accomplir sur ta journée, la masse de travail te paraît moins importante. Et, à chaque fois que tu coches, tu te rends compte que ce n’était pas compliqué à faire donc, tu passes à la tâche suivante et ainsi de suite. Tu ne perds plus ton temps à tenter de te bouger les fesses pour faire ce que tu dois faire ou même, ce que tu as envies de faire mais ne fais pas par fainéantise aigüe.

Depuis le mois de septembre, j’utilise un bullet journal pour le boulot et je n’ai jamais été aussi efficace. Entre les personnes à recevoir, les rapports à rédiger, les suivis à assurer, il arrivait que la masse de travail à accomplir me paralyse et que je ne fasse plus rien. J’ai ce problème depuis toujours : me mettre au travail. Le fait de simplifier la masse de boulot en de petites tâches à accomplir m’a permis d’être plus efficace. Il est de plus en plus rare que je termine une journée avec des choses reportées au lendemain et, encore plus rare, qu’à la fin de la semaine je n’ai pas fait tout ce que je devais faire. Si comme moi, tu travailles dans le social ou dans un domaine où il arrive de se sentir submergé émotionnellement et d’avoir parfois difficile de séparer boulot et vie privée, cette méthode permet de compartimenter. Je suis plus efficace au travail, mes émotions ne sont plus un frein et je n’emporte plus, ou moins, le travail à la maison.

Il y a une expression que j’aime bien : « la chance, ça se travaille et s’entretient ». Je ne sais plus qui m’a dit ça, ni dans quelles circonstances mais, je trouve que c’est vrai. On croit toujours que ce qui arrive aux autres c’est du pot et que c’est pour ça que nous, on n’y arrive pas. Or, la chance ça se provoque et ça commence par le travail. On ne réalise pas ses rêves si on n’y consacre pas le temps dû. Depuis cette méthode, je rentabilise mieux mon temps entre ce que je veux faire et ce que je dois faire. Même mon temps libre (de glande devant des séries) devient du temps pour moi et un ainsi, un objectif. Je ne le vois plus comme une perte de temps puisque j’ai la preuve écrite que je ne fous pas rien de mes journées. Donc, si pendant une soirée j’ai envie de traîner de mon canap’ à mon lit, je ne culpabilise plus. Ce que je voulais faire, je l’ai fait.

Pour plus d’informations sur cette méthode, je te recommande deux vidéos, c’est parfois plus facile à comprendre en vidéo :