La promesse de l’aube

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours »

La promesse de l’aube est une adaptation de l’œuvre éponyme de Romain Gary portée à l’écran par Eric Barbier avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney dans les rôles principaux.

Romain Kacew vit en Pologne avec sa mère, une ancienne actrice russe qui a dû fuir le pays à cause de ses convictions religieuses juives. Pendant un temps, ils vivent confortablement grâce à la maison de haute couture que tient la maman, Nina Kacew. C’est alors une période prospère pour Romain qui, selon les désirs de sa mère, se tente à plein d’activités artistiques telles que la musique et l’écriture.

Nina Kacew a de grandes ambitions pour son fils et elle raconte à qui veut l’entendre (ou pas, d’ailleurs) qu’il sera ambassadeur, un grand écrivain et un héro de la guerre.

Suite à la faillite de l’entreprise de couture, Nina et Romain quitte Wilno pour Nice. Bien qu’ils n’aient plus le sou en poche, Nina trouve vite du travail auprès d’un antiquaire ce qui l’amène à devenir gérante d’un petit hôtel.

Le changement de décor ne terni pas pour autant l’ambition de Nina pour Romain. Même quand ce dernier part étudier le droit à Paris, même quand il a sa première histoire publié dans un journal, même quand il rentre dans l’armée, Nina en veut toujours plus. Romain doit être le meilleur. Le plus grand. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou amoureuse, il doit faire souffrir les femmes, il faut qu’elles l’adulent.

Bien que cette relation soit toxique par moment, Eric Barbier arrive à nous montrer sa complexité. L’ambition de Nina est un moteur pour Romain. Peut-être aurait-il rêvé d’être un simple peintre et tant pis si ça lui coûtait de ne pas être connu de son vivant. La frontière est mince entre ce qu’il souhaite vraiment et ce qu’il a intégré. Entre son désir et celui de Nina.

Cette ambition le bouffe, l’anime, le ronge et le maintient en vie. Même lorsqu’il combat dans l’armée et qu’il croit ses jours comptés.

Dès le début, on est pris dans cette histoire, dans cette relation. Nina ne vit que pour Romain. Elle ne s’intéresse qu’à lui, au point d’en abîmer sa santé. Alors bien sûr, cela est étouffant, on a bien envie de lui crier « Mais fous lui la paix à la fin ! » mais, on ne le fait pas.

On observe, silencieux et sans défense ces liens quasi sacrés. Cet indéniable poids de l’ambition d’une mère qui rêve trop grand. Cette pression subie par un enfant qui n’en demandait pas tant.

Ce que Nina veut, Romain le réalise. Même si cela implique que tout deux seront d’éternels insatisfaits.

Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg sont magiques. Ils délivrent cette vérité, cette relation avec brio et émotion. Un jeu à fleur de peau qui te donnent des frissons. Mais, sans être lourd, ni plombant. Non, le scénario te permet de respirer avec de petites touches d’humour.

J’ai adoré ce film et mon âme de meuf émotive n’a pu retenir ses larmes. J’en garde encore l’émotion quelques jours après.

J’ai très envie de lire le livre maintenant.

L’hiver sera chaud

Les fêtes de fin d’années approchant plus vite que prévu, il est temps de te parler de mes derniers coups de cœur. D’ailleurs, j’aurais très bien pu appeler cet article « Coups de cœur Cul » car je vais te présenter mes amours culturels du moment.

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J’avais aimé faire cet article cet été. C’est une bonne manière de te présenter mes derniers favoris, ces petits trucs qui rendent mon quotidien moins froid et qui m’ont réchauffé le cœur. Oui, je te promets.

Je préfère t’avertir l’article sera long. Genre hyper long. Promis, je vais essayer d’être synthétique afin que je ne te perde pas en chemin. Mais, n’hésite pas à picorer les éléments qui t’intéresse plus ou à ne pas lire tout d’une traite. Maintenant, si tu le fais, tu as ma reconnaissance et je te dis déjà merci.

Et aux plus paresseux aussi, pas d’inquiétude.

Les spectacles :

  • Les Chatouilles

Ce spectacle (mis en scène par Eric Métayer), c’est simple, c’est mon coup de cœur de l’année et toutes années confondues. Ce n’est pas que moi qui le pense puisqu’il a remporté le Molière du seul.e en scène. Pourtant, ce n’était pas forcément évident. Oui, un seul en scène qui mêle danse et théâtre pour parler de pédophilie, on a connu meilleure tentation. Et bien, je suis si heureuse de m’être ruée sur les places lors des deux représentations qu’Andrea Bescond donnait au Bozar. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai eu envie de crier, de danser, j’ai été émue, attendrie, en colère, impuissante, apeurée, surprise, admirative et joyeuse. Je me suis prise une claque qui m’a laissée des traces indélébiles. Rien que d’y repenser, je suis encore émue et j’ai la chaire de poule. C’est simple, je n’ai jamais assité à un spectacle de cette importance. Je n’avais jamais vu toute la salle des Bozar debout pour une standing ovation qui dura (dans ma tête et à la vue de l’état de mes mains) 1h30. Andrea pleurait et nous aussi.

J’ai tellement envie que tu ailles le voir car ça fait un bien fou de voir un spectacle si poignant. C’est si beau les personnes qui sont capables de sortir quelque chose de si créatif et de si positif après un événement traumatisant.

La bonne nouvelle c’est qu’elle va rejouer son spectacle en 2018 pour quelques représentations en France. Sincèrement, si elle passe dans une ville près de laquelle tu te rends en vacances vas-y. Si tu as envies de prévoir un petit city trip tout près, fais le en fonction d’une de ces représentations. Si tu as envie de faire l’aller-retour dans la soirée, je pense qu’elle joue dans le Nord donc, vas-y.

Si jamais tu n’as pas l’occasion de la voir sur scène, pas de panique. Je viens de lire que le film « Les Chatouilles » sortira en salle en septembre 2018.

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Voici sa page facebook pour que tu puisses réserver tes places pour sa tournée 2018.

  • S’il se passe quelque chose…

Aaaaah Vincent Dedienne I love you. Je l’ai découvert en septembre 2016 lors de la rentrée de la nouvelle émission de Yann Barthès (ex-Petit Journal) et j’en suis tombée amoureuse. Il est drôle, intelligent, intéressant, émouvant, piquant, militant et tout un tas d’autres mots positifs en -ant. J’aime son écriture et sa diction. Il parle vite et ça me plait. Depuis quelques années maintenant, il présente son spectacle, son seul en scène pour lequel il a gagné le Molière de l’humour en 2017. Il raconte sa vie et la met en scène. Et bien que ça s’apparente à un One Man Show il rejette l’appellation. En effet, on associe souvent ce dernier à un spectacle à sketch où la blague vient à chaque fin de phrase. Or ici, tout n’est pas toujours drôle. C’est même parfois franchement émouvant.

Au mois d’octobre (ou début novembre) j’ai craqué mon slip quand j’ai vu que son spectacle sortait en DVD. C’était à peine deux semaines avant qu’il annonce reprendre la tournée de son spectacle en 2018 et qu’il passerait par Bruxelles ! Mince à moi mais, chance à vous. Courrez-y, c’est le 17 et 18 mai 2018 au Théâtre 140 à Schaerbeek.

Si jamais, vous craquez sur le DVD, regardez sa première partie de Juliette Chaigneau, Mélanie Lemoine et Anaïs Harté, ses copines et co-auteures.

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S’il se passe quelque chose, le DVD, 19,99€.

Les séries télé :

  • Liar

Cette série britannique de Harry et Jack Williams est un petit bijou de 6 épisodes.

Laura Nielson (Joanne Froggatt) et Andrew Earlham (Ioan Gruffudd) sont attirés l’un par l’autre. Elle est prof, il est chirurgien. Ils décident de se voir lors d’un rencard. Tout se passe bien, l’attirance est évidente, le jeu de séduction est au point. Elle l’invite chez lui car il n’arrive pas à avoir un taxi. Et elle se réveille le lendemain à moitié déshabillée dans son lit avec l’affreuse sensation d’avoir été violée. Je ne vais pas aller plus loin dans le pitch de la série car ça desservirait le propos. Je ne peux que te la recommander. Cette série parle de la complexité des histoires de viol, autant auprès de la justice, de la réputation, de la difficulté d’accuser quelqu’un quand on a très peu de souvenirs. Lors des premiers épisodes, elle aborde la notion de consentement. Où est la limite ? Laura avait l’air partante mais elle était saoule. Je trouve le récit d’une justesse incroyable, les rôles sont tous très bien écrit et complexes.

Clairement, j’ai regardé ces 6 épisodes quasi d’un coup. Même si j’avais voulu m’arrêter, j’en étais incapable. Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre la saison 2, et ça me met en joie.

Mention spéciale aux images prises en drône de Tolesburry, un village côtier de l’Essex en Angleterre.

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  • Easy

J’ai eu l’idée géniale et assez folle de m’abonner à Netflix. Je ne sais pas si tu connais cette petite plateforme qui te permet pour genre 11€ par mois d’avoir accès à toute une sélection de films, de séries et de documentaires. Évidemment que tu connais (rires).

La série Easy est une création de Joe Swanberg pour Netflix. Elle se compose de deux saisons, pour le moment, chacune de 8 épisodes. La série se passe à Chicago et on suit différents personnages pour chaque épisode. Ce qui est très chouette, c’est qu’il y a des connexions entre les personnages puisque par exemple le mari du premier épisode de la saison 1 se retrouve dans un autre épisode puisqu’il est comédien et est cette fois-ci le « collègue » du protagoniste de l’épisode en question.
Mais en gros de quoi ça parle ?

Ben de tout. Chaque épisode aborde un sujet diffèrent comme le couple après plusieurs années de mariage, les liens familiaux, la sexualité et les rencontres, les déboires professionnels et amoureux.
En suivant, de nouveaux personnages et, du coup, une nouvelle intrigue et un nouveau thème à chaque épisode, on peut ainsi picorer et regarder un épisode par-ci et un autre par-là. C’est la série parfaite à regarder pendant le temps de ton repas ou pour prendre une pause pendant ton étude car chaque épisode et chaque histoire durent environs 25 minutes. C’est donc moins risquer de rester scotcher à ton écran toute l’après-midi.

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  • Atypical

Il s’agit d’une création originale de Netflix créée par Robia Rashid. La série est le récit initiatique de Sam Gardner (Keir Gilchrist), un adolescent atteint d’autisme.

Pour l’instant, il n’y a qu’une saison (mais, la deuxième est en cours de production) de 8 épisodes durant lesquels on suit Sam Gardner et sa famille. Ce dernier est en quête d’indépendance, il recherche une petite amie. Cela ne sera pas sans conséquences puisque ça va chambouler le fonctionnement de la famille. Finalement, cette recherche d’indépendance va se propager sur l’ensemble des personnages.

Je sais que cette série à rencontrer des avis mitigés. Certains trouvent qu’elle est touchante et réaliste alors que d’autres trouvent que la manière de représenter l’autisme et l’entourage d’une personne atteinte de cette maladie comme très réductrice et stéréotypée. Personnellement, je l’ai trouvée mignonne, touchante et intéressante. Maintenant, je ne connais pas l’autisme et je ne sais pas ce que c’est la vie de famille avec une personne atteinte de cela donc, je ne sais honnêtement pas jugée sur le fond.

Cela n’empêche que j’ai adoré le jeu d’acteur, le ton, et l’histoire de manière générale.

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Les films :

C’est marrant de se rendre compte qu’il y a des concordances dans ce qu’on aime alors qu’on en avait aucune idée. C’est ce qui arrive ici puisque je vais te présenter 3 films qui ont été réalisé par Joe Swanberg qui n’est autre que le réalisateur de la série Easy dont je te parlais plus haut. Ce qui est drôle c’est que jusqu’à l’écriture de cet article je n’avais aucune idée que ces films étaient liés à la série. Il y a plusieurs mois voire plusieurs années, j’ai découvert le film Drinking Buddies en parcourant la filmographie de Jake Johnson qui est un acteur que j’adore (tu as dû le voir dans la série New Girl). Comme j’ai adoré ce film, je me suis intéressée à celui qu’il avait co-écrit et produit : Digging for fire, que j’ai adoré aussi. Et puis, lorsque je me suis abonnée à Netflix, j’ai découvert Easy. Je n’avais pas fait attention au réalisateur de la série. Et comme Jake Johnson joue dedans je me suis à nouveau intéressé à sa filmographie et j’ai eu le plaisir de découvrir qu’il avait co-écrit et produit un nouveau film, Win It All, qui est, lui aussi, disponible sur Netflix. Comme quoi, tout à un sens.

  • Drinkingbuddies de Joe Swanberg avec Olivia Wilde, Jake Johnson, Anna Kendrick et Ron Linvingstone

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Kate et Luke travaillent dans une brasserie ensemble et semblent être parfaits l’un pour l’autre mais, ils sont tous les deux dans une relation. Leurs deux conjoints respectifs semblent, également, être idéal l’un pour l’autre.

Ce film parle de relations et de leurs complexités. Ce n’est pas parce que tout rassemble deux personnes qu’elles sont sensées être dans une relation. C’est une question d’équilibre.

  • Digging for fire avec Jake Johnson, Rosemarie DeWitt, Brie Larson, Sam Rockwell, Anna Kendrick, Orlando Bloom et Mike Birbiglia.

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C’est une histoire un peu absurde qui reprend le même ton humoristique que le film précédent. Tim trouve un os et un pistolet dans son jardin et se met alors dans la tête qu’il doit y avoir un corps enterré dans son jardin.

Jake Johnson a eu l’idée de cette histoire à la suite d’un événement similaire qui lui est arrivé. Ensemble, avec Joe Swanberg, ils ont écrit la trame de l’intrigue mais aucun scénario. Ils ont, ensuite, contacté leurs amis ou des personnes avec qui ils avaient déjà apprécié de travailler. Le film a été tourné en deux semaines.

Ça importe peu de connaître cette anecdote pour apprécier le film mais, moi, ça me fait aimer le travail de Johnson et Swanberg encore plus.

  • Win It Allavec Jake Johnson, Aislinn Derbez, Joe Lo Truglio et Keegan-Michael Key

img_5320Eddie Garrett est un joueur compulsif (gambling addict). Il n’a pas d’emploi, ni de vie sentimentale stable car son addiction ne lui permet pas de construire quelque chose. Mais, il est suivi par un parrain afin de se soigner. Un jour, un homme lui demande de garder un sac noir contenant des milliers de dollars et tout bascule. Eddie est à nouveau pris dans les travers de son addiction alors qu’il rencontre Eva.

Ce dernier film issu de la collaboration entre Jake Johnson et Joe Swanberg est, je pense, mon préféré. Il est toujours drôle, touchant, un peu rocambolesque et très bien filmé et joué.

Les livres :

  • Le secret du maride Lianne Moriarty

img_5321J’ai découvert l’auteure, Liane Moriarty, après avoir regardé Big Little Lies. En effet, c’est elle qui a écrit le livre, Petits secrets, grands mensonges, dont la série a été adaptée.

Dans Le secret du mari, on suit 3 femmes en parallèle dont les histoires semblent étrangement connectées par un événement survenu dans le passé. Tout commence lorsque Cecilia découvre, dans son grenier, une lettre écrite par son mari lui étant adressée à ne lire qu’après sa mort. Doit-elle la lire alors qu’il lui a fait promettre de ne pas l’ouvrir.

S’en suit une intrigue incroyable liant plusieurs personnages d’une ville d’Australie. Liane Moriarty à nouveau livre un tableau nuancé des liens amoureux et familiaux. Elle parle de ces rôles qu’on joue pour ne pas perdre la face et qui parfois nous bouffe de l’intérieur.

C’est un excellent roman, j’ai adoré. D’ailleurs, si tu as l’occasion je te conseille de lire également le roman Petits secrets, grands mensonges, il apporte, forcément, des nuances que ne dévoile pas la série.

Le secret du mari aux éditions Livre de Poche, 9€.

Petits secrets, grands mensonges aux éditions Livre de Poche, 9,35€

  • Zaï zaï zaï zaï de Fabcaro

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C’est la BD à offrir à ton oncle, ta cousine, ta pote ou ton papi. Fabcaro fait une critique absurde de la société actuelle. Tu ris à chaque page, à chaque planche à chaque case.

