L’entretien d’embauche

Pour ceux d’entre-vous qui êtes passés par là, vous le savez ce n’est pas chose aisée de passer un entretien d’embauche.

Déjà parce que se vendre c’est chaud, ensuite parce que se vendre devant 2 ou 3 personnes (le minimum) c’est hyper compliqué. Et intimidant.

En ce moment, c’est ma routine de me preparer et d’aller à des entretiens d’embauche. J’ai toujours envie d’être ultra bien sapée et bien aprêtée. S’ils m’engagent, ils risquent d’être ultra déçus car ma base vestimentaire se compose d’un jean, tee-shirt basique et d’un pull coloré. Au pied, j’ai souvent une paire de basket ou des Doc quand j’ai envie. Mon maquillage ? Les sourcils frère, et souvent c’est tout.

Mais pour un entretien d’embauche, je fais un effort. Car comme toute femme qui se respecte (et qui vit dans une société dominée par l’image) j’ai le plus confiance en moi quand je fais un effort vestimentaire, que je suis maquillée mais comme si c’était naturel et que je porte une culotte et un soutien assorti.

Je me dis que si les (futurs) employeurs savaient le mal qu’on se donne, peut-être qu’ils feraient eux aussi un effort léger de sourire de temps en temps, de te mettre à l’aise et en confiance. Ou alors, juste de ne pas te donner l’air de retenir un pet durant toute l’interview tellement tu es gênée.

Car on a beau avoir mis toutes les chances de son côté, porté un ensemble de sous-vêtements assortis (évidemment ils ne le savent pas et ne leur dites pas, c’est mieux) et préparer nos éventuelles réponses devant le miroir plusieurs fois le matin même, on ne maitrise pas entièrement le déroulement d’un entretien. On ne maitrise pas forcément toutes les questions qu’ils vont poser. Même après plusieurs entretiens dans des domaines et organisations différents, ils arrivent toujours à te poser LA question. Celle que tu n’avais pas vue venir, même pas envisagée. Et je ne parle pas d’éventuelles questions mysogynes, car étant une femme, à ça je suis préparée. Non, je parle de LA question qui vient après une série qui n’avait que pour unique vocation : te déstabiliser. Cette question souvent elle implique que tu aies déjà travaillé pour eux et que tu aies un recul sur la fonction au point de pouvoir en faire une analyse la plus objective possible. En gros, à cette question il n’y a pas de bonne réponse. Du moins, tu ne peux pas la connaître. Du coup, t’y vas au culot, tu tentes un truc, tu imagines. C’est risqué, tu pries l’univers que ton déo bio tienne le coup car tu n’as pas le choix, tu dois répondre à la question. Si tu es devant des gens bienveillants (ce qui est rare s’ils t’ont posés cette question mais souvent, dans le groupe à qui tu t’adresses, c’est à ce moment que l’un d’entre eux a un peu pitié pour toi) une discussion va naître car ils ne te laisseront pas seule dans ta réponse. Par contre, si tu es devant des gens qui ont très peu de considération pour l’humain, même s’ils travaillent dans le social (surtout s’ils travaillent dans le social), ils vont te laisser seule, te regarder intensément en te disant que tu as le temps de réfléchir, tu peux même écrire si ça t’aide à formuler ta réponse. Tout en commençant un air nerveux avec le bouton pour ouvrir et fermer leur bic. Tu as le temps, bien sûr.

C’est à ce moment que tu comprends que certains voient en l’entretien d’embauche l’occasion de flatter leur égo. Pourquoi veux-tu travailler pour nous ? Qu’est-ce qui fait que notre organisation te plaît plus qu’une autre ? Que penses-tu de notre travail ? De notre manière de le faire ? Que penses-tu de nous ? De moi ? Est-ce que tu m’aimes ?

Biensur qu’une série des questions évoquées plus haut sont logiques mais, c’est l’attente de la réponse qui ne l’est pas. Il y a une réponse idéale qu’on ne sait pas et qui ne peut pas être sue à moins d’avoir travailler pour eux ou alors d’être ultra faux-cul. Car ce qu’ils oublient souvent, c’est que quant on est en recherche d’emploi, on postule à plusieurs choses, que ça arrive que notre seule motivation soit de trouver une activité. Mais on ne peut pas leur dire que leur offre d’emploi représente l’opportunité de troquer son pyjama pour son jean qui nous manque et de sortir de chez soi quelques heures par jour afin de ne pas complêtement basculer dans une relation dépendante affective avec son chat.

