Journal du confinement – Jour 2

19 mars 2020


Je disparais dans tes bras de Christine and the Queens. (Toujours) Joséphine Baker de Catel et Bocquet. Request in Peace Podcast. Les cookies banane-chocolat.


8:45. Je me réveille doucement. J’ai bien dormi. J’ai même rêvé, ce que je ne fais pas souvent, voire jamais. Je perds un peu les images de mon rêve mais, je sais qu’il impliquait mon salon, mon tapis et mon canapé. Génial, l’évasion les gars. Je suis en confinement chez moi, après un an de chômage, mon canapé je le connais par cœur. Et comme je ne rêve jamais, c’était l’occasion pour vous de briller, de me convaincre que rêver c’est incroyable, c’ est voyager, vivre des trucs de fous. Car si même mon inconscient n’y met pas du sien, ça va être long ce confinement.

10:07. Je suis au téléphone avec mes grands-mères et je prends conscience que je les ai plus eu au téléphone ces derniers jours que ce dernier mois.

11:25. Je décide de remédier à mon anxiété ambiante et mes pensées sombres en posant une action. Le Samu social recherche des travailleurs sociaux pour une période de deux mois, pour les aider pendant cette crise sanitaire. Me rendre utile, travailler, tenter de trouver une solution pour tous ces sans-abris et ces personnes fragilisées dans Bruxelles me semble important. Pour donner du sens à ce qu’on vit. À ce que je vis. Alors que je suis bien installée sur ma terrasse, que ma vue est magnifique bien qu’un peu couverte, je réalise mes privilèges. Et ô combien, on n’est pas tous égaux face à une crise.

14:21. Je reçois un message de ma maman me proposant de me lancer dans l’écriture d’un journal du confinement. Elle tombait à pic car, j’avais justement commencé 5 minutes plus tôt d’en écrire un. c’est l’évidence, une fois de plus et au cas où j’en avais besoin d’une, que je dois toujours écouter ma maman.

17:56. Je décide de cuisiner. Enfin, je fais des cookies pour mes matins. Trempés dans le café c’est délicieux. Je me rends compte que mon habitude de faire les courses au jour le jour en période de confinement n’est pas la plus idéale. Je n’ai rien qui va avec rien dans mon frigo. J’ouvre une bouteille de cidre (je n’ai plus de vin non plus), fais rôtir la fin de mon butternut et fais chauffer du riz.

20:01. Toujours les frissons. Il y a plus de monde qu’hier. C’est beau.

21:10. Après un échec flagrant de Loup-garou virtuel, on tente une e-conversation vidéo avec les copains.

23:28. J’entends le tram maintenant.

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