Zai Zai Zai Zai aux éditions Six Pieds Sous Terre, 13€.

Expo :

  • Christo & Jeanne-Claude. Urban Project. Exposition à l’ING Art Center, Mont des Arts

Le 5 décembre dernier, ma petite famille et moi-même sommes allés à l’exposition organisée par ING. Je ne connaissais absolument pas le travail de Christo et de Jeanne-Claude. Et bien, c’était une découverte incroyable. Son travail consiste, principalement, en l’emballement de bâtiment célèbre. L’exposition s’organise en deux parties. Dans la première, on peut voir les maquettes, les dessins, les plans et certaines reconstitutions de son travail. Je te conseille de prendre un guide si tu as l’occasion ou alors un audioguide afin de comprendre la complexité de son œuvre, les enjeux et le processus. Ensuite, la deuxième partie se constitue d’une projection de l’ensemble de son travail.

J’ai vraiment adoré, je te la recommande vraiment. C’est assez magique son travail car en recouvrant les monuments il les révèle. C’est beau !

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Photo Google

Christo & Jeanne-Claude. Urban Project. Exposition à l’ING Art Center, jusqu’au 25 février 2018.
Ouvert du mardi au dimanche inclus, y compris les jours fériés, ainsi que les lundis 30/10/2017, 25/12/2017, 01/01/2018 et 12/02/2018.

Horaires : De 10h à 18h.

Nocturnes tous les mercredis jusqu’à 21h.

Humoriste :

  • Tristan Lopin

J’ai découvert cet humoriste un peu par hasard sur Facebook à la suite d’une vidéo qu’il a tourné sur la journée internationale contre les violences faites aux femmes le 25 novembre dernier. Je l’ai trouvé juste et si drôle que j’ai regardé quasi d’un coup toutes ses vidéos.

Elles ont toutes un format d’environ 5 minutes et traitent, à chaque fois, d’un sujet différent qui peut aller de « les voyages en avion » à « l’homophobie ». Elles ont toutes le même format, Tristan Lopin simule une conversation téléphonique dans laquelle interviennent une multitude de personnages.

C’est drôle et intelligent. C’est militant et bienveillant. C’est distrayant et émouvant.

Voici sa chaîne YouTube, passe un bon moment.

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La musique :

J’ai eu la chance de voir ces deux artistes lors du concert à l’occasion des 7 ans de Bruxelles Ma Belle. Le concept de cet événement annuel est d’organiser un concert avec des artistes belges et internationaux dans le but de promouvoir un lieu de la Culture bruxelloise. Cette année, le concert avait lieu au musée de la Bande-Dessinée. En plus de Juicy, deux jeunes bruxelloises qui reprenne du RNB comme dans les années 90 et début 2000 et, Halehan, un jeune chanteur qui ne m’a pas marqué, j’ai eu le plaisir d’écouter Juliette Armanet et Angèle.

  • Juliette Armanet

img_5325On dit d’elle que c’est la nouvelle Véronique Sanson. Juliette c’est une voix, un piano, de beaux textes, de belles mélodies et une incroyable présence scénique. Elle est incroyablement divinement génialissime !

Je te laisse découvrir ma chanson préférée afin que tu puisses juger par toi-même : https://www.youtube.com/watch?v=v4wtUggSzzg&ab_channel=garigarikun2011.

  • Angèle

img_5326Étant la fille de Laurence Bibot et de Marka et, donc en toute logique, la sœur de Roméo Elvis, il n’est pas étonnant qu’Angèle soit bourrée de talent. Je l’ai découverte via Instagram où elle publiait des petits montages vidéos où elle reprenait des chansons connues ou improvisait une composition. Depuis, elle a fait du chemin en sortant son premier clip, La Loi de Murphy (qui est d’ailleurs réalisé par la très talentueuse Charlotte Abramow). J’aime beaucoup cette chanson mais, ce n’est rien à côté de ses autres compositions. Elle a plein d’humour et de second degré dans ses textes. Elle a une présence scénique incroyable et elle te transmet son énergie. J’ai hâte que son album sorte en 2018.

La Loi de Murphy : https://www.youtube.com/watch?v=zGyThu7EAHQ&ab_channel=Ang%C3%A8le

SKAM, jeg elsker deg !

J’étais parti pour t’écrire un article sur mes favoris de cet hiver mais voilà que mon premier truc préféré me fait déjà 3 pages (en format word). Du coup, pour ne pas te surcharger et te perdre en cours de lecture, je vais consacrer un article entier à ce favori. Et promis, la suite arrive, ainsi que d’autres articles qui ne demandent qu’à être écrit (oui oui oui).

Il y a quelques semaines maintenant, sur la page instagram de Madmoizelle (et ensuite sur le site), of course, j’entendais les rédactrices ne pas tarir d’éloges sur la série Skam. Curieuse que je suis, surtout en ce qui concerne les séries télé, j’ai regardé le premier épisode. Et là, coup de foudre !

Mince j’ai encore bingewatcher !

SKAM de Julie Andem est une série norvégienne sur l’adolescence. Mais, ici pas de cliché servit à la sauce américaine des séries qui sont sensé te faire croire que les personnages ont 16 ans alors qu’ils s’habillent et se maquillent comme même toi tu ne le fais pas quand tu sors le vendredi soir alors que t’as quasi 30 ans. Non, ici c’est crédible, c’est moderne et réaliste. Je lisais une interview de la créatrice, Julie Andem, qui expliquait qu’elle avait recherché des vêtements de sa garde-robe d’adolescente pour la première saison. Elle racontait qu’elle avait envie de montrer stylistiquement un vrai adolescent. Ce dernier fait très souvent des erreurs et va à l’école trop maquillé un jour et pas du tout le lendemain. Il n’y a pas toujours de constance et la plupart du temps, il se cherche. Je trouve qu’elle a très bien su rendre cette réalité, je me rappelle qu’il m’est arrivé d’aller à l’école avec du noir pailleté sur les yeux en grosse couche épaisse, simplement parce que c’était nouveau.

Sinon de quoi ça parle ? Parce que bon, l’adolescence c’est vaste.

Et bien justement, cette série aborde plusieurs thèmes qui ne sont pas réservé exclusivement à l’ado d’ailleurs. C’est pour ça que j’ai aimé, pour la diversité des sujets abordé : la sexualité, les relations amoureuses, l’amitié, la religion, le féminisme, le slutshaming, la différence/tolérance, le cyberharcèlement, etc.

Skam se divise en 4 saisons d’une dizaine d’épisodes chacun. Bien qu’on suive le même groupe d’ado fréquentant le même lycée, chaque saison se concentre sur un personnage différent. On découvre Eva, une jeune femme qui cherche à avoir confiance en elle et qui écoute peut-être trop l’opinion des autres ; Noora, une jeune féministe qui casse l’image cliché de l’ado décérébré qui n’est intéressé que par le sexe et l’alcool ; Isak, l’ado qui se cherche sexuellement (il en fallait un) ; et, Sana, de confession musulmane, elle cherche son équilibre entre ces deux cultures qui quelque fois s’opposent fortement.

L’amitié est un des sujets principaux de la série. Dès le premier épisode, on comprend qu’Eva n’a plus d’amie à cause d’une dispute, très certainement à cause d’un garçon. Et on sait toutes combien il est difficile, quelquefois, d’avoir des amitiés entre filles qui perdurent malgré les histoires qui impliquent un garçon. Mais, très vite, Eva va rencontrer par hasard d’autres filles et se lier d’amitiés. À travers les saisons, les épreuves, les divergences d’opinions, Eva, Sana, Noora, Chris et Vilde vont se souder et lier une très jolie amitié.

Chaque saison est différente puisque se concentre sur quelqu’un d’autre. Mais, le ton ne change pas. On continue de présenter ce que c’est d’être un ado aujourd’hui, quelles questions ça se posent, quels liens ça tissent, quels sujets le passionnent. Finalement, à 27 ans, je ne me sens pas si éloignée des protagonistes.

J’ai adoré cette série et particulièrement 4 scènes, chacune d’une saison différente. Donc, attention spoiler, mais, je vais te les présenter ici bas :

  • Saison 1 : la scène de rupture entre Eva et Jonas. Je l’adore. Déjà pour la manière dont elle est filmée avec des sauts dans le temps. Ensuite pour se qu’elle raconte. Après quelques épisodes douloureux entre eux, Eva décide de se choisir elle-même. Malgré l’amour qu’elle ressent. Elle admet que la culpabilité qu’elle a ressentie au début de leur relation l’a fait douter d’elle-même. Elle a été incapable de se faire confiance. Ainsi, l’opinion de Jonas valait plus que la sienne. C’est beau d’arriver à avoir ce recul et de pouvoir réaliser que malgré l’amour la relation ne marche pas.

  • Saison 2 : « tu es forte et indépendante quand tu es capable de changer tes opinions ». C’est une phrase que Sana prononce à l’égard de Noora. Pendant toute cette saison elle tombe amoureuse du coureur de jupon (quelle horrible expression) du lycée. Cela est, pour elle, incompatible avec son caractère indépendant et ses convictions féministe. Je trouve ça très intéressant de montrer que tomber amoureuse du cliché de l’adolescent trop sûr de lui pour bien se comporter avec les filles ne remet pas en question notre personnalité et notre manière de nous voir si on se fait confiance. La politique et l’amour se situe à deux endroits différents. Si la relation n’empêche pas que l’on reste soi-même, alors on peut tomber amoureux.se de n’importe qui.

Ce n’est ni la bonne conversation ni la bonne saison, je sais.

  • Saison 3 : Isak est l’adolescent qui se questionne sexuellement. Lors de cette saison il tombe amoureux d’Even, un jeune homme tourmenté et tourmentant. Ce qui est très intéressant dans cette saison, c’est le raisonnement et le chemin que parcourt Isak avant d’admettre son attirance et sa sexualité homosexuelle. Une des superbes scènes de cette saison est la discussion qu’il partage avec son colocataire, lui aussi homosexuel. Isak lui explique qu’il n’est pas vraiment gay. Du moins, pas comme lui. S’en suit un malaise car il tient un dicours à la limite de l’homophobie car on comprend qu’Isak fait référence au physique, au goût vestimentaire et au choix musicaux. La réponse d’Eskild (le coloc) est parfaite puisqu’il lui explique que des milliers de personnes avant lui se sont battus pour qu’il puisse plus facilement accepter d’être homosexuel. Cela ne s’est pas fait sans insultes, jugements et coups. Et que temps qu’il ne sera pas passé par là il ne pourra juger personne.

Je souhaiterais quand même faire une mention spéciale à la scène où Isak dit à son meilleur ami, Jonas, qu’il est amoureux d’un autre garçon et que cela ne provoque aucune réaction. C’est comme s’il venait de lui dire qu’en fait il préfère porter du rouge que du bleu. La sexualité de son meilleur ne l’intéresse pas, il veut en connaître davantage sur la personne dont ce dernier est amoureux. Je trouve ça tellement rafraichissant que dans une série télé (et dans la vie) le coming out de quelqu’un soit un non-événement au même titre que n’importe quelle relation hétérosexuelle.

  • Saison  4 : je pense qu’il s’agit de ma saison préférée de tout Skam car elle traite de beaucoup de sujets différents qui m’intéressent beaucoup comme, la religion, le mélange de culture, la tolérance, l’amitié entre filles, le cyberharcèlement, l’amour, etc. Sana cherche son équilibre entre la culture musulmane de sa famille et la société norvégienne. Un de mes scènes préférées (c’était particulièrement difficile d’en choisir une), c’est la discussion entre Sana et Isak après qu’elle ait volé des conversations privées qu’il avait eu avec une autre personne. C’est une belle leçon de tolérance. Sana lui explique que c’est difficile pour elle en ce moment, d’arriver à concilier sa religion avec la vie au lycée et ses amis. Elle lui raconte que ce n’est pas évident tous les jours de porter son voile. Entre les regards des uns, les opinions des autres et ceux qui sont persuadés qu’elle est une femme soumise et qu’ils peuvent la sauver, il est difficile de ne pas être en colère, tout le temps. Isak lui répond qu’il ne sait pas quoi lui dire. Sana lui répond qu’il est parfois mieux de se taire que de poser des questions débiles et racistes. Et bien, pour Isak, non. Justement. Selon lui, il est important de continuer de répondre aux questions, même si elles sont débiles et racistes. Surtout, si elles sont débiles et racistes. C’est en arrêtant d’y répondre que ça devient dangereux car les gens se construisent leurs propres réponses.

Ce qu’il est important d’avoir en tête, c’est que cette belle leçon nous est donnée par Isak qui est en relation avec un autre homme. Des questions débiles et homophobes ainsi que des regards et des jugements de la part des autres il en reçoit aussi.

Bref, j’ai adoré cette série. C’est un véritable plongeon dans l’adolescence en Norvège. Ce n’est pas très différents que chez nous. Cette période de la vie est universelle et les questions qu’on se pose aussi. De plus, ces questionnements, ces doutes et ces remises en question ne se limitent pas à l’adolescence.

Ok, ça a l’air pas mal mais, une série en norvégien, je ne suis pas certaine. C’est chelou la langue, non ?!

Et bien je trouve que ça apporte du charme. Très vite on s’habitue en plus. Et en plus, ça donne envie d’y aller, de découvrir mieux ces pays du Nord où je n’ai jamais été. Sauf Copenhague (je t’en parlais, ici).

En plus de parler de plusieurs sujets complètement différents, on apprend plein de choses. Notamment, sur la culture norvégienne et la tradition des Russ Bus, une fête estudiantine. En prime, tu feras des découvertes musicales intéressantes !

Alors, convaincu.e.s ?

Parce que nos guerres ont changé

Mince, je suis en retard. Je m’étais pourtant promis de te parler d’un livre tous les mois quoi qu’il arrive. Coûte que coûte !

On aura qu’à dire que celui dont je vais te parler aujourd’hui vaut pour le mois de novembre. Je tâcherai de t’en présenter un autre d’ici la fin du mois. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais…

Alors, qu’ai-je lu ?

Si je te dis Sophie-Marie Larrouy ?

Si je te dis L’art de la guerre ?

Si je te dis girouette ? Non pardon ça c’est autre chose.

Tu me demanderas qu’est-ce qui peut bien réunir cette auteure et ce livre ?

Eh bien, un autre livre justement, j’ai nommé « L’art de la guerre 2 ».

« 2500 ans après Sun Tzu, Sophie-Marie Larrouy écrit la suite du premier best-seller de l’histoire.

Parce que nos guerres ont changé.

Parce qu’on a plutôt en mémoire des galères de couples que des souvenirs de batailles en rase campagne.

Parce que l’odeur des sapinettes accrochées au rétro nous est plus familières que celle des bivouacs militaires.

Parce qu’il est beaucoup plus dur d’aimer les gens que d’être fâché tout le temps. »

Sophie-Marie Larrouy, SML pour les connaisseurs, se raconte. Elle parle de sa quête d’elle-même.

Elle vient du monde des sensibles. De cette sensibilité qui dégouline des mains, qui déborde et dont on ne sait que faire. Dans la moindre des décisions à prendre, on est happé. La sensibilité comme frein pour appartenir à l’autre monde, celui de l’autre côté de la tranchée. Celui des maisons de famille à l’île d’Yeu, des mains de pianiste et des cheveux propres.

Sophie-Marie Larrouy se raconte, depuis son enfance dans les Vosges à sa vie d’adulte à Paris. Sur le chemin, elle en a connu des déboires. Des histoires de cœur, d’amour-propre, de liens familiaux, de recherche de soi-même.

En se racontant, elle raconte l’histoire la plus universelle qui soit. Celle qui nous arrive à nous tous. À chaque chapitre, on retrouve un peu de soi-même. Entre les premiers jobs foireux, les plans cul, le spleen de l’adolescence qui déborde jusqu’à l’âge adulte car on a du mal à trouver sa voix. On ne nous apprend pas à s’écouter et à se faire confiance.

L’art de la guerre 2, c’est notre guerre à tous contre nous-même afin de nous aimer nous-même. C’est nous apprendre construire sa maison, pour reprendre une de ses expressions. Tu sais, cet endroit où tu es chez toi autant en dehors qu’en-dedans. Tu t’es fait des relations essentielles et tu as pardonner à tes parents et à toi-même. Tu embrasses ce spleen qui t’habite afin de t’accomplir.