Non, ils ne savent pas non plus (ne veulent pas savoir) qu’on a plusieurs entretiens sur le feu, qu’on est en attente de réponses de la part de différentes organisations. Que ce qui nous ferait choisir l’une ou l’autre c’est probablement le salaire et le fait qu’ils veulent de nous. Non, ça ils ne veulent pas le savoir. Alors on danse ensemble ce rock infernal dont personne ne connaît les pas mais tout le monde fait semblant. Il faut donner l’impression de maîtriser. Même si tu doutes. Même si ça commence à faire mal cet enchaînement d’entretiens qui ne mènent nulle part. Même si tu t’interroges, du coup, sur ce que tu vaux, ce que tu as offrir, si tu as choisi le bon métier, s’il y a quelque chose que tu fais mal. Même si toute cette danse infernale ne te donne que courbatures a force de ne pas savoir, d’avoir le sentiment de faire genre tout le temps.

Le plus dure c’est que tu ne sais pas quand ça va s’arrêter. Alors tu continues, en donnant davantage le sentiment d’y croire alors que le cœur n’y est plus.

Livreur Deliveroo c’est une bonne situation ?

Merde… j’aime pas le vélo

La promesse de l’aube

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours »

La promesse de l’aube est une adaptation de l’œuvre éponyme de Romain Gary portée à l’écran par Eric Barbier avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney dans les rôles principaux.

Romain Kacew vit en Pologne avec sa mère, une ancienne actrice russe qui a dû fuir le pays à cause de ses convictions religieuses juives. Pendant un temps, ils vivent confortablement grâce à la maison de haute couture que tient la maman, Nina Kacew. C’est alors une période prospère pour Romain qui, selon les désirs de sa mère, se tente à plein d’activités artistiques telles que la musique et l’écriture.

Nina Kacew a de grandes ambitions pour son fils et elle raconte à qui veut l’entendre (ou pas, d’ailleurs) qu’il sera ambassadeur, un grand écrivain et un héro de la guerre.

Suite à la faillite de l’entreprise de couture, Nina et Romain quitte Wilno pour Nice. Bien qu’ils n’aient plus le sou en poche, Nina trouve vite du travail auprès d’un antiquaire ce qui l’amène à devenir gérante d’un petit hôtel.

Le changement de décor ne terni pas pour autant l’ambition de Nina pour Romain. Même quand ce dernier part étudier le droit à Paris, même quand il a sa première histoire publié dans un journal, même quand il rentre dans l’armée, Nina en veut toujours plus. Romain doit être le meilleur. Le plus grand. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou amoureuse, il doit faire souffrir les femmes, il faut qu’elles l’adulent.

Bien que cette relation soit toxique par moment, Eric Barbier arrive à nous montrer sa complexité. L’ambition de Nina est un moteur pour Romain. Peut-être aurait-il rêvé d’être un simple peintre et tant pis si ça lui coûtait de ne pas être connu de son vivant. La frontière est mince entre ce qu’il souhaite vraiment et ce qu’il a intégré. Entre son désir et celui de Nina.

Cette ambition le bouffe, l’anime, le ronge et le maintient en vie. Même lorsqu’il combat dans l’armée et qu’il croit ses jours comptés.

Dès le début, on est pris dans cette histoire, dans cette relation. Nina ne vit que pour Romain. Elle ne s’intéresse qu’à lui, au point d’en abîmer sa santé. Alors bien sûr, cela est étouffant, on a bien envie de lui crier « Mais fous lui la paix à la fin ! » mais, on ne le fait pas.

On observe, silencieux et sans défense ces liens quasi sacrés. Cet indéniable poids de l’ambition d’une mère qui rêve trop grand. Cette pression subie par un enfant qui n’en demandait pas tant.

Ce que Nina veut, Romain le réalise. Même si cela implique que tout deux seront d’éternels insatisfaits.

Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg sont magiques. Ils délivrent cette vérité, cette relation avec brio et émotion. Un jeu à fleur de peau qui te donnent des frissons. Mais, sans être lourd, ni plombant. Non, le scénario te permet de respirer avec de petites touches d’humour.

J’ai adoré ce film et mon âme de meuf émotive n’a pu retenir ses larmes. J’en garde encore l’émotion quelques jours après.

J’ai très envie de lire le livre maintenant.

Parce que nos guerres ont changé

Mince, je suis en retard. Je m’étais pourtant promis de te parler d’un livre tous les mois quoi qu’il arrive. Coûte que coûte !

On aura qu’à dire que celui dont je vais te parler aujourd’hui vaut pour le mois de novembre. Je tâcherai de t’en présenter un autre d’ici la fin du mois. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais…

Alors, qu’ai-je lu ?

Si je te dis Sophie-Marie Larrouy ?

Si je te dis L’art de la guerre ?

Si je te dis girouette ? Non pardon ça c’est autre chose.

Tu me demanderas qu’est-ce qui peut bien réunir cette auteure et ce livre ?

Eh bien, un autre livre justement, j’ai nommé « L’art de la guerre 2 ».

