Journal du Confinement – Jour 4

21 mars 2020.


I’m With It de Satin Jackets and Metaxas. (Toujours) Joséphine Baker de Catel et Bocquet. Le work-out sur le compte Instagram d’Aloïse Sauvage. Non, nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en pandémie. Et c’est bien assez de Maxime Combes.


Je viens de faire une lessive quasi exclusive de pyjama et sous-vêtements, la poussière et les peluches reviennent plus rapidement quand je ne sors pas de chez moi, et que mon chat perd ses poils.

Il faut mettre de la musique pour combattre le silence, se maquiller un peu pour sortir ça fait plaisir, c’est le moment de mettre le rouge à lèvres que tu n’oses jamais mettre en public, celui que tu mets en te préparant et que tu retires car prise de panique juste avant de sortir de chez toi.

On n’arrête pas de parler de la pénurie de PQ mais, personne ne mentionne celle de litière, j’ai encore de quoi faire tenir mon chat une semaine. Maximum.

D’ailleurs, avoir un chat ne remplace pas la présence humaine, même si c’est sympa, les bruits de vie de mes voisins d’immeuble me renvoie un peu plus à ma solitude, Bruxelles est en éternel dimanche sans voitures avec très peu de vélo. Ce ne serait pas le moment d’essayer de m’y remettre ? Peut-être, c’est sans compter le détail important que je ne possède pas de vélo.

C’est quoi tout ces gens qui se mettent au footing, il n’y en a jamais eu autant. Merde, mon jean me serre un peu, je suis capable d’écouter trop de fois d’affilée la même chanson, j’aime me couvrir et ouvrir grand mes fenêtres, la lumière du matin est celle que je préfère.

Est-ce que quelqu’un nourrit toujours les canards dans le parc ? Et si je lisais tous ces livres de ma bibliothèque que j’ai acheté sans les ouvrir ? Les pâtes avec du sucre est-ce aussi mauvais que ce que ça inspire ?

Il semblerait que les gens soient plus attentifs à ramasser les crottes de leur chien, si je décide de me promener dans le but de passer sous les fenêtres de mes proches il vaut mieux m’assurer qu’ils seront chez eux, prendre le tram c’est une expérience, mon sachet de thé se fout de moi, ou de la situation, il faut appeler ses proches tous les jours, écrire calme mon anxiété, danser c’est la meilleure manière de relâcher la pression, il m’aura fallu 3 jours pour me parler à moi-même, il faut dire à ses ami.e.s quand ça ne va pas, je n’ai pas regardé les infos hier et je pense ne le faire qu’un jour sur deux dorénavant, le vent qui vient du nord-est est celui qui m’empêche de dormir.

J’aurais probablement dû faire l’amour avant ce confinement.

2 commentaires sur « Journal du Confinement – Jour 4 »

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