Le petit bonus de ce livre, c’est Johnny. Concours de circonstance que l’actualité résonne si bien avec ce roman. En effet, on se rend compte de l’importance qu’a eu Johnny. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on connait tous – on aime tous – au moins l’une de ses chansons. Il faisait partie du décor sonore.

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J’ai découvert Sophie-Marie Larrouy il y a de ça un peu près un an. Je t’en avais d’ailleurs parlé dans cet article puisque c’est elle qui coanime l’emifion (le podcast qui parle de sexe, de relations, et de sexe). En m’intéressant à elle, je me suis rendu compte que je la connaissais à travers Vaness’ La Bomba (vas-y clique, c’est tellement marrant).

Grâce au compte Instagram lartdelaguerre2, SML t’offre la possibilité de gagner un peu près l’équivalent de ton poids en livres. Et, très fréquemment, elle offre la version audio de son roman.

J’ai eu le plaisir d’en gagner un exemplaire et c’est génial. Il faut savoir que Sophie-Marie Larrouy est comédienne en plus d’être auteure et podcasteuse (ça se dit ?).

Je n’avais jamais écouté un livre. À part quand j’étais petite sur la route des vacances, je me rappelle être coincé à l’arrière de la Passat entre mon frère et ma sœur à écouter Vendredi ou la vie sauvage. C’est réellement une autre façon de découvrir le roman, par la voix de l’auteure, avec ses intonations et son émotion. C’est une très chouette expérience à faire quand tu es trop fatiguée pour lire ou que tu es debout dans le tram et que tu ne peux pas te tenir et lire en même temps.

Je te recommande très certainement la lecture ou l’écoute de ce livre !

L’audiolivre est disponible ici.

 

Lettre à un mal-aimé pour mieux aimer

Salut toi, mon compagnon de route, mon pote de régiment.

Il est 22 heures passées, un vendredi de non sortie et de maladie. Une bonne heure pour t’écrire, en somme.

Pour enfin en finir avec l’addition. Régler mes comptes.

Je ne t’ai pas choisi, on ne m’a pas demandé mon avis. En clair, j’ai fait avec, sans grand enthousiasme non plus.

Pendant longtemps.

Tu étais maladroit, tu as grandi trop vite. Tu étais comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Tiens, c’est marrant cette comparaison.

Mon prénom signifie la grâce, en insistant sur le a et avec c. Sinon, c’est un tout autre spectacle. Disons qu’on se rapproche plus de Fantasia que du Lac des Cygnes. À moins d’y être Le vilain petit canard.

Ne le prend pas comme une insulte, je te le dis sans amertume.

Je te le dis juste comme ça, pour regarder les choses en face et pouvoir avancer. Les complexes ce ne sont que des bou(rre)lets aux pieds et un poids sur les épaules.

Les tiennes sont fortes, on peut encaisser. Tenir le coup, tenir le choc.

Ça me fait drôle de t’écrire. C’est comme si je renouais avec toi alors que je te vois tous les jours.

Mais, je ne te regardais plus.

Pas par dégoût. Ou pas le mien.

J’ai longtemps cru que je t’aimerais davantage si. Avec des un peu plus ou des un peu moins. Que je ne pouvais pas t’aimer comme ça.

Pourtant, force est de constater que tu m’as toujours rendu service.

Tu t’essouffles pour me dire de me bouger, tu as des crampes quand je manque de magnésium, tu te contractes une fois par mois pour te soigner comme au temps où on pratiquait des saignées, tu manges de tout, avec un plaisir mitigé, certes. Mais, tu me permets de tenir debout, devant mon miroir et de me rappeler que malgré les bas, tu as toujours été là. Fidèle.

Réagissant à la moindre de mes émotions, disparaissant à certains moments pour laisser ce trop plein de sentiments faire leur bonhomme de chemin et emporter avec eux un peu de mon amour propre.

Et puis tu revenais, comme un matin d’hiver où le soleil se fraye un chemin entre les rideaux et te laisses deviner la lumière éclatante d’un jour de neige. Tu réapparaissais sûr de toi, de moi pour que ce matin ne soit pas le même qu’hier. Qu’il soit meilleur.

Tu me renvoyais un reflet qui me criait de m’apprendre à t’aimer. Surtout, parce qu’en vrai je m’aime déjà. Et qu’il n’y a rien de mal à ça. Qu’en fait, c’est tout ce qui importe, s’aimer soi, t’aimer toi, m’aimer moi. Si au passage d’autres m’aiment aussi, c’est bien. Ce n’est pas le but. Je veux qu’ils m’aiment parce que je t’aime comme tu es. Je ne veux pas d’amour avec des si, des reproches et de la non-estime de soi. De toi.

Alors oui, tu pourrais être un peu plus ou, un peu moins. Mais, je le pourrais aussi.

Te demander de changer pour que je m’aime mieux, ça ne marche pas. Ça ne marche jamais.

Surtout, que si je me pose 5 minutes – non ok, une bonne demi-heure – devant le miroir, je réalise que ne déteste pas ce que je vois. Au contraire.

Tu transportes avec toi mon fardeau. Comme des stigmates de la vie, de ma vie. Tu es rempli de mes blessures, de mes doutes et de mes forces. Il n’y a rien à ne pas aimer chez toi. Sans doute, y-a-t-il trop à aimer ? Et comme on dit chez moi, mieux vaut trop que pas assez.

C’est dans ton bas ventre que se situe ma confiance en moi, mon centre de gravité. Tu sers tes abdos, non pas pour rentrer ton ventre mais, pour te stabiliser. Pour avoir de la posture de la présence. Et le reste suit. Tes épaules se redressent, ton menton se lève effaçant se trop plein de peau. Tu souris.

Te voir comme ça, à demi nue, émue et pourtant pas vulnérable. Je te crie que je t’aime et te demande pardon.

Je t’ai maltraité, mal aimé.

Mais, cher corps, c’est fini.

Je te rhabille de mon jean noir moulant délaissé depuis trop de temps au profit d’un jean baggy. Je t’enfile un haut semi transparent qui laisse deviner une lingerie en dentelle. Et je te mets du rouge aux lèvres, pas pour me sentir belle mais, pour continuer. Pour ne plus te cacher.

Cher corps, je t’aime.

1, 2, 3 Etretat

Pour ses 60 ans mon papa avait envie de réunir sa petite famille de onze personnes le temps d’un weekend. Eh oui, entre la famille recomposée et les pièces rapportées (quelle horrible expression) on est nombreux. Mais c’est chouette, c’est l’occasion de louer un mini-van, d’imaginer de le peindre de fleurs de couleur et de partir en roadtrip. Mon papa avait choisi Etretat, comme des milliers de français ce weekend-là. En effet, cette petite bourgade au bord de la Manche attire autant de touriste par jour de soleil que la Joconde par jour de pluie.

À peu de chose près.

Mais bon, ça se comprend car Etretat n’est pas moche du tout, c’est même plutôt joli !

Après quelques galères lors du départ telles qu’une enfant malade qui retient ses parents et moi-même qui avait choisi cette voiture là à celle de 9 places louée pour l’occasion. Après une réservation in extrémis d’un premier train pour Paris et d’un deuxième pour le Havre et d’un trajet de près de 5h, me voilà arrivée à bon port pour commencer le week-end familial à minuit, un vendredi soir.

Je ne sais pas si toi aussi tu trouves ça étrange d’arriver en pleine nuit dans un hôtel ou un endroit que tu n’as jamais vu avant. C’est une drôle de sensation de s’endormir sans aucune idée du paysage, sans réellement savoir où tu es.

Bien évidemment, la vue au réveil est complètement à la hauteur de ton imagination, et des photos vues sur internet. Du coup, tu relativises très vite.

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Vue d’Etretat

Pour ses 60 ans, mon papa avait mis les petits plats dans les grands et réservé le Dormy House. L’hôtel se situe sur les hauteurs d’Etretat, offrant une superbe vue panoramique sur la baie et ses falaises.

Les chambres sont charmantes, leur déco matche tout à fait avec l’ambiance de la mer, des falaises, et du décor.

Les petits-déjeuner sont parfait, il s’agit d’un grand buffet sucré-salé. Tu trouveras d’office ton bonheur.

Au programme du weekend, deux petits jours à prendre l’air en pleine figure, à se couper de la ville et du quotidien. Etretat est magnifique, je n’ai pas été déçue. En plus, on a eu une chance de fou avec le temps, il faisait magnifique, surtout le dimanche. Samedi, il y avait une petite brume qui apportait un peu de magie à l’atmosphère.

S’il fait beau, l’ami ne fait pas comme nous, je te conseille de réserver un resto pour tes midis également. Nous avions prévu chaque soir de manger au restaurant de l’hôtel (qui, au passage, est vraiment bon, fin et raffiné). Le samedi on a décidé de pique-niquer et on a été s’acheter le nécessaire dans un supermarché. Cependant, le dimanche, on avait très envie d’un plateau de fruits de mer, en terrasse et au soleil, comme la plupart des touristes venus à Etretat spécifiquement le même weekend que nous. Bande de… Résultat, on est à nouveau aller acheter de quoi manger sur le pouce. Mais, sur la plage face à la mer. Pas dégueu…

Voici le site de l’hôtel, le Dormy House: http://www.dormy-house.com/

Nous somme partis le weekend du 14 octobre dernier.

 

Should I Laugh or Should I Laugh

C’est avec un article un peu particulier que je te retrouve aujourd’hui. Particulier dans sa construction car il aura deux parties.

L’année dernière, je suis allée voir une pièce de théâtre, Should I Stay or Should I Stay  de Simon Thomas avec Jules Churin, Héloïse Jadoul, Manon Joannotéguy et Lucas Meister au théâtre de La Balsamine. Le chic d’avoir une amie comédienne !

Comme la pièce se rejoue à partir du 16 novembre pour quelques représentations et que je retourne la voir, je me suis dit que j’allais te convaincre d’y aller aussi. C’est simple, j’avais a-do-ré.

Je me suis dit que ce serait une bonne façon de te présenter la pièce. T’en parler comme je m’en souviens, un an après et te confirmer ou t’infirmer mes propos une fois la pièce revue.

[7 nov 2017]

Mais, Should I Stay or Should I Stay ça parle de quoi ?

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Photo de la pièce prise sur le site du Théâtre de la Balsamine

La pièce met en scène quatre personnages habillés en super-héros. Ils semblent enfermés dans une pièce malgré que les portes soient ouvertes.

C’est difficile de t’en dire plus, je crois que si je t’en disais plus, je ne te dévoilerais que mon interprétation et je te gâcherais la pièce.

Ce que je peux te dire, c’est qu’on rigole. Et je ne sais pas toi mais, moi, perso, j’aime rire. Surtout quand c’est intelligent. Attention, je ne veux pas dire que ça enchaîne les blagues avec des références culturelles et intellectuelles. Non, c’est intelligent car le rire est bien construit, il ne s’effrite pas et n’est pas de mauvais goût.

On rigole du début à la fin !

C’est difficile de te dire de quoi parle la pièce car, c’est complètement absurde, barré, déjanté, frais, drôle. C’est du belge autant que la piste cyclable qui s’arrête alors que la route continue, que le nombre de travaux dans Bruxelles, que le fonctionnement de la Stib en général et que les horaires de train. C’est complètement barré et on adore détester ça, ça fait partie de notre unité. Sauf qu’ici, tu adoreras adorer ça.

Alors, oui, une des comédiennes c’est ma pote. Tu vas me reprocher ma subjectivité parce qu’évidemment par principe j’aime tout ce qu’elle fait tellement je la trouve talentueuse.  Mais, ce n’est pas un seule-en-scène, elle n’a pas écrit la pièce et elle n’est pas la seule comédienne. Donc, bon. Et puis, vas-y, tu verras par toi-même. Et si tu trouves que je manque d’objectivité, pas de soucis, on en discutera !

 

*

 

[21/11/2017]

Hier soir je suis allé au théâtre. J’aime aller au théâtre.

Toute la journée j’étais impatiente. Même si j’avais déjà vu la pièce. Surtout parce que j’avais déjà vu la pièce.

Pas une seconde je me suis dit que je risquais d’être déçue. Comme quand on regarde un film qui importait tellement dans notre enfance des années plus tard et qu’on ne parvient plus à expliquer pourquoi on l’aimait.

Et j’avais raison, je n’ai pas été déçue. J’ai tout autant adoré. Peut-être même plus. On n’est plus surpris par l’ensemble de la pièce donc on peut se concentrer sur d’autres choses.

Je me suis concentrée davantage sur le texte. Ainsi, je peux vous dire que « Should I Stay or Should I Stay » ça philosophie, ça parle de la mort, de la vie, de la survie, de la construction de montgolfières, de notions de temps, de sandwich américain banane,…

Entre autres choses.

C’est toujours aussi drôle, frais, barré et complètement absurde.

C’était comme de revoir un épisode de Friends que tu connais par cœur. Tu connais la chute donc tu ris par anticipation.

Ce qui est chouette avec une pièce de théâtre comique c’est le public. L’entendre rire, parfois en décaler, parfois bizarrement, ou subitement, ça apporte beaucoup. C’est une atmosphère, une énergie.

J’ai pu également me concentrer davantage sur le jeu d’acteur. Ils sont incroyables, ils se passent quelque chose entre eux sur scène. Comme un clic qui signifie que ça fonctionne. Ils sont drôles et justes. Et puis, leurs expressions sur leur visage et leur manière de se servir de leur corps, Oh my !

Je te conseille d’y aller. C’est 1h05 de rire, c’est bon pour les abdos.

*

Réserve vite ta place ici, ça part comme des petits pains (chauds et au chocolat) :  ici

Plus d’infos sur la pièce: ici

Un BuJo pour avoir le Mojo

Fin août, alors que je préparais la rentrée, je me suis retrouvée à zoner sur Youtube. Je passais d’une vidéo à l’autre, sans but précis, afin de passer le temps et parce que trier ses papiers ce n’est pas mon activité préférée.

En me mettant à jour sur la chaîne « Solange te parle » je suis tombée sur cette vidéo : L’outil qui change la vie ! (mon bullet journal).

Intriguée, j’ai cliqué.

Et depuis, ma vie a changé.

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J’aime bien mettre un titre

Le Bullet Journal est une méthode d’organisation qui se veut efficace et qui s’adapte aux besoins de chacun puisque c’est toi qui le construit.

Tu as simplement besoin d’un carnet et d’un bic. Ne commence pas à chercher « bullet journal » sur Pinterest ou Instagram pour avoir des exemples car tu vas voir tout un tas de personnes qui rendent cette méthode compliquée. Certains diront que ça le rend joli mais, comme le dit Solange, « le but est de se simplifier la vie, pas d’avoir un nouveau hobby qui te phagocyte l’existence ».

Le BuJo c’est une extension de ton cerveau, un « life planner » qui rassemble dans un seul carnet ton agenda, tes notes, tes listes et tes idées.

Mais, comment ça marche ?

Au début, c’est un peu fastidieux car il y a certaines règles à respecter. Mais, une fois cette étape passée, c’est vraiment une méthode qui change la vie si comme moi tu as trop de notes dans ton téléphone, qu’en plus tu as agenda papier car tu aimes le rapport à l’écrit, et que tu adores commencer des carnets mais que tu les termines rarement si bien que tu as une collection imparable de carnets commencés et abandonnés.

Donc, comme je disais, au début, il y a quelques règles à respecter : quand on commence un bullet journal, il ne faut laisser passer aucune page blanche en se disant qu’on la remplira plus tard. On ne le fait jamais. Le but de cette méthode est que tout se suive et s’entremêle afin de ne plus gaspiller d’espace, de carnet et de temps. Et parce que notre cerveau fonctionne comme ça.

Mais, alors, comment on s’y retrouve ?

C’est très simple, au début de ton carnet, tu laisses passer deux doubles pages que tu titres Index. Ensuite, tu prends encore deux doubles pages sur lesquelles tu indiques Future Log. Personnellement, je les ai divisées en 3 mais tu fais comme tu veux. Ces pages te serviront à prévoir le futur, à te voir dans le temps. À chaque subdivision tu indiques le nom du mois auquel la case correspond. Ça ne sert à rien de commencer le future log par le mois de novembre (si tu commences ton BuJo en novembre), tu commences par le mois suivant. Par exemple, si tu commences en novembre, le premier mois que tu marques dans le Future Log c’est décembre.