« 2500 ans après Sun Tzu, Sophie-Marie Larrouy écrit la suite du premier best-seller de l’histoire.

Parce que nos guerres ont changé.

Parce qu’on a plutôt en mémoire des galères de couples que des souvenirs de batailles en rase campagne.

Parce que l’odeur des sapinettes accrochées au rétro nous est plus familières que celle des bivouacs militaires.

Parce qu’il est beaucoup plus dur d’aimer les gens que d’être fâché tout le temps. »

Sophie-Marie Larrouy, SML pour les connaisseurs, se raconte. Elle parle de sa quête d’elle-même.

Elle vient du monde des sensibles. De cette sensibilité qui dégouline des mains, qui déborde et dont on ne sait que faire. Dans la moindre des décisions à prendre, on est happé. La sensibilité comme frein pour appartenir à l’autre monde, celui de l’autre côté de la tranchée. Celui des maisons de famille à l’île d’Yeu, des mains de pianiste et des cheveux propres.

Sophie-Marie Larrouy se raconte, depuis son enfance dans les Vosges à sa vie d’adulte à Paris. Sur le chemin, elle en a connu des déboires. Des histoires de cœur, d’amour-propre, de liens familiaux, de recherche de soi-même.

En se racontant, elle raconte l’histoire la plus universelle qui soit. Celle qui nous arrive à nous tous. À chaque chapitre, on retrouve un peu de soi-même. Entre les premiers jobs foireux, les plans cul, le spleen de l’adolescence qui déborde jusqu’à l’âge adulte car on a du mal à trouver sa voix. On ne nous apprend pas à s’écouter et à se faire confiance.

L’art de la guerre 2, c’est notre guerre à tous contre nous-même afin de nous aimer nous-même. C’est nous apprendre construire sa maison, pour reprendre une de ses expressions. Tu sais, cet endroit où tu es chez toi autant en dehors qu’en-dedans. Tu t’es fait des relations essentielles et tu as pardonner à tes parents et à toi-même. Tu embrasses ce spleen qui t’habite afin de t’accomplir.

Le petit bonus de ce livre, c’est Johnny. Concours de circonstance que l’actualité résonne si bien avec ce roman. En effet, on se rend compte de l’importance qu’a eu Johnny. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on connait tous – on aime tous – au moins l’une de ses chansons. Il faisait partie du décor sonore.

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J’ai découvert Sophie-Marie Larrouy il y a de ça un peu près un an. Je t’en avais d’ailleurs parlé dans cet article puisque c’est elle qui coanime l’emifion (le podcast qui parle de sexe, de relations, et de sexe). En m’intéressant à elle, je me suis rendu compte que je la connaissais à travers Vaness’ La Bomba (vas-y clique, c’est tellement marrant).

Grâce au compte Instagram lartdelaguerre2, SML t’offre la possibilité de gagner un peu près l’équivalent de ton poids en livres. Et, très fréquemment, elle offre la version audio de son roman.

J’ai eu le plaisir d’en gagner un exemplaire et c’est génial. Il faut savoir que Sophie-Marie Larrouy est comédienne en plus d’être auteure et podcasteuse (ça se dit ?).

Je n’avais jamais écouté un livre. À part quand j’étais petite sur la route des vacances, je me rappelle être coincé à l’arrière de la Passat entre mon frère et ma sœur à écouter Vendredi ou la vie sauvage. C’est réellement une autre façon de découvrir le roman, par la voix de l’auteure, avec ses intonations et son émotion. C’est une très chouette expérience à faire quand tu es trop fatiguée pour lire ou que tu es debout dans le tram et que tu ne peux pas te tenir et lire en même temps.

Je te recommande très certainement la lecture ou l’écoute de ce livre !

L’audiolivre est disponible ici.

 

Should I Laugh or Should I Laugh

C’est avec un article un peu particulier que je te retrouve aujourd’hui. Particulier dans sa construction car il aura deux parties.

L’année dernière, je suis allée voir une pièce de théâtre, Should I Stay or Should I Stay  de Simon Thomas avec Jules Churin, Héloïse Jadoul, Manon Joannotéguy et Lucas Meister au théâtre de La Balsamine. Le chic d’avoir une amie comédienne !

Comme la pièce se rejoue à partir du 16 novembre pour quelques représentations et que je retourne la voir, je me suis dit que j’allais te convaincre d’y aller aussi. C’est simple, j’avais a-do-ré.

Je me suis dit que ce serait une bonne façon de te présenter la pièce. T’en parler comme je m’en souviens, un an après et te confirmer ou t’infirmer mes propos une fois la pièce revue.

[7 nov 2017]

Mais, Should I Stay or Should I Stay ça parle de quoi ?

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Photo de la pièce prise sur le site du Théâtre de la Balsamine

La pièce met en scène quatre personnages habillés en super-héros. Ils semblent enfermés dans une pièce malgré que les portes soient ouvertes.

