La Saint-Valentin et les films vrais sur l’amour, le vrai

La Saint-Valentin est pour moi l’occasion parfaite de rappeler que célibataire ne veut pas dire dépourvue d’amour, ni solitude.

L’amour a plusieurs formes, rencontre plusieurs personnes, et ne se définit pas d’une manière.

Ainsi, non je ne vais pas m’empiffrer de glace devant Bridget Jones, ni bruler tous les souvenirs de mes ex et pleurer mes relations finies. Car j’ai un scoop, heureusement qu’elles se sont finies.

Je ne vais ni pleurer ce que je n’ai plus, ni m’attarder sur ce que je n’ai pas. Je ne vais pas penser que ça ne m’arrivera jamais. Je ne vais pas non plus m’inscrire sur Tinder dans un acte désespéré alimenté par des années d’images à la con me rappelant qu’être célibataire c’est le bas de l’échelle sociale.

Non, je vais penser que l’amour c’est beau, renversant, bouleversant.

Mais ce n’est pas une recette facile dont il suffit de suivre les instructions. L’amour ce n’est pas un conte de fée.

C’est mieux que ça. Ça se construit à deux, à trois ou entre personnes consentantes. Ça s’entretient. Ça dure une nuit, une vie, un certain temps.

Ça évolue, disparaît, réapparaît.

C’est se dire bonjour, trouver le langage qui rassemble, s’embrasser, se promener, se taire et ne pas ressentir le poids du silence, c’est parler et découvrir à chaque phrase l’autre. Ne pas se lasser, s’ennuyer un peu mais ne pas trouver ça grave car on est ensemble. C’est se disputer, se dire la vérité, se mentir un peu, parfois, quand ce n’est pas important. C’est savoir tout de l’autre et continuer de découvrir, ce sont les détails, les petites choses, comment la personne sourit quand elle est gênée, comment elle aime son café, quel est son livre préféré. C’est donner tout de soi à l’autre car on a rien d’autre à offrir. C’est anticiper mais se laisser surprendre.

L’amour c’est se séparer, se retrouver, jouer carte sur table ou dévoiler son jeu au fur et à mesure, c’est vivre nus. C’est se rencontrer à un endroit, à un moment.

C’est se dire au revoir sur le quai d’une gare, le frisson quand on se prend la main, c’est ne pas être d’accord tout le temps, c’est laisser l’autre personne être et ne pas se sentir réduit de moitié.

Ne jamais se réduire de moitié.

Voici une liste de films qui raconte l’amour et te donnent une leçon :

  • Before Sunrise de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke, 1995
  • Before Sunset de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke, 2004
  • Before Midnight de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke, 2013
  • Marriage Story de Noah Baumbach avec Scarlett Johansson et Adam Driver, 2019
  • Call Me By Your Name de Luca Guadagnino (encore) avec Timothée Chalamet et Armie Hammer, 2017
  • Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry avec Kate Winslet et Jim Carrey, 2004
  • Breakfast at Tiffany’s de Blake Edwards avec Audrey Hepburn et George Peppard, 1961
  • Stuck in Love de Josh Boone avec Jennifer Connelly et Greg Kinnear, 2012
  • La La Land de Damien Chazelle avec Emma Stone et Ryan Gosling, 2016
  • One day de Lone Scherfig avec Anne Hathaway et Jim Sturgess, 2011
  • Amour de Michael Haneke avec Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, 2012
  • Silver Linings Playbook de David O. Russel avec Jennifer Lawrence et Bradley Cooper, 2012
  • Brokeback Mountain de Ang Lee avec Jake Gyllenhaal et Heath Ledger, 2005
  • Like Crazy de Drake Doremus avec Felicity Jones et Anton Yelchin, 2011
  • The Notebook de Nick Cassavetes avec Rachel McAdams et Ryan Gosling, 2004
  • (500) Days of Summer de Marc Webb avec Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt, 2009
  • Blue Jay d’Alex Lehmann avec Sarah Paulson et Mark Duplass, 2016
  • About Time de Richard Curtis avec Rachel McAdams et Domhnall Gleeson, 2013
  • Blue Valentine de Derek Cianfrance avec Michelle Williams et Ryan Gosling, 2010

Et quelques séries

  • Easy de Joe Swanberg, 2016
  • You Me Her de John Scott Shepherd, 2016
  • Modern Love de John Carney, 2019
  • Love de Judd Apatow, 2016-2018
  • Lovesick de Tom Edge, 2014
  • Girls de Lena Dunham, 2012-1017

Pouvoir observer le monde depuis son salon

Les jours raccourcissent et la météo se rafraîchit. C’est le temps idéal pour se blottir dans un plaid, une tasse de thé dans une main pour que de l’autre on puisse caresser son chat tout en regardant ce que le monde culturel a à nous offrir de mieux.