Une chose très importante dans cette méthode est de numéroter tes pages. Comme ça tu peux t’y retrouver facilement car tu répertories tout dans l’index.

Les deux prochaines doubles pages seront consacrées au mois en cours. Sur la face de gauche et à gauche de la page tu notes les jours et la première lettre du jour de la semaine auxquels ils correspondent (1 – M ; 2 – J ; 3 – V ; …)

La face de droite servira à noter les objectifs importants du mois.

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Pour chaque jour, je note l’événement important. Et à côté, ce sont les trackers, je t’explique ça après.

 

Ensuite, sur la double page qui suit, tu vas indiquer les jours de la semaine afin d’avoir en un coup d’œil ton programme hebdomadaire.

Le principe veut que tu n’écrives que le jour où tu commences le carnet, demain, tu l’écriras demain. Moi, personnellement, j’aime bien un petit peu anticiper et avoir toute ma semaine indiquée. Mais, toi, tu fais comme tu veux.

Une fois, toutes ces étapes réalisées, on entre dans le vif du sujet du pourquoi cette méthode d’organisation est révolutionnaire. Le bullet journal utilise la technique du rapid logging, littéralement : enregistrement rapide, grâce à un système de points, de croix, de flèches et de ronds.

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J’organise ma semaine comme ça, mais, toi, tu fais comme tu veux.

L’idée est qu’en planifiant le présent, à savoir le jour même, tu peux avoir une vue d’ensemble sur le passé afin d’appréhender le futur. Donc, pour chaque jour tu notes les tâches (bullet) à faire que tu précèdes d’un point. Ça peut être « faire la vaisselle », « appeler mamie » ou « remplir fiche impôt ». Il n’y a pas de degré d’importance, toutes tes activités sont simplifiées afin de n’être que de petits objectifs à cocher au cours de ta journée. Quand, vraiment, une tâche est importante style « remplir la déclaration d’impôt », tu peux mettre un astérisque devant afin de la démarquer. Si jamais tu as un rendez-vous précis, afin de le distinguer de ta liste de choses à faire, précède-le d’un rond au lieu d’un point.

Ce qu’il y a de bien avec cette méthode c’est que tu peux finalement l’adapter à tes besoins. Par exemple, j’utilise le sigle triangle quand j’ai un anniversaire à souhaiter.

Une fois, ceci fait, je vais t’expliquer pourquoi c’est révolutionnaire. Tu en as peut-être déjà une idée d’ailleurs. Le principe est que pour chaque jour tu notes l’ensemble des tâches et des activités que tu as envie de réaliser, sans distinction (sauf avec l’astérisque) les unes des autres.

Quand tu accomplis ta tâche, tu recouvres le point ou le cercle qui la précède d’une croix qui signifie « travail accompli ». Si, le soir tu te rends compte que tu n’as pas fait quelque chose, trois options s’offrent à toi en fonction de ce que la tâche représente pour toi. Si tu la trouves importante et que tu as envie de la réaliser dans la semaine tu recouvres le point (ou le rond) d’une flèche vers la droite (>) et tu notes la tâche le lendemain ou le jour qui suit. Cependant, si jamais tu considères que cette activité peut être reportée à un mois ultérieur, tu indiques une flèche vers la gauche (<) et tu te rends aux pages future log afin de rapporter la tâche au mois correspondant. Par exemple, on est en novembre et tu as un repas de famille qui est reporté en décembre. Le jour où ton événement est annulé tu le recouvre d’une flèche vers la gauche. Tu te rends au début de ton carnet, aux pages Future Log afin d’inscrire en-dessous du mois de décembre « repas de famille ». En revanche, et c’est la dernière option, si tu considères que la tâche ne mérite plus d’y consacrer du temps, ou que le rendez-vous est tout simplement annulé, tu le barres sans le renoter nulle part.

Voilà les principes de base de cette méthode, à savoir que le but n’est pas d’indiquer tes semaines à l’avances. Chaque dimanche, ou un peu avant si vraiment ça te démange, tu prends la première double page disponible de ton carnet pour y noter la semaine suivante.

L’idée de remplir la PROCHAINE DOUBLE PAGE DISPO est très importante. L’index est fait pour ça, puisque tout ce que tu notes dans ton bujo, tu le répertories dans le sommaire. Il ne faut laisser aucune page libre !

Si un jour, par exemple, tu as envie de lister les films que tu dois voir, tu prends la prochaine page disponible, tu lui mets un titre genre : « films à voir » (simplifions-nous la vie), tu répertories le numéro de page dans ton index et tu peux commencer à compléter ta liste.

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Exemple d’une double page qui ce serait retrouvée, avant mon BuJo, dans deux carnets différents

Ce qu’il y a de pratiques, c’est que ça t’aide à t’organiser et à te mettre au boulot. Les semaines où j’ai quasi que des petites croix signifiant « tâche accomplie », je suis ravie. Ça me booste et ça me motive. Grâce à ça, j’avance dans mes projets personnels et j’ai pu, par exemple, être beaucoup plus régulière sur ce blog.

Au plus longtemps on l’utilise, au mieux on adapte cette méthode à ce qui est important pour nous. Depuis trois mois, dans la double page réservée au mois, je note à côté des jours des trackers afin de voir si je suis régulière dans certaines choses. Les trackers sont personnels à chacun. Les miens sont (pour vous donner un exemple) : l’activité physique, la lecture, l’alcool, le blog, et la bouffe. Ainsi, pour chaque jour je peux cocher si je l’ai fait.

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J’aime bien, chaque soir, prendre le temps de revenir sur un aspect positif de ma journée et le noter. Et pas de place de perdu, je reprends une semaine juste après.

Cette méthode a réellement changé ma vie. En plus d’être pratique car elle permet de concentrer tes objectifs, ton calendrier et tes notes au même endroit, elle te permet d’avoir sans cesse une vue d’ensemble. Je ne perds plus mon temps.

J’aurai aimé me familiariser avec cette technique d’organisation pendant mes études. Comme chaque tâche est « réduite », simplifier en petites activités à accomplir sur ta journée, la masse de travail te paraît moins importante. Et, à chaque fois que tu coches, tu te rends compte que ce n’était pas compliqué à faire donc, tu passes à la tâche suivante et ainsi de suite. Tu ne perds plus ton temps à tenter de te bouger les fesses pour faire ce que tu dois faire ou même, ce que tu as envies de faire mais ne fais pas par fainéantise aigüe.

Depuis le mois de septembre, j’utilise un bullet journal pour le boulot et je n’ai jamais été aussi efficace. Entre les personnes à recevoir, les rapports à rédiger, les suivis à assurer, il arrivait que la masse de travail à accomplir me paralyse et que je ne fasse plus rien. J’ai ce problème depuis toujours : me mettre au travail. Le fait de simplifier la masse de boulot en de petites tâches à accomplir m’a permis d’être plus efficace. Il est de plus en plus rare que je termine une journée avec des choses reportées au lendemain et, encore plus rare, qu’à la fin de la semaine je n’ai pas fait tout ce que je devais faire. Si comme moi, tu travailles dans le social ou dans un domaine où il arrive de se sentir submergé émotionnellement et d’avoir parfois difficile de séparer boulot et vie privée, cette méthode permet de compartimenter. Je suis plus efficace au travail, mes émotions ne sont plus un frein et je n’emporte plus, ou moins, le travail à la maison.

Il y a une expression que j’aime bien : « la chance, ça se travaille et s’entretient ». Je ne sais plus qui m’a dit ça, ni dans quelles circonstances mais, je trouve que c’est vrai. On croit toujours que ce qui arrive aux autres c’est du pot et que c’est pour ça que nous, on n’y arrive pas. Or, la chance ça se provoque et ça commence par le travail. On ne réalise pas ses rêves si on n’y consacre pas le temps dû. Depuis cette méthode, je rentabilise mieux mon temps entre ce que je veux faire et ce que je dois faire. Même mon temps libre (de glande devant des séries) devient du temps pour moi et un ainsi, un objectif. Je ne le vois plus comme une perte de temps puisque j’ai la preuve écrite que je ne fous pas rien de mes journées. Donc, si pendant une soirée j’ai envie de traîner de mon canap’ à mon lit, je ne culpabilise plus. Ce que je voulais faire, je l’ai fait.

Pour plus d’informations sur cette méthode, je te recommande deux vidéos, c’est parfois plus facile à comprendre en vidéo :

 

C’est dans un trou perdu que nous nous sommes trouvées

Quel titre plein de condescendance urbaine !

Enfin, l’adjectif urbaine n’a de sens que si tu sais que je suis Bruxelloise et que je vais parler d’un week-end à la Campagne. Sinon, bah tu ne te dis rien dit tout.

Autre signe de ma fierté citadine est l’emploi de la majuscule au mot campagne. En effet, tout ce qui n’est pas Bruxelles et qui n’est pas une ville, c’est la campagne.

Tu es parti où ce week-end ?

À la campagne, c’était revigorant

Mais, où ?

Dans les Ardennes…

(Quand on va à la Campagne, c’est d’office dans les Ardennes, non ?)

Bref, en l’honneur d’une amie commune, nous avons organisé un week-end « mise au vert et mise en bière » (la boisson) à Erezée, près de Durbuy, dans les Ardennes (les vraies).

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Photo d’Helena

Le programme était simple : 10 amies dont une soeur, deux jours, une nuit, deux bonnes balades, quatre bons repas, un cocktail, quelques bières, des papotes entre potes, des blagues qui marchent quand d’autres laissent coi, un running gag qui a inspiré le titre de l’article, une micro-brasserie à Durbuy qui porte bien son nom, un bar vintage, des bruits de la chasse, une partie de Mysterium (un trop cool jeu de société si vous êtes blasés du Cluedo), des mikados trop durs à attraper sans faire bouger les autres, un superbe Airbnb dans un superbe cadre avec des hôtes sympas.

 

D’ailleurs, en parlant de ce dernier, le Airbnb, il était très beau.

Nous avions jeté notre dévolu sur un chalet entouré d’arbre, dans la nature « profonde ».

Nous n’avons pas été déçue, il était fonctionnel, propre, décoré avec goût (tableaux d’Alechinsky et monochromes), doté de canapés confortables, d’une literie au top de ce qu’on fait de mieux, d’un poêle à bois dans le salon et d’une terrasse accueillante.

C’était la première fois pour beaucoup d’entre nous que nous choisissions un lieu toujours occupé par ses hôtes. C’était d’ailleurs le principe de leur annonce car le prix de la nuit comprend un délicieux repas le soir et le petit-déjeuner le lendemain.

Pour notre part, nous avons trouvé ça un peu cher même si le repas était très bon et le petit déjeuner digne d’un dimanche matin.

Nous avons payé 629, 42 € pour une nuit. Alors, évidement divisé par 9 c’est moins impressionnant mais, à ce prix-là, j’aurais espéré un repas plus festif qu’un boulet sauce lapin – frites et une tarte aux pommes en dessert. J’aurais inclus le vin ou la bière du repas dans le prix et j’aurais pourvu les invités de vrais essuis de douche. Surtout quand ils demandent s’ils doivent en apporter.

Finalement de ce week-end, j’en garde du positif. L’air frais et revigorant a permis pendant quelques heures d’effacer celui pollué de la ville. Nous avons ri et passé un moment important, soudé des amitiés et mangé d’excellents repas.

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Elle est si mignonne !

L’air de la Campagne quand même, ça fait du bien !

Pour découvrir l’annonce de l’Airbnb, cliquez ici. Je vous le recommande !

 

« Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon endroit, au bon moment »

Vendredi soir dernier, j’ai dévoré un livre

Mes yeux parcouraient les pages, les mots, assoiffés

Plus les pages défilaient plus je devenais ivre

Prise par cette histoire impossible de m’arrêter

Je ne suis pas une pro de la poésie, loin de là, mes vers s’arrêteront là. Je laisse ce travail à Clémentine Beauvais qui y arrive à la perfection dans son dernier livre.

Vous l’aurez compris, j’ai dévoré « Songe à la douceur ». Déjà, parce que la forme me plaisait et m’intriguait : un livre entier écrit en vers libres. Et aussi, parce que l’histoire est belle. Heureusement, d’ailleurs, l’originalité ne fait pas tout.

La forme sert son contenu et le porte. Sa poésie est idéale car totalement accessible. C’est un véritable média pour se plonger dans les pensées des personnages. Le rythme, les rimes, le ton et sa musicalité sont autant d’éléments qui te transportent et te permettent de te jeter à cœurs perdus dans le texte.

Le travail de narration est impressionnant. Elle apporte de la profondeur et du sens à l’introspection dans l’intime des protagonistes. Tantôt, grâce à une note d’humour, tantôt en permettant de faire un arrêt sur image afin de comprendre l’histoire en général et, Eugène et Tatiana en particulier. C’est pour moi ce qui amène le plus de modernité au roman, qui est très actuel.

« Songe à la douceur » est inspiré d’ « Eugène Onéguine » de Pouchkine et de l’Opéra éponyme de Tchaikovsky. Mais, pas besoin d’être familier de ces deux œuvres pour saisir celle de Clémentine Beauvais. Il s’agit d’une histoire d’amour teintée d’hier et d’aujourd’hui. Deux anciennes connaissances se retrouvent 10 ans après, complétement par hasard. Et voilà que le jeu de séduction s’inverse.

Dans un chapitre, Eugène a 17 ans et Tatiana 14 alors que dans le suivant, nous sommes en 2016, 10 ans après. À l’époque, Tatiana vouait une passion adolescente pour l’ami de son voisin et expérimentait les émotions incontrôlables d’un amour naissant. Tandis qu’Eugène était un jeune homme un peu blasé, croyant avoir tout expérimenté et un peu imbu de lui-même.

10 ans après, la passion – l’obsession – s’inverse.

Les flashbacks sont utiles car ils permettent de mettre la lumière sur les parts d’ombre du passé afin d’éclairer le présent. Que s’est-il véritablement passé entre-eux ?

Les retours en arrière permettent également de faire un saut dans l’adolescence. Cette période un peu ingrate où toutes les émotions sont fulminantes. On est trop rêveur ou trop cynique, trop amoureux ou trop en conflit, trop timide ou trop extraverti, dans la confiance ou dans le doute permanent. Tout est trop ou pas assez.

C’est durant cette période que l’on écrit des lettres d’amour, qu’on passe sa nuit sur MSN à épier si l’Elu se connecte, à avoir des conversations vides de sens mais qui signifie l’univers pour nous. On est jeune et finalement, on ne connaît pas grand-chose. On tente des approches, on ose sans doute plus que maintenant.

10 ans plus tard, Eugène et Tatiana ont 10 ans de plus. Cette période de la vie où on ne sent plus des enfants et pas encore adulte. Pris entre les souvenirs de nos vieux rêves et les quelques désillusions qui se sont déjà écrasées sur notre chemin. C’est l’âge où on doit faire preuve de responsabilités sans pourtant comprendre comment on en est arrivé là. On cherche l’amour pour faire comme les autres mais, le voulons-nous vraiment ? On se pose toujours autant de questions mais, on a compris que nous seul pouvons décider pour nous même. On est partagé entre cette naïveté, naufrage de notre adolescence, et la dure réalité de la vie. Celle qui impose de faire des choix, de prendre des décisions.

Clémentine Beauvais parvient avec délicatesse et bienveillance à mettre en lumière deux âges particuliers dans le parcours d’un jeune homme et d’une jeune femme.

L’histoire d’amour est réaliste tout en restant romantique. On s’y retrouve et on arrive à rêver un peu. On s’identifie aux personnages et aux troubles de leur adolescence. À leurs questionnements actuels et passés.

En plus d’être bien écrit, le livre est bien construit. Il se lit – se dévore – rapidement. On est plongé dans cette histoire comme dans un bon film qu’on regarderait un dimanche soir d’hiver blotti sous sa couette. Notre lit devient un sanctuaire, gardien du rêve, de l’amour d’Eugène et de Tatiana. Il devient le témoin d’un âge que les moins de trente ans se rappelle comme hier. Je vous mets au défi de le poser avant sa dernière page pour rejoindre Morphée.