C’est difficile de t’en dire plus, je crois que si je t’en disais plus, je ne te dévoilerais que mon interprétation et je te gâcherais la pièce.

Ce que je peux te dire, c’est qu’on rigole. Et je ne sais pas toi mais, moi, perso, j’aime rire. Surtout quand c’est intelligent. Attention, je ne veux pas dire que ça enchaîne les blagues avec des références culturelles et intellectuelles. Non, c’est intelligent car le rire est bien construit, il ne s’effrite pas et n’est pas de mauvais goût.

On rigole du début à la fin !

C’est difficile de te dire de quoi parle la pièce car, c’est complètement absurde, barré, déjanté, frais, drôle. C’est du belge autant que la piste cyclable qui s’arrête alors que la route continue, que le nombre de travaux dans Bruxelles, que le fonctionnement de la Stib en général et que les horaires de train. C’est complètement barré et on adore détester ça, ça fait partie de notre unité. Sauf qu’ici, tu adoreras adorer ça.

Alors, oui, une des comédiennes c’est ma pote. Tu vas me reprocher ma subjectivité parce qu’évidemment par principe j’aime tout ce qu’elle fait tellement je la trouve talentueuse.  Mais, ce n’est pas un seule-en-scène, elle n’a pas écrit la pièce et elle n’est pas la seule comédienne. Donc, bon. Et puis, vas-y, tu verras par toi-même. Et si tu trouves que je manque d’objectivité, pas de soucis, on en discutera !

 

*

 

[21/11/2017]

Hier soir je suis allé au théâtre. J’aime aller au théâtre.

Toute la journée j’étais impatiente. Même si j’avais déjà vu la pièce. Surtout parce que j’avais déjà vu la pièce.

Pas une seconde je me suis dit que je risquais d’être déçue. Comme quand on regarde un film qui importait tellement dans notre enfance des années plus tard et qu’on ne parvient plus à expliquer pourquoi on l’aimait.

Et j’avais raison, je n’ai pas été déçue. J’ai tout autant adoré. Peut-être même plus. On n’est plus surpris par l’ensemble de la pièce donc on peut se concentrer sur d’autres choses.

Je me suis concentrée davantage sur le texte. Ainsi, je peux vous dire que « Should I Stay or Should I Stay » ça philosophie, ça parle de la mort, de la vie, de la survie, de la construction de montgolfières, de notions de temps, de sandwich américain banane,…

Entre autres choses.

C’est toujours aussi drôle, frais, barré et complètement absurde.

C’était comme de revoir un épisode de Friends que tu connais par cœur. Tu connais la chute donc tu ris par anticipation.

Ce qui est chouette avec une pièce de théâtre comique c’est le public. L’entendre rire, parfois en décaler, parfois bizarrement, ou subitement, ça apporte beaucoup. C’est une atmosphère, une énergie.

J’ai pu également me concentrer davantage sur le jeu d’acteur. Ils sont incroyables, ils se passent quelque chose entre eux sur scène. Comme un clic qui signifie que ça fonctionne. Ils sont drôles et justes. Et puis, leurs expressions sur leur visage et leur manière de se servir de leur corps, Oh my !

Je te conseille d’y aller. C’est 1h05 de rire, c’est bon pour les abdos.

*

Réserve vite ta place ici, ça part comme des petits pains (chauds et au chocolat) :  ici

Plus d’infos sur la pièce: ici

« Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon endroit, au bon moment »

Vendredi soir dernier, j’ai dévoré un livre

Mes yeux parcouraient les pages, les mots, assoiffés

Plus les pages défilaient plus je devenais ivre

Prise par cette histoire impossible de m’arrêter

Je ne suis pas une pro de la poésie, loin de là, mes vers s’arrêteront là. Je laisse ce travail à Clémentine Beauvais qui y arrive à la perfection dans son dernier livre.

Vous l’aurez compris, j’ai dévoré « Songe à la douceur ». Déjà, parce que la forme me plaisait et m’intriguait : un livre entier écrit en vers libres. Et aussi, parce que l’histoire est belle. Heureusement, d’ailleurs, l’originalité ne fait pas tout.

La forme sert son contenu et le porte. Sa poésie est idéale car totalement accessible. C’est un véritable média pour se plonger dans les pensées des personnages. Le rythme, les rimes, le ton et sa musicalité sont autant d’éléments qui te transportent et te permettent de te jeter à cœurs perdus dans le texte.

Le travail de narration est impressionnant. Elle apporte de la profondeur et du sens à l’introspection dans l’intime des protagonistes. Tantôt, grâce à une note d’humour, tantôt en permettant de faire un arrêt sur image afin de comprendre l’histoire en général et, Eugène et Tatiana en particulier. C’est pour moi ce qui amène le plus de modernité au roman, qui est très actuel.