Voici une petite sélection qui rendra vos journées meilleures et vos soirées d’hiver moins longues. Vous aurez envie de militer, de crier, de pleurer, de rire, de voyager. Car l’art à cela de merveilleux qu’il ne requiert pas de grandes expéditions loin de son canapé pour ouvrir son esprit.

 

Les films

Chambre 212 de Christophe HONORÉ (encore au cinéma) avec Chiara MASTROIANNI, Vincent LACOSTE, Camille COTTIN et Benjamin BIOLAY. Après une dispute à la suite d’une révélation sur leur couple, Marie quitte le domicile et décide de passer la nuit à l’hôtel d’en face, dans la chambre 212. Le film parle d’amour, de ce dernier qui s’effrite, du couple, de sa construction et son évolution après des années de mariage. C’est drôle, poétique, musical, édifiant, souvent vrai, un peu loufoque et tiré par les cheveux par moment mais, c’est beau. Esthétiquement parlant, c’est très joliment réalisé et superbement interprété.

 

img_0136

Booksmart d’Olivia WILDE. Il y a un consensus général qui laisse penser que l’humour appartient aux hommes. Pourtant, avec son premier film, Wilde nous prouve le contraire car Booksmart est entièrement écrit, réalisé et produit par des femmes, ce qui est loin d’être un détail dans le monde actuel de la production artistique. Amy et Molly (Kaitlyn DEVER et Beanie FELDSTEIN), deux meilleures amies, finissent le lycée les mieux gradées de leur promotion. La veille de la remise des diplômes, elles réalisent qu’elles auraient pu moins travailler et participer davantage à la vie extra scolaire du lycée, cela n’aurait rien changé sur leur admission dans des universités de la Ivy League. Ainsi, elles décident de rattraper ces quatre années en une nuit de folies et de fêtes auxquelles elles ne sont jamais allées. En plus d’être drôle, frais et superbement écrit (Emily HALPERN, Sarah HASKINS, Suzanna FOGEL et Katie SILBERMAN), Booksmart parle de sororité, d’ambitions, d’amitiés, d’acceptation et de motivation.

img_0137

 

 

Deux moi de Cédric KLAPISCH. Jolie comédie dramatique racontant la vie de deux parisiens (Ana GIRARDOT et François CIVIL) perdus face à la solitude des grandes villes et leurs angoisses. Très belle musique, très belle interprétation et joliment réalisé par Klapisch.

 

 


Les séries télé

img_0138Unbelievable de Susannah GRANT, Ayelet WALDMAN et Michael CHABON est une mini-série réalisée pour Netflix. Pendant 8 épisodes on suit une enquête pour retrouver un violeur en série dans le Colorado. Parallèlement, nous suivons Marie Adler (Kaitlyn DEVER), une jeune étudiante qui est violée une nuit dans son appartement par un inconnu. Elle porte plainte avant de se rétracter sous la pression des policiers. Trois ans plus tard, les inspectrices Karen Duvall et Grace Rasmussen (Merritt WEVER et Toni COLLETTE) enquêtent sur une série de viols ayant eu lieu dans le Colorado et qui semblent avoir été commis par la même personne.

img_0139
Euphoria de Sam LEVINSON est une fresque qui dépeint les déboires de l’adolescence aux Etats-Unis. C’est violent et émouvant. Les acteurs sont incroyables, mention spéciale à Zendaya qui est bouleversante de vérité. Clairement, tu regardes la série avec Shazam dans une main tellement la musique est bien choisie.

 

img_0140

 

Dead to me de Liz FELDMAN est une série à l’humour noire qui parle du deuil et de résilience. Jen perd subitement son mari et s’inscrit à un groupe de parole pour tenter de surmonter cette épreuve. Elle y rencontre Judy et se lie d’amitié avec elle. Cela fait du bien de parler de deuil sur fond humoristique. Christina APPLEGATE et Linda CARDELLINI sont majestueuses.

img_0145-1

 

 

Love de Judd APATOW, Paul Rust et Lesley ARFIN est un bijou sur Netflix. Une jolie histoire de couple. La construction d’une relation n’est pas toujours aisée quand on doit se remettre de ses propres blessures. Il faut se faire confiance pour pouvoir faire confiance à l’autre. Je trouve cette série si vivifiante, si touchante, drôle et triste à la fois. C’est un petit morceau de vie.