Personnellement, je l’ai lu entre Paris et le Havre. J’avais un weekend familial organisé et je devais y aller en train. 4h de trajet pour faire Bruxelles – Paris, changer de gare, et monter dans un deuxième train pour rejoindre le Havre. Ce dernier était un Intercité qui s’arrête dans des gares dont les villes paraissent seulement exister dans un téléfilm français. Pourtant, le trajet n’a duré que 30 minutes. 2 minutes pour lire le roman et 28 pour me rendre compte que je n’étais pas encore arrivée à bon port… une fois la dernière page tournée, j’avais envie de le recommencer.

 

 

 

Pour que nos hiers ne soient pas leurs demains

Je profite de cette déferlante sur les réseaux sociaux du hashtag Balance Ton Porc et Me Too pour dire que moi aussi.

À moi aussi cela m’est arrivé.

Je profite que ce hashtag soit encore un événement pour parler, écrire et extérioriser ces non-événements que j’ai vécu. Et oui. On le sait que trop bien, au plus l’histoire se répète, au plus elle devient un non-événement. Tout au plus une anecdote croustillante – autant que la baguette un peu trop cuite qui t’écorche le palais – qu’on raconte à ses amies autour de clopes et de verres de vin. Tout au moins, un passage presque banal (obligé) dans la vie d’une fille, dans sa construction d’elle-même.

Alors avant que ce mouvement de libération de la parole ne devienne un non-événement également, je profite que la lumière ne se soit pas encore assombrit pour partager mon événement. Ou plutôt, mes événements. Car, comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, une histoire d’agression sexuelle ou de harcèlement est rarement un cas isolé.

Depuis quelques jours, je ne sais pas si ce qui me surprend le plus ce sont toutes les histoires que l’on peut lire en surfant sur les différents hashtags, ou le nombre d’histoires qu’il y a. Et ce silence qui les enrobait.

Parce que, malheureusement, des histoires d’agressions, de harcèlements, de malaises, de rapports de domination, on est trop nombreuses à en avoir vécu. Des histoires sexuellement inconfortables – au sens qu’il n’y a pas de consentement et que le cadre ne s’y prête pas puisqu’il ne s’agit pas de séduction –  où des hommes te font te sentir comme un simple et vulgaire être sexuellement sexué arrivent bien trop souvent. À bien trop de femmes.

Il ne faut pas être particulièrement jolie, ni correspondre aux critères de beauté prédéfinis par la société pour être victimes. Il ne faut pas être trop sexy, ni vulgaire, ni avoir un trop imposant décolleté ou de jolies fesses galbées.

Et pourtant, on croit toujours qu’on aurait pu l’éviter.

« Après tout, si j’avais mis un pantalon, ça ne serait probablement pas arrivé »

Faux.

J’avais un pantalon, un col roulé ou un sweat trop grand et peu flatteur.

Une autre fois je portais un bas de pyjama, mes cheveux gras de jour de blocus ramenés en un chignon déstructuré, des lunettes sur le nez retenues par une montée d’acné fruit d’une mauvaise hygiène alimentaire, elle-même le fruit d’une session d’examens.

Un jour il n’était même pas question de ce que je portais. J’avais à tout cassé 8 ans et je devais téléphoner à ma grand-mère pour son anniversaire. Sauf qu’en me dictant le numéro mon père s’est trompé d’un chiffre. Un chiffre. Il a suffi d’un chiffre pour que ma grand-mère devienne, à priori, le grand-père de quelqu’un d’autre. Je dis grand-père, encore aujourd’hui, afin de rendre attachant la conversation d’un vieil homme avec une petite fille de 8 ans, encore trop naïve pour se poser des questions. Cet homme, au lieu d’avoir la réaction normale d’une personne normale à qui on téléphone erronément, n’a pas raccroché. Il me demandait comment je m’appelais, quel âge j’avais, qu’est-ce que je faisais et à quelle école j’allais. Mon père, qui écoutait d’une oreille distraite, s’est rendue compte que je racontais des choses que ma grand-mère savait déjà. Il n’a pas fallu plus de temps que de déposer la pièce de puzzle qu’il tenait dans les mains pour prendre le téléphone, confirmé ses craintes en parlant au vieil homme et raccroché. Ensuite, il m’a engueulé.

À l’époque, j’ai trouvé ça violent. Je n’avais pas le recul d’aujourd’hui pour comprendre que mon papa avait eu peur.

J’ai cru que c’était de ma faute.

Un soir, j’avais 16 ans. J’allais en boîte de nuit. Cadre banal à une histoire toute fois tout aussi banale.

J’étais contente, insouciante, souriante, et plein d’autres adjectifs plutôt positifs. Je n’étais pas méfiante.

À la sortie, après une bonne soirée à danser, on s’est dit qu’on prendrait bien un taxi. Nos parents nous avaient donné l’argent pour. Ils savaient que nous sortions, nous ne cherchions pas à faire quelque chose d’illégal à paraître plus vieilles que notre âge. Et puis, même si c’était le cas, ça nous regarde non ?

Mais, voilà qu’un homme, âgé et dégueulasse. Plus de 10 ans après, c’est tout ce qui me vient en pensant à cet homme, dans sa voiture, faisant la sortie des boîtes de nuit. Donc, cet homme, âgé et dégueulasse nous propose de monter dans sa voiture avec lui. Pas de nous raccompagner, ni de nous déposer quelque part. Non, il nous propose de monter avec lui et d’aller chez lui.

Évidemment, on lui dit non, gentiment et poliment. Parce qu’en plus de nous apprendre à ne pas monter dans la voiture d’inconnus on nous apprend à refuser la proposition poliment. Les bonnes manières en toutes circonstances.

Sauf que, les bonnes manières, ça n’a servi à rien. Il nous a suivi. Malgré qu’on change de trottoir, qu’on décide de marcher afin de ne pas rester plantée comme trois idiotes à attendre notre taxi. Lui mentir sur notre âge n’arrange rien. Il aime les filles de 14 ans. Il nous aime. Et, il croit que ça nous fait plaisir. Apeurées, on continue. On n’a pas beaucoup d’expériences de la rue, la nuit et des sorties de boîtes de nuit. Et par pas beaucoup, je veux dire aucune. Sauf ce que nos sœurs nous ont racontées. Nous ont-elles vraiment tout raconté, d’ailleurs ? Y’a-t-il quelque chose à raconter ? Est-ce le rôle des filles de se transmettre, de génération en génération, les dangers de la nuit ? Est-ce notre responsabilité ?

Heureusement, l’histoire s’est terminée au moment où on est montée dans un taxi et que ce dernier ait accepté d’entamer une course poursuite dans les rues de Bruxelles afin que ce prédateur ne puisse pas savoir où on habite.

Un autre jour, j’avais 15, 20 ou 25 ans. J’étais tranquillement dans un transport en commun avec, probablement de la musique dans les oreilles. C’est mon habitude. Quand j’ai senti une présence insistante dans mon dos. Je m’éloigne autant que je le peux, que l’espace et le monde me le permet. Mais, rien y fait. Quelques secondes plus tard, cette présence. Encore. Et toujours là. Je n’ose pas me retourner pour lui faire face. Je tente de m’éloigner. J’arrive à court d’option, de place quand je sens à nouveau sa présence. Cette fois plus insistante au niveau de mes fesses. Je n’en peux plus, j’ai envie de pleurer. Peut-être que je pleure, au fond. Mais, les larmes ne couleront pas. Ou plus tard. J’ai envie de hurler aussi. Sauf que je me retiens. Je suis sortie du bus, du tram ou du métro. J’avais perdu.

Un jour. Un soir. Il y a plus de 15 ans. Ou hier. J’ai été en insécurité.

J’ai eu honte, j’ai questionné ma garde-robe, le maquillage que je portais, je me suis dit que j’avais dû faire quelque chose de mal, ou que ce genre de chose arrive. Parce que c’est comme ça. Je n’ai pas parlé, ou en grossissant le trait. J’ai tenté d’en rire. Je me suis dit que ça me ferait une histoire à raconter. Que moi aussi je voulais une histoire à raconter.

Sauf qu’un jour, j’ai réalisé que je n’y étais pour rien. Ce qu’il m’est arrivé est arrivé à d’autres. À trop d’autres personnes, de femmes pour que ce soit de ma faute. Rien ne justifie ces comportements. Les victimes ne font pas les prédateurs.

En tant que jeune femme, j’ai grandi en apprenant à être vigilante. Sans me méfier des hommes, on m’a appris à faire attention. À ne pas provoquer. C’est presque comme si on nous apprenait à s’effacer. À ne surtout pas réagir. Au risque que ça dégénère.

Sauf que, si toute femme en devenir est potentiellement une victime c’est parce que tout homme est potentiellement un bourreau qui s’ignore. Car c’est la société qui les crée. Comme elle fait de nous des victimes silencieuses de ce rapport de force qui s’opère.

Libérez la parole via les #BalanceTonPorc et les #MeToo c’est éveiller les consciences et ensemble s’éduquer. Pour que nos hiers ne soient pas leurs demains.

 

La Playlist de Ma Vie

Il y a des chansons qui ne nous quittent pas depuis qu’on est gamins et d’autres qu’on découvre plus tard et qui font écho à des étapes de notre vie.

Je ne vous ai pas encore beaucoup parlé de musique par ici, ci ce n’est de Janis Joplin et Patti Smith.

J’avais envie de rassembler les 30 chansons qui importent peut-être un peu plus que les autres. Si j’y passais des journées entières, cette playlist se compléterait sans cesse. Mais, voici un bon échantillon.

Je vous invite à écouter ces chansons sur la playlist que j’ai constitué pour l’occasion, c’est ici:

Pour danser :

Patrice – Music (c’est simple, il suffit des trois premières notes et je suis debout)

Christine and the Queens – Saint-Claude

La Femme – Où va le monde ?

Exotica – Une Miss s’immisce

Kenny Loggins – Footloose (quand ton lâché prise commence par tes pieds)

Pour soigner une rupture :

Ben Mazué – La résiliation (criant d’intelligence)

Brigitte – Palladium (j’attends, avec impatience, qu’une amie rompe afin de pouvoir partager cette chanson avec elle. Non, je ne suis pas cruelle)

Whitney Houston – It’s not right but it’s ok (bien évidemment si ton mec/ta meuf t’a trompé, menti et qu’il espère quand même que tu ne vas pas le jeter. C’est la chanson si tu as besoin de passer tes nerfs)

Pour dire je t’aime :

Otis Redding – Cigarettes and Coffee (la beauté, la simplicité, l’amour sans artifice)

Fauve – Kané (Aimer quelqu’un pour ses défauts)

Pour devenir parolière :

Etienne Daho – If (ou devenir poète)

Tim Dup – TER Centre

Pour quand on n’a pas trop le moral :

Etienne Daho – Le premier jour du reste de ta vie

Janis Joplin – Kozmic Blues (Janis, le remède ultime)

Her – Blossom Roses (nouvelle découverte qui ne quitte plus mes oreilles. Ce groupe, cette musique et je me laisse bercer)

Je ne fais aucun favoritisme pour Janis (quoi que) mais, c’est le seul disque que j’ai…

Pour quand tu aimerais que ta vie soit une série télé :

Woodkid – Run Boy Run (si tu es énervée et que comme dans une série tu aimerais l’être en courant à toute vitesse dans les rues d’une banlieue chic américaine. Mais au lieu de ça, tu fais le ménage. Mais, de manière très, très énergique)

Naughty Boy – Runnin’ (Loose It All) (c’est le moment crucial, tu es un tournant, entre flashback et moment crucial, celui déterminant qui va changer ta vie, tu l’as décidé rien ne sera plus comme avant)

Golden Boy & Miss Kittin – Rippin Kittin (J’aurais pu l’inscrire dans les musiques pour danser mais, j’imagine la scène de film, on entre dans la boîte de nuit, jeux de lumières, on focus sur une fille dans une robe un peu trop sexy qui chasse ses démons sur la piste de danse. Et puis, j’ai découvert cette chanson dans Big Little Lies, donc ça méritait sa place ici)

Pour les voyages en voiture :

Simon & Garfunkel – Cecilia

Brigitte Bardot – Moi je joue

Francis Cabrel – La Corrida

Georges Brassens – Brave Margot

Les titres cités sont un choix non-exhaustif parmi les artistes élus. En gros, l’intégralité de leur répertoire a accompagné nombres de voyages familiaux.

Pour faire l’amour :

Jane Birkin & Serge Gainsbourg – Je t’aime moi non plus

Marvin Gaye – Sexual Healing (so cliché)

Pour militer :

L’homme qui parle – La crise (les paroles se suffisent à elles-mêmes, non ?)

Bebe – Malo (bouleversante de vérité cette chanson qui dénonce les violences faites aux femmes. La voix de bebe et la musique te fera danser pour exprimer ta haine)

Michael Jackson – They Don’t Care About Us (la justesse)

Lesley Gore – You Don’t Own Me (la base. Des paroles si éloquentes)

Pour pleurer :

Léo Ferré – Avec le temps (à chaque fois, j’ai arrêté de lutter)

Jacques Brel – La Quête (depuis les funérailles de mon grand-père, le premier enterrement d’une personne proche de moi, je n’arrive plus à l’écouter sans pleurer. Mon grand-père, mon étoile)

Veni, vidi, mangiati

« On n’est jamais déçu par la nourriture italienne ». Petit cliché, certes positif mais, cliché tout de même, auquel je crois, profondément.

Je vous vois venir, avec vos dizaines de contre-exemples…

Non, je trouve qu’il est difficile de trouver un mauvais restaurant italien.

Et c’est tant mieux car aujourd’hui je vais vous parler d’un coup de cœur culinaire au sens gustatif du terme, au sens que quand tu manges ce qui est préparé et que tu fermes les yeux (même pas en fait) tu as l’impression d’être loin, sur une terrasse au soleil, bercé par le bruit de l’agitation de la place autour de toi, c’est jour de marché et les gens sont heureux.

Osteria Bolognese est mon nouveau restaurant italien préféré. Et à mon avis, je ne suis pas la seule.

Déjà, il faut s’y prendre au minimum trois semaines à l‘avance pour avoir une table mais on ne regrette pas l’attente. Ni le voyage, ni le restaurant.

Comme le nom l’indique, la taverne présente de la cuisine originaire de la région de Bologne. La plupart de leurs produits vienne, d’ailleurs, de là-bas. Il vous propose un ensemble de quelques entrées, plats et desserts, qui varient selon les saisons, les arrivages et l’envie du chef je suppose. Les serveurs vous expliqueront les différents plats du menu. Et là ce sera pour vous qu’il sera difficile de décider… c’est simple, tout à l’air délicieux.

En vrai, tout est délicieux. Mais ça, vous le serez plus tard.

Cependant, l’apéritif, le « véritable » Lambrusco, vin rouge pétillant pour les profanes, et l’entrée composée de son assiette de charcuterie certifiée sans nitrite vous feront déjà très bonne impression.

Je vous conseille d’avoir faim. Ou d’être le genre de personne où la faim vient en mangeant.

C’est le restaurant parfait pour vous aider à lutter contre la petite déprime du mois d’octobre. L’ambiance du restaurant est plutôt enjouée, on avait l’impression qu’il était passé 23h, alors que… pas du tout, il était 21h.

Demandez au serveur de goûter son Limoncello fait maison, une tuerie !

Osteria Bolognese | Rue de la Paix, 49 à 1050 Ixelles | 02 608 51 54 | www.osteriabolognese.be

120 mots pour 120 battements par minute

Important. Bouleversant. Giffle. Coup de poing. Coup de sang. Éducatif. Romantique. Militant. Amour. Sida. Maladie. Lutte. Triste. Émouvant. Essentiel. Existentiel. Ouverture. Liberté. Magistral. Jeux d’acteurs. Réalisation. Son. Grand prix du jury à Cannes. Leçon. Humilité. Grandiose. Émotion.

On retient son souffle, sa respiration. Assis dans son fauteuil, dans le silence de cette salle qui 5 minutes avant était remplie de bruit.

Pris par l’émotion, le générique de fin défile dans un silence presque religieux. Il faut intégrer ce qu’on vient de voir sur cet écran. Personne n’arrive à se lever. Quand une femme derrière moi me donne un coup de manteau en essayant de le mettre. Un fou rire éclate. Entre rire et larme, on se dit : « c’est l’émotion ».