« Songe à la douceur » est inspiré d’ « Eugène Onéguine » de Pouchkine et de l’Opéra éponyme de Tchaikovsky. Mais, pas besoin d’être familier de ces deux œuvres pour saisir celle de Clémentine Beauvais. Il s’agit d’une histoire d’amour teintée d’hier et d’aujourd’hui. Deux anciennes connaissances se retrouvent 10 ans après, complétement par hasard. Et voilà que le jeu de séduction s’inverse.

Dans un chapitre, Eugène a 17 ans et Tatiana 14 alors que dans le suivant, nous sommes en 2016, 10 ans après. À l’époque, Tatiana vouait une passion adolescente pour l’ami de son voisin et expérimentait les émotions incontrôlables d’un amour naissant. Tandis qu’Eugène était un jeune homme un peu blasé, croyant avoir tout expérimenté et un peu imbu de lui-même.

10 ans après, la passion – l’obsession – s’inverse.

Les flashbacks sont utiles car ils permettent de mettre la lumière sur les parts d’ombre du passé afin d’éclairer le présent. Que s’est-il véritablement passé entre-eux ?

Les retours en arrière permettent également de faire un saut dans l’adolescence. Cette période un peu ingrate où toutes les émotions sont fulminantes. On est trop rêveur ou trop cynique, trop amoureux ou trop en conflit, trop timide ou trop extraverti, dans la confiance ou dans le doute permanent. Tout est trop ou pas assez.

C’est durant cette période que l’on écrit des lettres d’amour, qu’on passe sa nuit sur MSN à épier si l’Elu se connecte, à avoir des conversations vides de sens mais qui signifie l’univers pour nous. On est jeune et finalement, on ne connaît pas grand-chose. On tente des approches, on ose sans doute plus que maintenant.

10 ans plus tard, Eugène et Tatiana ont 10 ans de plus. Cette période de la vie où on ne sent plus des enfants et pas encore adulte. Pris entre les souvenirs de nos vieux rêves et les quelques désillusions qui se sont déjà écrasées sur notre chemin. C’est l’âge où on doit faire preuve de responsabilités sans pourtant comprendre comment on en est arrivé là. On cherche l’amour pour faire comme les autres mais, le voulons-nous vraiment ? On se pose toujours autant de questions mais, on a compris que nous seul pouvons décider pour nous même. On est partagé entre cette naïveté, naufrage de notre adolescence, et la dure réalité de la vie. Celle qui impose de faire des choix, de prendre des décisions.

Clémentine Beauvais parvient avec délicatesse et bienveillance à mettre en lumière deux âges particuliers dans le parcours d’un jeune homme et d’une jeune femme.

L’histoire d’amour est réaliste tout en restant romantique. On s’y retrouve et on arrive à rêver un peu. On s’identifie aux personnages et aux troubles de leur adolescence. À leurs questionnements actuels et passés.

En plus d’être bien écrit, le livre est bien construit. Il se lit – se dévore – rapidement. On est plongé dans cette histoire comme dans un bon film qu’on regarderait un dimanche soir d’hiver blotti sous sa couette. Notre lit devient un sanctuaire, gardien du rêve, de l’amour d’Eugène et de Tatiana. Il devient le témoin d’un âge que les moins de trente ans se rappelle comme hier. Je vous mets au défi de le poser avant sa dernière page pour rejoindre Morphée.

Personnellement, je l’ai lu entre Paris et le Havre. J’avais un weekend familial organisé et je devais y aller en train. 4h de trajet pour faire Bruxelles – Paris, changer de gare, et monter dans un deuxième train pour rejoindre le Havre. Ce dernier était un Intercité qui s’arrête dans des gares dont les villes paraissent seulement exister dans un téléfilm français. Pourtant, le trajet n’a duré que 30 minutes. 2 minutes pour lire le roman et 28 pour me rendre compte que je n’étais pas encore arrivée à bon port… une fois la dernière page tournée, j’avais envie de le recommencer.

 

 

 

City of Stars

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Oui, je sais. Déjà lundi je vous postais un article culturel mais, je ne tenais plus. Je suis excitée de vous parler de La La Land de Damien Chazelle, cette pépite. Un peu comme si mon anniversaire, Noël et l’invention du chocolat tombaient le même jour dans le calendrier.

Pour vous ambiancer, cliquez ici et laissez vous porter par la musique

Ce film est un bijou. Les couleurs, le jeu d’acteur, le montage, les plans, la musique, les sons, l’histoire et tout le reste est pure magie.
Dès la première scène, on rentre dans l’histoire. Et on comprend le ton. On va assister à quelque chose d’unique. Nostalgie, danse et humour se mêlent pour nous raconter une histoire d’amour intemporelle. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a sans cesse cette impression de regarder un film tourné le siècle passé, que ce soit à travers le ton, les costumes ou la musique. Et puis, une sonnerie de portable nous ramène brusquement à notre époque et dans sa modernité. Et c’est en jouant avec la temporalité que cette histoire gagne en universalité.