Processed With Darkroom

« Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant »

Comme je suis une meuf rationnelle, je vous présente les deux livres parfaits pour se détendre au bord d’une piscine le 1er septembre, quand les vacances sont finies.

En réalité, c’est un concours de circonstances. Et puis, parmi vous, il y en a peut-être qui aiment partir quand les gens rentrent de congé ? Ou vous êtes étudiant et vous vous accordez une semaine de vacances avant votre rentrée ? Ou alors, vous savez très bien lire un bouquin idéal pour les vacances, chez vous ou dans les transports pour aller au boulot ?

Bref, qui que vous soyez, il est possible que vous appréciez la lecture de ces deux romans.

Il s’agit de « Les gens heureux lisent et boivent du café » et « La vie est facile, ne t’inquiète pas » de Agnès Martin – Lugand.

C’est le genre de bouquin qu’on trouve dans une gare ou un supermarché. Ce n’est pas de la grande littérature et pourtant, ça fait du bien. La simplicité de l’écriture apportant une justesse à l’émotion et au ton.

Diane est une jeune femme d’une trentaine d’années qui se maintient en vie, tant qu’elle peut, après le décès de son mari et de leur fille. Colin et Clara. Les deux amours de sa vie.

Ça parle de deuil, de résilience, de famille, celle qu’on se choisit, de l’Irlande, de bonheur perdu et retrouvé, d’accomplissement de soi, de réveil douloureux agrémentés de café et de cigarettes, d’amitié, d’amour, de rencontres, d’au-revoir, de cœurs brisés, de reconstruction, et de renouveau. La vie quoi !

Comme je vous le disais, malgré l’écriture sans grande prétention on est plongé dans l’histoire, dans cette lutte intérieure pour rester en vie et se reconstruire. La simplicité n’enlève rien à la justesse et sublime l’émotion.

On sourit, on pleure, on voyage et on termine le deuxième roman (qui est la suite) le cœur plus léger.

Ces livres font du bien car, une fois n’est pas coutume, on apprend qu’on se remet. On se remet de tout. On a tous la capacité de surmonter les épreuves. C’est en nous. Ça prend le temps que ça prend mais, on survit. Et, parfois, on y reprend goût.

Si comme moi, la rentrée scolaire rend votre trajet en tram ou en métro très inconfortable, je vous recommande le livre afin de vous couper du monde, de suspendre le temps, juste le temps d’un trajet.

« L’aboutissement d’un deuil normal n’est en aucune façon l’oubli du disparu, mais l’aptitude à le situer à sa juste place dans une histoire achevée, l’aptitude à réinvestir pleinement les activités vivantes, les projets et les désirs qui donnent de la valeur à l’existence ».
Monique Bydlowsky, Je rêve un enfant.

De l’importance de s’aimer

Je succombe à cette mode-de-blogueuse-qui-s’y-croit pour vous livrer un billet d’humeur.

C’est habitée par cette énergie qui ne me quitte pas depuis hier soir – alors que j’ai facile 4-5h de sommeil dans les pattes – que j’ai envie de vous parler d’amitié.

Il est difficile de s’entourer de bonnes personnes, bienveillantes, encourageantes, aimantes, compréhensives et enthousiastes. Particulièrement, entre femmes. Je n’ai pas envie de faire une analyse politico-sociéto-militanto-féministe des raisons qui justifient ce triste constat car, je devrais faire davantage de recherches sur le sujet et je perdrais l’authenticité de vous faire un billet d’humeur, sur le moment, dans l’instant.

J’avais envie de vous parler d’amitié entre femmes.

Hier soir, autour de trop de bières et trop de cigarettes, avec mes amies nous n’avons pas refait le monde. Nous avons pris le temps de parler de nous, de chacune d’entre nous et de nos amies absentes. Sans jugement, ni critique. Seulement dans l’intérêt de l’autre, pour l’autre. Nous nous sommes complimentées, remises en questions, posées des questions, nous avons écouté, parlé. Vraiment parlé. Nous nous sommes dit les choses. Sans artifices, dans la brutalité de l’émotion et la douceur de la bienveillance. En partant du principe que nous avons chacune nos vies et que, toutes, nous suivons un chemin, certes différent mais, un chemin tout de même. Ce qui est important pour l’une mérite encouragements ou félicitations. On s’apporte toutes quelque chose, une écoute ou une perspective différente, la possibilité de voir les choses différemment. Sans obligations de suivre le conseil donné. On prend conscience que la vie de chacune ne nous appartient pas. C’est simplement un cadeau d’être invitée à en faire partie. Et, il faut le préserver.

On a trop souvent tendance à croire qu’on a le droit de donner son opinion. Et même si, souvent c’est vrai. On oublie qu’elle n’intéresse pas forcément la personne en face de soi. Partager son opinion, c’est attendre qu’on nous la demande. Et, là encore, il faut faire attention. Dans l’éventualité d’être présent tout simplement pour ses amies, il faut se rappeler que notre opinion n’est pas une injonction. Il n’y a rien qui fait plus mal qu’une amie qui te dit « tu vois, je te l’avais dit », ça n’aide personne.

On ne dit pas assez aux gens qu’on aime qu’on les aime, qu’on est fier d’eux, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font. On ne se félicite plus et ne s’encourage pas assez. Enfermés dans nos mondes individualistes, on ne se rend plus compte de l’importance de chacun.

Entre femmes, il est primordiale qu’on n’arrête de se basher. Surtout entre copines. Il n’y a pas de compétitions et nos différences de vies et de trajectoires font notre richesse. Le bonheur de l’une est le bonheur de l’autre. Le bonheur de se voir heureuse. De savoir l’autre heureuse. Et se réjouir ne veut pas dire qu’on souhaite la même chose, ni qu’on soit jalouse.

C’était si bénéfique de se parler sans tabous, dans le respect, l’amour, la compassion, l’empathie et la bienveillance. Le tout saupoudré d’humour et de légèreté.

Je sais que cette conversation, un peu insolite, représente complétement l’état d’esprit dans lequel je suis vis-à-vis de mes amies. C’est ce que je recherche. Ce dont j’ai besoin.

Sans tomber dans le discours Girl Power, les amies ça rend forte. Sans avoir refait le monde à coup de gorgées de bières et de lattes de cigarette, je le vois sous un autre angle aujourd’hui. Vous me direz que c’est probablement les effluves de l’alcool qui parle, et vous auriez peut-être raison, mais je me sens euphorique. Oui.

C’est pleine d’énergie, et d’amour aussi, que je suis rentrée chez moi. Malgré la petite nuit qui a suivie et le réveil qui piquait ce matin, je suis heureuse.

J’avais envie de vous dire merci (je sais qu’elles me lisent) et de transmettre ma bonne humeur.

Après tout, c’est ça un billet d’humeur, non ?!

Summer Hits 2017

L’été est pour moi la saison où je prends le temps et je profite. C’est le moment pour découvrir ou redécouvrir des endroits, des produits, des amis. On bouscule sa routine, on profite des soldes pour craquer sur le vêtement ou le produit de maquillage qui nous fait de l’œil depuis des mois, on prend le temps de voir ses potes et, surtout, on prépare la rentrée. Enfin, pas trop vite quand même. D’abord on se cale dans le canap’ avec des amandes au chocolat ou on refait le monde à la terrasse du coin.

Cet été, n’étant quasi pas partie en vacances, j’en ai profité pour me concentrer sur tout un tas de choses qui m’ont rendu le temps plus doux et plus agréable.

Sans plus de détours, je vous livre mes indispensables de cet été :

Boire un verre avec des amis

  • À la Guinguette du parc de Forest

C’est l’endroit idéal pour se retrouver entre amis ou en famille. Qu’on ait envie d’être au soleil, à l’ombre, de boire un thé glacé pendant que les neveux ou les gosses des copains jouent dans le sable, ou encore qu’on ait envie de passer un moment entre amis au moment de l’apéro !

La Guinguette du parc de Forest, c’est tous les jours sauf le lundi. Plus d’info ici

  • Au Café La Pompe à Saint-Gilles

Haut lieu des Saint-Gillois ! Un peu jeune mais pas trop, un peu bobo mais pas trop. La terrasse est grande, les boissons sont abordables, les serveurs sympas et il est possible de grignoter des petites préparations.

Café La Pompe, Chaussée de Waterloo 211 à 1060 Saint-Gilles

 

S’habiller et manger autrement

  • Les boutiques dans le quartier des Marolles

De la vaisselle à petits prix chez La vaisselle au Kilo : Rue Haute, 124 à 1000 Bruxelles.

Des fringues vintage chez Melting Pot Kilo : Rue Haute, 154 à 1000 Bruxelles.

Flâner dans les rues près de la Place du Jeu de Balle

  • Le marché bio des tanneurs

Six jours par semaine, du mardi au dimanche, le marché des tanneurs vous propose un choix de produits frais, issus de l’agriculture biologique et en vrac. Que ce soit des fruits ou des légumes, des céréales, des produits laitiers, du pain ou tout un tas d’autres choses, vous trouverez votre bonheur. Le bon plan qui casse le préjugé qui dit que le bio est cher.

Le marché bio des tanneurs:  Vente à l’Atelier des Tanneurs, rue des tanneurs, 60 à 1000 Bruxelles

  • La marque COS

Plus je vieillis (j’allais dire « je grandis » quand j’ai réalisé…) plus je choisis mes vêtements différemment. J’essaie de voir « au-delà de l’effet de mode » et de penser plus à m’acheter des vêtements parce qu’ils me vont et qu’ils dureront. Pour cela, COS est le magasin idéal. Les vêtements sont bien coupés, les tons sont souvent neutres, les coupes très féminines et tout en ayant un côté d’intemporalité, les fringues sont parfois originales.

 

Se refaire une beauté

  • L’huile de ricin pour renforcer ses cils et sourcils

Si tu rêves aux sourcils parfaits pour souligner ton regard mais que tu n’arrives pas à rattraper l’erreur du sourcil en mode « trait de crayon » que tu as fait quand tu avais 14 ans, l’huile de ricin peut t’aider. En plus de faire pousser poils et cheveux, elle te permet de les renforcer.

Huile de ricin, WAAM, en vente chez Di

  • Le mascara Roller Lash de Benefit

Il m’a été conseillé par une vendeuse de chez Sephora lors de mon week-end à Copenhague et, franchement, je lui dis merci. Sans faire de paquets, mes cils sont vraiment plus long !

Plus d’info, ici

  • Mettre du rouge à lèvres

Ce n’est pas vraiment un kif de l’été mais, plutôt un kif tout court. Cependant, cet été j’ai découvert les Infaillible Lip Paint Mat de L’Oréal Paris. Il y a plein de couleurs super sympas, pop ou nude, à la convenance de chacun. Leur tenue est nickel et ils sont faciles d’application !

  • Se faire le maillot

Qui dit « été » dit épilation ! Evidemment, pour celles et ceux qui le souhaitent, chacun a son rapport avec les poils. Perso, je les aime bien moins présents. Je vous recommande l’institut de beauté Mélanie Bajalo. Non seulement, l’esthéticienne est super sympa et accueillante, ce qui n’est pas du luxe quand on est couchée sur une table, tout en vulnérabilité. En plus, son travail est impeccable, elle prend le temps et on se sent chouchouté. Je vous recommande de vous faire une manucure – pédicure également.

Institut Melanie Bajalo : Rue de Savoie, 1 à 1060 Saint-Gilles

 

Glander devant la télé, ou devant son ordi quand on n’a pas de télé

  • Les saga françaises

L’été j’adore regarder les séries françaises les plus ridicules qui soient. Je suis une grande fan des sagas de l’été, depuis toujours. J’adore les scénarios prévisibles, les phrases un rien trop drama, le mauvais jeu ou son manque de crédibilité et les intrigues alambiquées. Pour qu’une saga soit réussie, il faut que l’intrigue se passe dans une petite ville qui a vécu un drame il y a quelques années, les personnages doivent combattre pour survivre, leur monde menaçant de s’écrouler, c’est l’été, et tout le monde découvre l’amour et pleure à chaque épisode. Evidemment, chaque épisode se termine sur un cliffhanger insoutenable.

Et cet été n’a pas fait exception, j’ai découvert des pépites :

La série Cut !

Une femme est obligée de revenir à La Réunion après 17 ans d’absence suite au chantage du père du défunt père de son fils…

Le mystère du lac

Une jeune fille disparaît et laisse ses parents morts d’inquiétude. Une flic de Paris mise à pied revient dans sa ville natale à ce moment-là et enquête sur cette disparition qui lui rappelle celle de ses amies survenues quelques années plus tôt…

Le secret d’Elise

Nous sommes en 1969, 1986 et 2015 dans la même maison qui semble hantée par la petite fille disparue en 1969. Heureusement que l’histoire est bien amenée car il y a un gros problème de cohérence entre l’apparence des personnages et le nombre d’années qui séparent les temps d’intrigue.

Demain nous appartient

Une saga réussie c’est une saga avec Ingrid Chauvin ! Tous les jours à 18h20 sur la Une.

Les revenants

Ce n’est pas vraiment une saga mais plutôt une série française. Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise. L’histoire est compliquée à résumer mais, en gros, nous sommes dans une petite ville française où plusieurs personnes reviennent des années après leur mort…

  • Les nouvelles héroïnes de Disney

C’est fini l’idée de la princesse qui n’attend que son prince charmant pour que la vie ait un sens. Depuis quelques années, les femmes sont mises à l’honneur chez Disney et ça fait du bien de les voir (enfin) s’affranchir des hommes. Depuis la Reine des Neiges, les Studios Disney mettent en avant des femmes qui prennent en main leur destin. Elles partent à la conquête des Océans et refusent qu’on leur dicte leur destin dans Vaiana : La légende du bout du monde, elles décident de leur métier et combattent les stéréotypes de genre dans Zootopie, dans Reine des Neiges elles décident d’être qui elles sont vraiment et de se soutenir.

 

Découvrir des applications plus que pratiques

  • Maps.me

Cette application est idéale lors d’un city trip puisqu’elle vous permet d’établir un itinéraire d’un point A à un point B et qu’elle fonctionne sans 4G.

Sur Apple Store et sur Android

  • Darkroom

Application parfaite pour pimper les photos de vacances quand on est une clinche en retouche et qu’on n’a pas envie d’y passer des heures.

Sur Apple Store

  • Clue

Surveiller son cycle menstruel permet d’anticiper son humeur et son comportement. Cette application vous permettra d’analyser votre syndrome prémenstruel, vos douleurs, votre rythme, la durée du cycle, etc. Tout est réunis pour appréhender vos prochaines règles plus sereinement.

Pour la télécharger, c’est ici

 

Préparer la rentrée

Mon dernier favoris de l’été est mon activité de prédilection. Tous les ans, à la même époque, j’aime faire le tri dans mes armoires, ranger mon appartement et me débarrasser du superflu. Bien que sur le moment, ce ne soit pas l’activité la plus fun à réaliser, on se sent tellement mieux après. Ça nous permet de se rendre compte de ce qu’on peut accumuler comme conneries, de ce que ça représente financièrement et, pourquoi pas, de prendre de bonnes résolutions quant à notre manière d’acheter compulsivement. Je vous recommande d’allumer Nostalgie lorsque vous vous prêtez à toute activité de rangement ou de nettoyage !

Brocante du Fort Jaco, dimanche 27 août, j’y serai !

 

KØBENHAVN

Au mois de juin, animées par la pulsion « J’ai besoiiiiiin de vacaaaaances », Sisi (une amie) et moi avons décidé, sur un coup de tête,  de nous réserver un city trip de 4 jours à Copenhague, au Danemark.

En une matinée notre city trip était booké, vol et hôtel réservés. Il ne me fallait plus que prendre congé le jeudi 20 juillet. Vous n’imaginez pas la joie intense que ça a été. Depuis 3 ans, la quasi-totalité de mes jours de congés sont utilisés pour étudier et présenter mes examens. Pendant 3 ans, bien que je travaillais à mi-temps, je n’ai pas pris beaucoup de vacances. Pas assez à mon goût, en tout cas. J’en ai presque pleuré de prendre un jour de congé pour des vacances. Quelle drama celle-là.

Dans cet article je vais vous livrer nos 4 jours à Copenhague, parce que je suis comme ça, pas de secrets entre nous.

Jour 1 :

Autant vous dire d’entrée de jeu que la pulsion « J’ai besoiiiiiin de vacaaaaances » peut te faire faire des conneries. Comme de réserver un vol pour 6h40 du matin au départ de Charleroi… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée. Sur le moment, seulement.

Heureusement, le vol est rapide. En moins de deux heures, nous atterrissons à Copenhague, vers 8h15 du matin. Nous décidons d’aller poser nos valises à l’hôtel. L’aéroport de Copenhague est très facilement accessible en métro, pas besoin de réserver un taxi. Et ce, même si notre hôtel, CPH Studio Hotel, est un peu excentré du centre-ville et près de la mer.

En parfaites touristes, qui n’ont pas pris le temps de se renseigner sur quoi faire, que voir, que visiter avant de partir (car pas eu le temps non plus…), nous décidons de nous promener et de nous laisser guider par nos pas.

Ce n’était pas une mauvaise idée, car le hasard nous emmène à Christiana, ce quartier de Copenhague qui s’est autoproclamé « Ville Libre de Christiana » et qui est une communauté autogérée fondée en 1971. C’est un endroit hors du temps. Ça vaut la peine de s’y promener et de se laisser imprégner par l’ambiance à la fois bobo et complètement anarchique du lieu.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la City, le centre-ville de Copenhague. Nous avons marché jusque Nyhavn et nous nous arrêtons pour manger. C’est l’endroit idéal, les abords du port regorgent de restaurants.

On a jeté notre dévolu sur Hyttefadet afin de nous sustenter localement et de goûter aux fameux smørrebrød, une tartine ouverte agrémentée d’un peu près tout ce que tu veux.

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Miam !

La fatigue étant le maître mot de cette première journée, nous nous laissons guidées emportés par la foule vers Strøget, la rue commerçante. Nous nous imprégnons de l’ambiance, de la sérénité qui semble dominée la ville. Les gens sont beaux et calmes. Nous sommes surprises par la mixité. Bruxelles est une ville multiculturelle mais, une ville de communautés. Ici, tout le monde semble se côtoyer, se mélanger et vivre ensemble dans les mêmes quartiers.

En fin d’après-midi, nous décidons de rentrer à l’hôtel et de profiter de la cuisine de la chambre pour notre premier repas. Nous n’avions pas prévu que la balade de santé pour regagner nos quartiers à pied prendrait 2h. Heureusement, c’était beau. Long mais, beau. Mais, long. Enfin, tu as compris.

Jour 2 :

Pour le petit déjeuner, nous avions le bon plan pour gagner du temps et économiser de l’argent. Ce qui, à Copenhague, n’est pas du luxe. Tous les matins, nous avons acheté nos couques au supermarché Lidl. Et quelle merveilleuse idée, les rouleaux à la cannelle, qui avait tout l’air d’être des spécialités locales, étaient incroyablement bons. Et pas chèrs du tout.

À Copenhague, tout se fait très facilement à pied. Cependant, notre hôtel étant un peu excentré et ayant toujours en tête notre « randonnée » du premier jour, nous décidons de prendre le métro tous les matins et tous les soirs pour rentrer.

En ce deuxième jour un peu pluvieux, nous nous dirigeons vers la Petite Sirène de Copenhague. Pas bien grande, elle est facilement repérable à la horde de touristes agglutinée autour d’elle.

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Den Lille Havfrue !

Afin de rejoindre notre prochain lieu de visite (nous nous étions organisée la veille) nous  longeons le Kastellet, la Citadelle de Copenhague, l’une des mieux préservées d’Europe. Nous passons, également, par le quartier de Nybore caractérisé par ses maisons de couleur ocre qui logeait les travailleurs de la Citadelle. Aujourd’hui, le quartier est celui des artistes, il est réputé et très en vogue.

Nous avions envie de visiter la David Samling Collection, un musée qui abrite la plus grande collection d’objets d’art de la culture islamique d’Europe.

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La faim se faisant sentir, nous allons au Torvehallerne, le marché couvert. C’est le stand Hallernes et ces fabuleux smørrebrød qui retiennent notre attention.

L’après-midi, nous nous promenons calmement, au rythme des averses, en rentrant dans l’une ou l’autre boutique ou en s’arrêtant ci et là pour faire une jolie photo.

Le soir, nous avions envie d’aller à Tivoli, le parc d’attractions vintage. Seulement, le vendredi soir, après 19h, l’entrée est à environs 25€, ce qui nous refroidit.

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À nouveaux guidées par nos estomacs réclamant un dessert, nous suivons la musique. Cette dernière, nous mène nous à une sorte de mini festival de musique et de graff hip-hop qui a lieu au Pumpehuset. Malgré la fraîcheur et l’humidité, nous y  passons la soirée.

Pour rejoindre une station de métro, nous décidons de nous balader afin de découvrir Copenhague by night. Nous passons par le quartier latin où plusieurs bars se font concurrence dans une ambiance jeune et décontractée. Nous ne nous arrêtons pas, fatiguées de notre longue journée mais, ça avait réellement l’air très sympa.

Jour 3 :

Le soleil étant de la partie, l’excitation nous pousse à revoir notre programme de la journée.

En matinée, nous décidons de nous promener aux abords de la mer, près de l’hôtel. La balade est agréable même si l’architecture de la côte n’est pas très jolie. On sent que ça bouge, qu’elle est en pleine expansion et que des bâtiments se construisent.

Nous prenons le métro vers Frederiksberg, un parc magnifique et très familial. Comme tout Copenhague, en fait.

Après avoir mangé dans un petit restaurant chinois sans prétention, nous nous promenons dans Istedgade, dans le quartier de Verterbro, une rue typiquement copenhagoise où se mêle bouis-bouis bobo et multiculturels. Nous arrivons dans ce que les guides appellent le « Meatpacking Danois », le Kødbyen. C’est un ancien quartier industriel transformé en restaurants, espaces culturels et lieux de travail.

Nous sommes intriguées par un bâtiment qui semble abrité une exposition de photo, le Øksnehallen. Nous ne sommes pas déçues, l’expo est gratuite et interactive. Le but est de tester les nouveaux appareils photo de la marque Olympus. L’expo est génial. Nous y restons plusieurs heures à tester toutes les installations créées comme décor de photo.

Cette exposition nous ayant complètement enjouées, nous allons boire un café dans un bar du coin à l’ambiance un peu bohème, le Mandela.

Afin de conclure cette journée plus que parfaite, nous décidons de passer la soirée sur la terrasse du Papiroen Copenhagen Street Food. Ce « hangar » se situe sur les quais au bord du Syhavnen, le cours d’eau qui traverse Copenhague.  C’est un endroit super sympa qui mêle plusieurs stands de nourriture internationale (ça porte bien son nom) et de la bonne musique. Sur la terrasse, il y a des tables, des bancs qui encerclent des feux de camps et des transats qui font face au Skuespilhuset, littéralement la Maison des spectacles, un très joli bâtiment.

Avant de rentrer, nous marchons le long de l’eau, sur la rive d’en face et autour de la place Korgens Nytorv,  qui est un endroit très pittoresque de Copenhague.

Jour 4 :

Petite et dernière journée à Copenhague rythmée par la pluie. La drache, oui. Rien de poétique.

Nous nous réveillons un peu plus tard que d’habitude alors que nous devons faire nos valises pour quitter notre chambre d’hôtel. Cette dernière, d’ailleurs, n’était pas bien grande mais plutôt agréable. Seuls bémols, la salle de bain très petite qui oblige de se doucher au-dessus de la toilette et le manque de rangements pour les vêtements.

En fin de matinée, après avoir quittées l’hôtel et laissées nos valise à la consigne, nous nous rendons au Design Museum où se trouve une incroyable collection de mobiliers et d’objets design, ainsi qu’une collection de vêtements de haute couture.

Nous avions prévu de passer l’après-midi à nous promener dans le quartier de Nørrebro avant d’être surprises par la pluie.

Ainsi, notre découverte de Nørrebro s’est limitée à quelques rues à la recherche d’un petit restaurant. Mais, c’est alors que nous mangeons tranquillement notre lasagne assises à une table sur le trottoir d’un petit restaurant-traiteur italien que la pluie nous tombe dessus. En 10 minutes, nous sommes trempées. Notre magnifique cape ne tient pas le choc.

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Et c’est comme ça que s’achève notre city trip de 4 jours : en culotte dans les toilettes d’un café afin de profiter du sèche-mains automatique pour tenter de sécher un coup le pantalon, un autre les chaussures.

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Malgré cette dernière journée, qui était sans doute « la journée de trop » comme nous nous le répétions sur le ton de la blague, cette ville nous a embarquées. Nous avions aucun a priori puisque nous n’avions absolument pas pris le temps de préparer notre séjour, ce qui nous a permises de nous laisser séduire entièrement. Cette ville est magnifique. On s’y sent bien. Il y règne une atmosphère tranquille et sereine. Les gens ont l’air tout simplement heureux. Et la joie, ça se partage.

 

* photos prises à l’iPhone 5S ou au Samsung (sauf celles de l’expo)

* Merci Sisi 💕

Quand il n’y a pas de mots, il reste le silence

Posé sur le présentoir, je ne me souviens pas pourquoi je l’ai choisi.

Est-ce l’œil de la couverture qui m’a intriguée ?

Ou le résumé au dos ?

Mathieu Menegaux, jamais entendu parler. Normal, c’est son premier roman.

Mais, Mathieu Menegaux, de toi je me souviendrai.

« Je me suis tue » c’est l’histoire d’un cri. Comme une angoisse. Long et aigu.

Un cri d’une personne en souffrance.

« Je me suis tue » c’est la gifle.

Celle que tu vois arriver mais que tu ne peux éviter.

Claire, c’est toi, c’est moi. C’est une femme qui vit sa vie banale entre son travail, son mari et ses blessures.

C’est une femme partagée entre la certitude d’être là où elle devrait être et la déception de ne plus se surprendre.

Entre non-dits et rancœurs, elle décide de rentrer seule.

Confiante, Claire c’est le genre de femme qui a conquis la ville. Elle n’en a plus peur, quel que soit son état. C’est la femme de 2017, sûre d’elle car la vie lui sourit. La rue, elle la maîtrise. Jusqu’au tunnel.

La rue, elle la maîtrisait.

De femme battante, elle devient victime. Pour terminer criminelle.

Mathieu Menegaux est Claire et on oublie qu’il est un homme. Il respecte son héroïne, ses émotions, son ressenti, ses actes.

« Je me suis tue » m’a laissée sans voix. Oui, je me permets le mauvais jeu de mots.

Je l’ai achevé ce matin en arrivant au boulot à 7h32. À 7h40, je lisais mes mails.

8 minutes.

Il m’a fallu 8 minutes d’agonie pour sortir de mon émotion.

8 minutes pour me rappeler que je suis Annick, également une femme de 2017.

La rue, je pense la maîtriser aussi. Quel que soit son état.

Ce qui est arrivé à Claire ne m’arrivera pas. Il faut s’en convaincre, ne pas douter.

Son récit n’est pas le mien. Avant de me rappeler qu’ à quelques nuances près, il est celui de tant d’autres.

Alors,

Je me suis tue et mise au boulot.

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Je me suis tue de Mathieu MENEGAUX aux éditions Points, 2017

Re

Re pour revenir

Pour réécrire

Re pour recommencer
Bonjour,

Je vous ai quelque peu délaisser ces derniers temps et je vous demande de m’excuser.

Je pourrais vous justifier pourquoi par plein de raisons mais déjà ça ne vous intéresserait pas et puis, sincèrement, ce ne serait que des excuses.
Mais comme je ne voulais pas publier un article comme si de rien n’était je me suis dis qu’il fallait que je vous écrive quelque chose avant.
Alors voilà, je vous écris quelque chose. 
 Et, je vous dis à bientôt. À très vite même. L’activité va reprendre, je vais me concentrer et vous écrire ces articles qui dorment dans ma tête depuis des mois.

À cette semaine, promis !

Ces choses que l’on fait au lieu de travailler, alors qu’on pourrait les faire plus souvent mais, le reste de l’année c’est moins tentant et on a toujours une bonne excuse

Je sais bien que je n’ai pas inventé le concept de la vexation universelle, mais ma vie en est parfois un très bon exemple. C’est toujours quand je dois faire une chose en particulier, rédiger mon mémoire ou étudier, que j’ai le cœur à faire autre chose, n’importe quoi. Très souvent ce n’est rien d’exceptionnel, il m’arrive d’en faire certaines hors période de « blocus » mais pas avec cette intensité.

  • Trier sa garde-robe et ses produits de beauté

Je ne sais pas vous mais, moi je le fais, systématiquement quand j’ai une deadline à respecter. Je commence par vider ma garde-robe entièrement et je remets, les vêtements que je souhaite garder, petit à petit. Bizarrement, c’est quand on est stressé que tout paraît superflu.

Par contre, il faut se débarrasser des sacs le plus rapidement possible pour ne pas faire machine arrière, ou simplement, finir par les remettre dans son armoire car on en a marre que ça traîne.

Ce qui m’amène à mon deuxième point

  • Ranger/laver entièrement son appartement

Quand je suis condamnée (excusez mon champ lexical quelque peu dramatisant) à devoir rester chez moi pour une période déterminée dite d’étude d’examen ou de rédaction du mémoire de fin d’étude, je déteste que mon appartement soit en désordre.

Bon il faut tout de même que je sois honnête. Je ne suis pas ce qui s’appelle une personne bordélique. Mais, attention, je ne suis pas maniaque non plus. Disons, que ma manie du rangement est un électrocardiogramme, tout ce qu’il y a de plus normal. Ça se régule. C’est rangé et propre, mais ça se salit et se bordélise donc il faut à nouveau remettre de l’ordre, etc. par moment je laisse mon bordel s’entasser un peu plus longtemps, donc le nettoyage d’après est d’autant plus efficace. Mais, disons qu’en gros, je suis tout à fait normal.

Sauf en période d’examens… où mon électrocardiogramme laisse apparaître des extrasystoles. Autant dire que je fais une Monicaïte aigüe, pour ceux qui ont la référence. Mon appartement doit être nickel. Ma vaisselle est faite après chaque repas, mon lit est fait au carré chaque matin, aucun vêtement ne traîne et la poussière n’a le temps de s’installer nulle part.

  • Sortir faire du shopping car il est bon de continuer à faire de l’exercice

Je crois que ça c’est mon excuse LA plus bidon de tous les temps. Les autres jours de l’année, je me fiche du sport comme de la sexualité de mon voisin et tout à coup, ça me préoccupe.

Alors évidemment, comme tout à une logique, ceci n’échappe pas à la règle. En effet, j’en profite pour me déplacer à pied et d’un bon pas (comme dirait ma très chère maman, à qui il doit être apparu 10 cheveux blancs supplémentaires à la lecture de cet article). Je me rachète des vêtements pour lesquels j’ai fait de la place dans mes placards et qui finiront dans un sac, probablement à la prochaine session. En chemin, j’en profite pour mettre ma playlist du moment dans les oreilles et je me promets que cet écartade n’aura pas d’impact sur mon planning.

  • Faire des plannings et des to-do list à ne plus savoir que faire

Et oui, je suis une fille ambitieuse mais qui ne travaille pas à la hauteur de son ambition. Tous les jours, il faut remettre l’agenda à jour, s’adapter et essayer de ne pas trop culpabiliser.

  • Commencer une série télé

Évidemment une série-télé qui a déjà 5 saisons minimums de disponibles, sinon ce n’est pas du jeu.

  • Prévoir des carottes pour bien travailler la journée

En période d’examen/rédaction TFE, j’aime bien prévoir des activités pour certains soirs de ma semaine afin de me donner du courage. Je suis du matin et je m’arrête en général de travailler en même temps que le souper, sauf en période de grand stress ou à l’approche de la remise du travail.

De ce fait, je peux passer beaucoup de temps à prévoir ces carottes pour me motiver. J’en oublie un peu de travailler assez que pour les mériter. Oups…

  • Développer sa créativité

Qu’est-ce que je peux écrire… essentiellement des conneries dont j’aurai un peu honte quand je les relirai mais, je déborde d’imagination.

  • Ma dernière connerie, adopter un chat

Et oui, pour fêter mon dernier blocus, j’avais, sans doute, envie de faire quelque chose de particulier et de me créer encore plus de stress impossible à gérer : j’ai adopté un chat.