C’est le troisième film qu’Emma Stone et Ryan Gosling tournent ensemble et le duo fonctionne toujours aussi bien.

Pour les sceptiques du concept de la comédie musicale, je vous le dis, vous pouvez y aller sans craintes. Toutes les scènes ne sont pas une immense chorégraphie. Les parties musicales se mêlent et se fondent parfaitement dans le film. Elles viennent apporter un peu de romantisme, d’humour et de légereté. D’ailleurs, la musique est une grande part de la réussite de ce film. Tout son est musique, que ce soit le bruit du vynil qui tourne, le café qui coule, le bruit des talons sur le sol, le « bip bip » des clés d’une voiture, tous les sons servent à la bande sonore. Et ce n’est pas étonnant quand on sait que plusieurs des films de Damien Chazelle parlaient aussi de la musique en général et du jazz en particulier. J’en profite pour vous conseiller de voir Whiplash, avec Miles Teller et J.K Simmons, qui est plus sombre mais tout aussi incroyable.

Damien Chazelle a réussi le pari fou de nous faire revivre une comédie musicale. Mais le film n’a pas d’âge, il n’a pas d’époque.
Les plans sont magnifiques. J’aime la manière dont le film est tourné. Les couleurs sont superbes et les effets de caméra apportent beaucoup à la mise en scène.

Pour les nostalgiques des grandes comédies musicales, vous serez servi. La musique transporte et les mélodies restent en tête. Les deux personnages principaux incarnent cette classe et cette grâce qu’avaient les acteurs des films de cette époque.
Et pour ceux qui tiennent plutôt ce genre de film en aversion, laissez vous surprendre. La musique est parfois kitsch mais jamais ringarde. Le jazz a ce coup de génie de savoir être intemporel car pouvant s’adapter à plusieurs autres influences musicales. Et puis le dialogue et le rapport homme-femme sont actuels.

Pour ceux qui sortiraient l’argument qu’on utilise en dernier recours quand on n’a pas d’argument. Vous voyez ? Mais si, la phrase qui vous fait l’effet d’un coup de massue, à chaque fois, le « mais c’est un film de filles ». Parce qu’il est bien connu que l’amour, la musique et la force de rêver, envers et contre tout, ne regarde que les filles. Et bien sachez, chers lecteurs masculins, que j’ai été voir le film avec mon frère et mon cousin, tout ce qu’il y a de plus virils, et qu’ils ont adoré. Sur le chemin du retour, on sifflotait tous les trois comme de parfaits imbéciles heureux. En se disant, qu’on retournerait bien le voir, encore une fois.

Americanah

En Amérique, le racisme existe mais les racistes ont disparu. Les racistes appartiennent au passé.


Si vous ne deviez lire qu’un roman cet été, sans aucun doute je vous dirais de lire Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie. Il fait un peu moins de 700 pages, donc il vous prendra du temps.

Pour ma part, je l’ai dévoré en une semaine de vacances.

On suit la vie d’Ifemelu et d’Obinze, leurs histoires personnelles respectives et leur histoire d’amour qui traverse trois continents. Ils ont grandi au Nigeria entre la classe moyenne et les privilégiés. Suite à des grèves à répétitions qui touchent les universités, Ifemelu obtient son visa pour les États-Unis d’Amérique. Elle est acceptée à l’université de Philadelphie. Entre choc culturel et adaptation, elle découvre l’existence de sa couleur. Sa différence et l’enjeu qu’elle représente. Les difficultés qu’elle apporte et sa position sociale.

Ce livre permet de se rendre compte de l’enjeu que représente la race, de sa position de blanc dans un pays occidental et de vouloir la remettre en perspective.

Le racisme ordinaire existe et est-ce que j’y participe ? De manière inconsciente et presque innocente, sans faire de vague. Non, je ne suis pas raciste. Mais je vis dans un monde qui l’est. Sans en donner l’intention. Sans se faire remarquer. À peine perceptible, la différence de race existe toujours et fait intrinsèquement partie de la norme. Et c’est là que c’est dangereux car fourbe.

Aux Etats-Unis, on apprend que peu importe son importance ethnique, si on n’est pas blanc, rien n’est « pire » que d’être noir. Et là encore, on distingue noir afro-américain et non-américain. Dans une université, les professeurs demandent de ne pas utiliser le terme « nègre » dans les commentaires à propos d’un film qui traite de l’esclavage. Comme si, ne pas dire le mot enlevait toute la signification. Tout est une question de contexte et non de syntaxe.