Il est mignon à croquer, si petit, si câlin, si joueur, si, si… tiens, ça fait 1h30 que je suis réveillée et je n’ai toujours pas commencé à travailler !

Ziggy Stardust !

Et vous, que faites-vous pour ne pas travailler ?

Quand les séries ont du pouvoir

Aujourd’hui, je vous retrouve pour parler de deux séries qui sont en train de bousculer mon existence.

Je pense vous l’avoir déjà dit, je consomme les séries télévisées américaines comme un politicien consomme le mensonge. La difficulté, d’ailleurs, c’est que j’aime tous les styles, même si celles qui me parlent le plus sont les dramatiques. Et ces deux-ci ne font pas exception :

La première est Big Little Lies de David E. Kelley (Ally McBeal) avec Reese Witherspoon (Walk The Line, Wild), Nicole Kidman (Eyes Wide Shut, The Hours) et Shailene Woodley (The Descendants, The Fault In Our Stars).

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Un drame survient dans la petite ville de Monterey, en Californie. Un accident? Un meurtre ? On ne sait pas bien. Grâce au principe du flashback, on va revenir sur les semaines précédant l’événement afin de comprendre ce qu’il s’est passé. On se concentre sur Jane, Madeline et Céleste. Toutes les trois sont mères de famille et se sont liées d’amitié car leurs enfants sont dans la même classe. Sans savoir ce qu’il s’est vraiment passé (et on ne l’apprend qu’au dernier épisode, le 7ème), on comprend que la violence a une place particulière. Le harcèlement à l’école, la violence conjugale, les mensonges et les secrets, ou encore la transmission génétique de comportements violents sont autant de thèmes abordés. La sincérité de la réalisation et du jeu d’acteur fait froid dans le dos tant la vérité nous touche. C’est bouleversant tellement le ton est juste et les sujets d’actualité. On se questionne sur le rôle de la femme et la place qui lui reste quand elle devient mère. Au fil des épisode, on s’interroge sur les rôles sociaux de sexe, la violence envers les femmes, la culture du viol et la banalisation de la violence.

Bref, j’ai adoré cette série. Elle ne comprend que 7 épisodes et on ne peut qu’avoir un goût de trop peu. Je les regardais tous les lundis, après leur sortie et j’ai très envie, dès que j’aurai le temps, de me les enchaîner les uns à la suite des autres.

La deuxième série dont j’ai envie de vous parler est 13 Reasons Why de Brian Yorkey avec Dylan Minnette et Katherine Langford, deux jeunes acteurs que je ne connaissais pas.

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Hannah Baker s’est suicidée. Elle laisse derrière elle, 13 enregistrements qui sont d’autant de raisons de justifier son geste. Clay Jensen est la 11ème personne à recevoir les cassettes audio car Hannah a donné les règles du jeu. Il faut écouter les enregistrements dans l’ordre chronologique et ensuite, donner la boîte à la personne suivante. Sinon, une personne de confiance a un double de chaque et les transmettra à qui de droit.

Au fil des 13 épisodes, on se plonge dans le quotidien d’Hannah. A mesure que Clay comprend l’enchaînement des événements qui a poussé Hannah a aller si loin, on se rend compte les dégâts que cause le harcèlement. Depuis un an, elle était considérée comme la pute du lycée, le faire-valoir des autres élèves et concentration de violences quotidiennes. Clay écoute les enregistrements impuissant et révolté. Il n’a rien fait, personne n’a rien fait.

J’ai aimé cette série que j’ai, d’ailleurs, binge-watché. Elle met en scène les méandres du harcèlement et ses conséquences. La violence quotidienne que ça représente pour la victime et comme il est difficile de demander de l’aide, ou qu’il est souvent trop tard. Le fait que ça se passe dans un lycée n’est pas anodin et rend le sujet encore plus actuel et puissant. L’école et les adultes ne sont pas à l’écoute et, parfois, sans s’en rendre compte, participent à cette violence ou font l’autruche et n’y mettent pas fin.

L’école permet de montrer à quel point un lieu peut renfermer les personnes dans leur solitude et renforcer l’isolement. Si les adultes et l’institution ne créent pas un environnement sain et n’interdisent pas un comportement malsain, celui-ci n’a plus de limites. D’ailleurs, celui sera renforcé et participera à une culture de la violence et du viol.

Alors je sais, vous allez me dire que ces deux séries n’abordent pas des sujets rigolos. Et vous n’avez pas tort. Mais, elles sont tellement bien réalisées, filmées, jouées et montées qu’il est difficile de ne pas devenir accros. Les sujets, c’est vrai, ne sont pas drôles ni enjoués. Non, ils sont utiles. Ils font du bien car ils sont abordés avec intelligence. On est émus, bouleversés, on a envie de se remettre en question et d’analyser nos propres comportements.

Car, sans réellement avoir un comportement violent, je pense qu’on participe tous à une forme de violence ordinaire et majoritairement à l’encontre des femmes. Il est tellement banal de juger une personne sur sa manière de s’habiller, de parler, de manger, de vivre, de faire l’amour et d’être dans ses relations. Au nom d’une morale perfide, on se permet d’objectifier autrui. Alors je dis stop.

Depuis quelque temps, j’ai entreprit de me remettre en question et d’analyser mon propre comportement à cet égard-là. J’essaye vraiment d’arrêter le jugement facile et les réflexions du style « T’as vu comment elle est habillée », « Elle a les yeux qui crient braguette », « Elle est frustrée et mal-baisée », et j’en passe. Je me rends compte, alors que j’ai horreur de ça et que ça me dégoûte, je le fais.

L’évolution de la société passe par la remise en question de nos comportements. Il est primordial de s’auto-analyser afin de ne plus reproduire le schéma et les carcans dans lesquels on est bien trop souvent enfermés. Il faut dire non au sexisme ordinaire et au slutshaming qui pérennisent une culture du viol. Comme l’a dit Navie dans la dernière Emifion, podcast qui déconstruit le sexe sur le site MadmoiZelle, « L’habit ne fait pas le moine de la même manière que la jupe ne fait pas la salope ! ».

En tout cas moi, j’ai décidé de changer. Et vous ?

Pour mieux comprendre le slutshaming:

À sept années près*

Salut Tita,

Excuse-moi cette familiarité mais, on se connaît bien. Mieux que ce que tu crois. Pour la faire courte, disons que je suis toi à 7 années près.

Ces derniers temps, mes vieux démons de fainéantise refont surface et ça m’énerve, comme tu le sais.

Alors bien sûr, tu vas penser que je frime car, évidement, la situation n’est pas aussi dramatique que celle dans laquelle tu es. Mais, tu as quand même bien foutu la merde.
J’aimerais te demander d’être plus courageuse. N’arrête pas de combattre cette fâcheuse tendance à abandonner avant de commencer. C’est en te défiant toi-même que tu accompliras ce dont tu es le plus fière.
Le pire, c’est que tu es têtue. Donc, au lieu d’utiliser ce qui te reste de sens pour te détourner complètement de ton échec, tu continues ta route et tu ne demandes jamais de l’aide. Pire encore, tu mens à tes proches (à comprendre ta maman) en leur disant que tout va bien.
Autant te prévenir, des premières années à l’université, tu en feras 3. Et tu ne choisiras pas toi-même d’arrêter, non, ça serait trop facile. L’université t’enverra un courrier te demandant subtilement de laisser tomber en t’empêchant de te réinscrire.
Et parlons franchement, tu seras au fond du trou.

Comme si j’avais eu besoin de toucher le fond pour mieux rebondir. Pour enfin me poser les bonnes questions.

J’aimerais te dire de te bouger les fesses, de te poser ces fichues questions et de quitter l’ULB mais, je ne serais pas où j’en suis. Oui, tu connais la règle du flashforward. Pour être celle que je suis aujourd’hui, tu ne dois rien toucher au passé. Du coup, je te préviens seulement que ça va être difficile, c’est tout. Tu peux me dire merci, c’est gentil.
Je sais que c’est lâche de te demander d’échouer encore pour me permettre de réussir. Mais détenant la vérité sur ton futur, crois-moi ça vaut le coup.

Je pense que même si, à l’heure d’aujourdhui, je me déteste toujours autant de ne pas savoir me mettre au boulot, ça pourrait être tellement pire. Je pourrais ne m’être jamais remise en question.

Et sans cette dernière, je ne pense pas que j’aurais pensé au métier que je fais aujourd’hui. Tu as cru que je te dirai de quoi il s’agit. C’est mal nous connaître, je sais que tu prendrais la solution de facilité. Et j’ai besoin que tu galères encore un peu. J’ai besoin que tu touches le fond pour travailler sur ta confiance en nous pour ne plus être cette petite fille qui doute et complexe. Pour ne plus être celle que tu es, à 7 années près.

Merci de t’accrocher pour moi, pour nous. Grâce à tes échecs, tu vas apprendre à te connaître. Tu trouveras enfin ta voix dans laquelle tu cartonneras. Et tu pourras prendre ta revanche sur l’ULB…

Hum hum. Je me dois d’être honnête avec toi sur ça aussi. Cette revanche s’avèrera être plus difficile à prendre que prévu. Tu rencontreras encore un petit lot d’emmerdes qui te compliquera la vie. Comment les éviter ? Ravie que tu te le demandes.
Arrête de les mettre sur ta route !

Aussi simple que ça, ou toujours, aussi compliqué.

Je t’embrasse quand même, emmerdeuse.

 

*Exercice réalisé dans le cadre d’un atelier d’écriture du Coin Bleu. Le principe était d’écrire une lettre à nous-mêmes, quelques années plus tôt.

DirtyTalk ?

J’avais très envie de vous retrouver pour vous parler de deux découvertes internet qui égayent mes journées.

La première est une websérie qui est sur YouTube, il s’agit de Parlons peu, parlons cul. Juliette Tresanini et Maud Bettina-Marie nous parlent de sexe sans complexes, sans tabous et avec de l’humour. Le maître mot est de dédramatiser, ce qui arrive à l’une ou à l’un arrive souvent à tout le monde.
Loin de seulement nous faire rire, cette websérie nous apprend, informe et aborde toutes sortes de sujets avec simplicité. Elle déconstruit les clichés et les idées reçues afin de dédramatiser.

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Je recommande à tous cette websérie. Elle s’adresse à tout le monde qui se pose des questions et est sexuellement actif sans faire de distinction de sexe.
Je conseille à toutes les femmes de regarder cette chaîne YouTube afin de se libérer des contraintes quant à son comportement et ses envies sexuelles. Ce qui se produit dans le corps est complètement naturel et il est temps de lever les tabous.
Je pense aussi que les hommes peuvent trouver leur compte car certains sujets épisodes les concernent directement, comme la masturbation masculine. Mais, surtout car l’éducation sexuelle n’est vraiment pas concluante actuellement.
Afin de se considérer tous d’égal à égal, il faut comprendre l’autre dans on intégralité et se culpabiliser.

La deuxième découverte est plus ancienne mais j’y suis beaucoup plus attentive dernièrement. Il s’agit du webmagazine féminin MadmoiZelle. Je l’ai découvert grâce à sa chaîne YouTube, il y a de ça quelques années, j’aimais beaucoup leur rubrique culture et beauté.
Depuis quelques semaines, j’écoute énormément leurs podcast. En ce moment, je lis moins et j’en ai un peu d’écouter tout le temps la même musique. Du coup, les podcasts sont la parfaite alternative. Je peux écouter des émissions diverses, il suffit de les télécharger au préalable.

Pour le moment, j’écoute l’Emifion. Elle s’inscrit dans la même vague que Parlons peu, parlons cul, Navie et Sophie-Marie Larrouy nous parle de sexe sous toutes ses formes. Elles s’entourent d’invités et, ensemble, ils décortiquent un sujet. Des loses sexuelles en passant par la drague, les préliminaires ou même la sodomie, il n’y a pas de tabous.

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Je voulais absolument vous présenter ces deux « émissions » car ça fait du bien de parler de sexe sans tabous et sans jugements. Peu importe, homme ou femme, il faut pouvoir parler de tout. Dans l’éducation de chacun en tant que sujet sexuel, il est bien d’être informé et de ne pas se sentir seul dans ses expériences et avec ses propres questions.

[MISE À JOUR]

J’avais oublié de mentionner la sublime chaîne Youtube d’Aude Gogny-Goubert, Virago. Le principe ? Elle nous présente des femmes importantes oubliées de l’Histoire. En un peu plus de deux minutes, elle nous tire le portrait d’une femme qui a marqué l’histoire et dont on n’a pas forcément idée. Aujourd’hui, on peut déjà découvrir, entre autre, Olympe de Gouges, Helen Keller et Vigdis Finnbogadottir. Le concept est très bien réussi et donne envie de se pencher un peu plus sur tous ses portraits.

City of Stars

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Oui, je sais. Déjà lundi je vous postais un article culturel mais, je ne tenais plus. Je suis excitée de vous parler de La La Land de Damien Chazelle, cette pépite. Un peu comme si mon anniversaire, Noël et l’invention du chocolat tombaient le même jour dans le calendrier.

Pour vous ambiancer, cliquez ici et laissez vous porter par la musique

Ce film est un bijou. Les couleurs, le jeu d’acteur, le montage, les plans, la musique, les sons, l’histoire et tout le reste est pure magie.
Dès la première scène, on rentre dans l’histoire. Et on comprend le ton. On va assister à quelque chose d’unique. Nostalgie, danse et humour se mêlent pour nous raconter une histoire d’amour intemporelle. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a sans cesse cette impression de regarder un film tourné le siècle passé, que ce soit à travers le ton, les costumes ou la musique. Et puis, une sonnerie de portable nous ramène brusquement à notre époque et dans sa modernité. Et c’est en jouant avec la temporalité que cette histoire gagne en universalité.

C’est le troisième film qu’Emma Stone et Ryan Gosling tournent ensemble et le duo fonctionne toujours aussi bien.

Pour les sceptiques du concept de la comédie musicale, je vous le dis, vous pouvez y aller sans craintes. Toutes les scènes ne sont pas une immense chorégraphie. Les parties musicales se mêlent et se fondent parfaitement dans le film. Elles viennent apporter un peu de romantisme, d’humour et de légereté. D’ailleurs, la musique est une grande part de la réussite de ce film. Tout son est musique, que ce soit le bruit du vynil qui tourne, le café qui coule, le bruit des talons sur le sol, le « bip bip » des clés d’une voiture, tous les sons servent à la bande sonore. Et ce n’est pas étonnant quand on sait que plusieurs des films de Damien Chazelle parlaient aussi de la musique en général et du jazz en particulier. J’en profite pour vous conseiller de voir Whiplash, avec Miles Teller et J.K Simmons, qui est plus sombre mais tout aussi incroyable.

Damien Chazelle a réussi le pari fou de nous faire revivre une comédie musicale. Mais le film n’a pas d’âge, il n’a pas d’époque.
Les plans sont magnifiques. J’aime la manière dont le film est tourné. Les couleurs sont superbes et les effets de caméra apportent beaucoup à la mise en scène.

Pour les nostalgiques des grandes comédies musicales, vous serez servi. La musique transporte et les mélodies restent en tête. Les deux personnages principaux incarnent cette classe et cette grâce qu’avaient les acteurs des films de cette époque.
Et pour ceux qui tiennent plutôt ce genre de film en aversion, laissez vous surprendre. La musique est parfois kitsch mais jamais ringarde. Le jazz a ce coup de génie de savoir être intemporel car pouvant s’adapter à plusieurs autres influences musicales. Et puis le dialogue et le rapport homme-femme sont actuels.

Pour ceux qui sortiraient l’argument qu’on utilise en dernier recours quand on n’a pas d’argument. Vous voyez ? Mais si, la phrase qui vous fait l’effet d’un coup de massue, à chaque fois, le « mais c’est un film de filles ». Parce qu’il est bien connu que l’amour, la musique et la force de rêver, envers et contre tout, ne regarde que les filles. Et bien sachez, chers lecteurs masculins, que j’ai été voir le film avec mon frère et mon cousin, tout ce qu’il y a de plus virils, et qu’ils ont adoré. Sur le chemin du retour, on sifflotait tous les trois comme de parfaits imbéciles heureux. En se disant, qu’on retournerait bien le voir, encore une fois.