Ce livre permet de conscientiser cela, de se poser les bonnes questions et d’avoir envie d’y être attentif pour ne pas participer à ce jeu « inoffensif ». Pour qui ? Pour moi, pas pour l’autre, encore et toujours victime de cette différence. Moi, quoiqu’il arrive j’aurai toujours les bonnes cartes pour tirer mon épingle du jeu et justifier que je ne suis absolument pas raciste, sans avoir besoin à utiliser l’argument « ma colocataire est noire, je ne peux pas être raciste ».

Alors je dis stop. Je ne sais pas si je fais partie de ces gens qui sans en avoir l’air participe à perpétuer ce racisme perfide. Mais je décide que je ne veux pas. Et, je compte bien y faire attention.

C’est à ça qu’on reconnaît les grands livres. Tout en lisant un roman au bord d’une piscine, l’air de rien, j’ai appris une des plus belles leçons de vie: la tolérance. La vraie, celle inébranlable. Celle que rien ne vient perturber. Celle qui ne voit que l’être humain.

La folie a un nom, elle s’appelle Mr Bojangles

Comment une famille se construit face à la folie ?

[Pour lire cet article en musique: Nina Simone – Mr Bojangles]

Le premier roman d’Olivier Bourdeaut raconte une histoire d’amour, une histoire de famille. C’est à travers les yeux d’un fils que l’on assiste l’excentricité de leur quotidien. Ces moments sont entrecoupés par des extraits écrits de la main du papa. Il y a donc, une dualité entre le regard un peu naïf d’un enfant et la dure réalité des événements que nous évoque le père.

En attendant Bojangles est une histoire vraie, « Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l’endroit, à l’envers, parce que la vie c’est souvent comme ça ».

Au début de l’histoire, la folie, amenée par la maman, est mignonne, excentrique et constructive. Elle leur permet une routine. Évidemment, pas au même titre que nous l’entendons mais, il y a bel et bien une routine. C’est le papa qui tous les matins nomme sa femme différemment selon son humeur (on ne connaîtra jamais son vrai prénom), c’est « Mr Bojangles » de Nina Simone en boucle sur le tourne-disque, c’est les dîners mondains, alcoolisés, tous les soirs de la semaine, c’est le château en Espagne pour les vacances, c’est l’oiseau exotique, Melle Superfétatoire, qui vole librement dans l’appartement, c’est le fils qu’on retire de l’école car elle ne correspond pas à leur valeur,…

La folie apporte un équilibre tant qu’elle est canalisée. Mais, cette stabilité est rompue le jour où le fisc vient sonner à la porte leur annonçant qu’il est temps de rembourser les impôts qu’ils n’ont jamais payés pendant de nombreuses années. À la réaction de la maman, on comprend que la somme est impayable. À partir de ce moment-là, la folie devient bouleversante et ingérable parce qu’inattendue. L’excentricité n’est plus mignonne et sympathique comme au début, elle est inquiétante. « Le problème avec le nouvel état de Maman, c’est qu’il n’avait pas d’agenda, pas d’heures fixes, il ne prenait pas rendez-vous, il débarquait comme ça, comme un goujat. Il attendait patiemment qu’on ait oublié, repris notre vie d’avant, et se présentait sans frapper, sans sonner, le matin, le soir, pendant le dîner, après une douche, au milieu d’une promenade. Dans ce cas-là, nous ne savions, nous ne savions jamais quoi faire et comment le faire, pourtant, pourtant, au bout d’un moment, nous aurions dû avoir l’habitude. Après les accidents, il y a des manuels qui expliquent les premiers soins, ceux qui sauvent, mais là, il n’existait rien. On ne s’habitue jamais aux choses comme ça. Alors à chaque fois, avec Papa, nous nous regardions comme si c’était la première fois. Dans les premières secondes en tout cas, après on se souvenait et nous regardions autour de nous pour voir d’où pouvait bien venir cette nouvelle rechute. Elle ne venait de nulle part et c’était bien ça le problème.

Après, les évènements vont s’accélérer et amener la maman à l’hôpital. Et là, on se rend compte à quel point la maman était l’âme de la famille, la cohésion venait d’elle. Comment une famille continue à se construire sans cette étincelle, cette folie douce et fondatrice ?

Je ne vais pas vous raconter la fin de l’histoire car, le but de cette rubrique est de vous donner envie de lire. Je peux, quand même, vous dire que j’ai adoré ce livre. Pourtant, si je suis honnête avec vous (et je le suis), je pense que si je l’avais trouvé dans une librairie je ne l’aurai peut-être pas acheté. La quatrième de couverture ne me faisait pas spécialement envie. Mais, comme je l’ai reçu et que je l’avais dans ma bibliothèque, je me suis dit pourquoi pas.

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Je ne suis pas déçue. Je peux, sans exagération, vous dire que ça faisait longtemps que je n’avais pas accroché à un livre à ce point. Je l’ai lu en trois soirées tellement je ne voulais pas le lâcher. C’est le roman que j’attendais, celui qui me rappelle qu’aucune autre forme d’expression artistique ne me procure une telle émotion.

En attendant Bojangles, raconte la vie. Effectivement, entrecoupée de mensonges et de vérités car la mémoire est construise comme cela. Car l’amour est fait de ça aussi, pour se protéger et surtout, protéger l’autre. Olivier Bourdeaut a rendu hommage à ses parents, à leur histoire d’amour dont il est un dommage collatéral.

« Durant tout le temps qu’elle passa dans la boutique, mon père lui répondit avec retard, en chuchotant, les yeux voilés :

– Je sais bien que vous m’aimez, mais que vais-je faire de cet amour fou ? Que vais-je faire de cet amour fou ?

Puis, lorsque Maman sortit de la boutique en souriant vers nous comme si elle avait entendu, un plateau d’huîtres dans un bras et deux bouteilles coincées sur ses seins dans l’autre, il soupira :

– Quelle merveille… Je ne peux pas m’en priver… Certainement pas… Cette folie m’appartient aussi. »

Et vous, vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Un mois, un livre.

C’est avec beaucoup d’humilité, un soupçon d’appréhension et beaucoup d’excitation que j’ouvre cette nouvelle rubrique. J’aime lire depuis toujours. Ça fait un peu niais comme expression  mais, c’est exactement ça. Petite, les histoires du soir me fascinaient. Je me souviens que j’aimais avoir la place juste à côté de maman (j’ai une sœur et un frère et ma maman n’a que deux côtés) pour pouvoir voir les mots défiler sur les pages. J’aimais les dessins, les couleurs et j’aimais voir ces lettres qui chantaient dans la bouche de maman. J’aimais l’entendre les lire et me rendre compte que ces petits mots mis les uns après les autres permettaient de constituer des phrases qui formaient des histoires.

Apprendre à lire a été décisif, je pouvais lire mes propres histoires et en raconter à mon tour. Déchiffrer un mot, avant de m’intéresser au sens, j’aimais leur son, découper les syllabes et les articuler correctement. Comme une chanson en moi. Au début, je les gardais pour moi, car comme la nature est vache, parfois, je parlais du nez. Quelle horreur ! Moi qui aimais tant les mots, je n’arrivais pas à les prononcer. Quelques cours de logopédie et j’ai enfin pu les formuler. Et là, c’est le monde du sens qui s’ouvrait à moi. Ces mots, bien que doux à mon oreille, m’offraient une infinité de possibilités, comme un goût de liberté. Avant même de savoir écrire et de ressentir le besoin de mettre des mots sur mes propres maux, ce sont les m(aux)ots des autres que j’aimais. Leurs histoires nourrissaient mon imaginaire et me permettaient de voler. À travers les pays, les cultures, les époques et les âges. Je pouvais être un garçon, une fille, un adulte et même un méchant. La limite étant l’imaginaire d’autrui, je pouvais être n’importe qui.

Evidemment, les goûts littéraires se construisent et évoluent. Même si ma sensation de liberté m’accompagne toujours autant, je m’abandonne moins quand je lis. Mes valeurs, mes sensibilités construisent mes choix. Les livres me bouleversent, me questionnent, m’émeuvent et me dérangent, parfois. Je lis moins avec mon esprit et plus avec mes tripes. Quand j’aime un livre, c’est d’amour, quand je le déteste, c’est de haine. Ils peuvent provoquer le débat en moi comme aucune autre forme d’expression artistique. Et pourtant, je crois que je les aime toutes. 

Depuis plus de deux ans maintenant, je participe à un club de lecture. Tour à tour, nous présentons un coup de cœur et nous partageons une lecture commune. Chacun exprime son amour pour un livre, le plaisir de l’écriture, la concordance avec l’histoire personnelle de l’auteur, le récit, le voyage, les faits historiques sont autant de raisons invoquées. Parfois, ces plaisirs sont partagés, et parfois pas mais, toujours il y a débat. Et qu’est-ce que j’aime ça.

C’est ce que j’ai envie de faire sur ce blog. Un livre par mois, pour m’efforcer à continuer à lire et pour transmettre mes coups de cœurs avec vous.

Si vous avez lu les livres que je partagerai, n’hésitez pas à me donner votre avis, ou à m’en conseiller du même auteur ou dans la même veine. Je ne vous garantis pas être à la pointe des sorties littéraires, mais j’essayerai de me diversifier !

Je vous laisse afin de préparer mon premier article de la rubrique, « En attandant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut.

Lisez, mes amis.

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