 

img_0142Mindhunter de Joe PENHALL et produite par, entre autres, David FINCHER et Charlize THERON. Une série Netflix sur l’origine et la création du terme « Serial Killer ». Les agents Holden Ford et Bill Tench (Jonathan GROFF et Holt McCALLANY) du FBI accompagnés de Wendy Carr (Anna TORV), une psychologue interrogent plusieurs criminels dans le but de comprendre leur comportement afin de pouvoir établir des profils de criminels et ainsi, espérer pouvoir résoudre des affaires en cours.

 

img_0143

 

After life de et par Ricky GERVAIS est une comédie sarcastique qui parle du deuil et de comment continuer après la mort d’un être proche. Tony a perdu sa femme d’un cancer du sein et après avoir envisager de se suicider il décide de continuer à vivre en faisant et disant exactement ce qu’il veut. C’est drôle, émouvant et rempli d’espoir. Le petit plus, en écrivant ces lignes, j’apprends que la saison 2 sera disponible début 2020.

 


Les livres

img_0146-1

 

Pastorale américaine de Philip ROTH est mon coup de coeur de cet été, je l’ai dévoré en quelques jours seulement. Après une rencontre lors d’une fête des anciens du lycée, Nathan Zuckerman s’intéresse à nouveau à Seymour Levov, Le Suédois, ancienne vedette de son lycée. A travers lui, il raconte l’Amérique d’après-guerre froide, les désillusions de la société, du rêve américain et son économie jadis florissante.

img_0147-1

 

King Kong théorie de Virginie DESPENTES est un livre obligatoire qui devrait être lu à l’école. Ce livre et le message qu’il contient est à transmettre, à partager, de main en main, de coeur en coeur et d’esprit en esprit.

img_0148-1

 

Dans Sa mère, Saphia AZZEDDINE est Marie-Adélaïde née sous X qui mène sa vie malgré les galères et ses complications. Elle recherche son destin avec les moyens dont elle dispose comme son culot, les mots qui frappe et l’humour qui tue. L’insoumission et le désir comme bagages, elle décide de retrouver sa mère.

img_0149-1

 

Tout ce que j’aimais est un petit bijou écrit par Siri HUSTVEDT. Il parle de rencontre entre Leo et Bill et de leur relation. Quand l’amitié a un air de famille, q’il faut se reconstruire en semble, se séparer pour mieux s’aimer, grandir. L’art est au coeur de tout et rend ce livre magnifique.

 


La musique

De mes oreilles aux vôtres, voici ma playlist du mois ici.

 


Le Podcast

img_0150

A bientôt de te revoir  est un podcast écrit par Sophie-Marie Larrouy et produit par Binge Audio. Comme dans une contre soirée dans la cuisine, la conversation entre SML et son invité.e nous entraine partout. Des souvenirs d’enfance, à l’anecdote oublié, de l’origine à l’instant présent, du personnel à l’universel.  SML, la reine de la digression et de la métaphore, te prend à témoin d’un joli moment, toi l’audio guide.

 

 

 

Call me Elio et Oliver

En 2018 j’ai rencontré Elio et Oliver, j’ai découvert Call me by your name de Luca Guadagnino, l’adaptation cinématographique du livre éponyme d’André Aciman.

Une des nombreuses affiches du film, trouvée sur Google Image

Ce film a eu sur moi un impact tel qu’il m’a fallu plus d’un an pour réussir à poser cela sur papier. C’est le genre d’histoire qui te prend aux tripes tant par la beauté pure de ce qu’elle raconte, l’amour, que par le message qu’elle véhicule, vivons et ressentons.

Le plus objectivement possible, le film est magnifique tant par la lumière et la musique que par le jeu des acteurs, Timothée Chalamet et Armie Hammer, pour ne citer que les principaux. L’adaptation de Guadagnino est fidèle au roman, on retrouve dans le scénario des passages presqu’identiques.

Elio est un jeune garçon d’environs 18 ans, polyglotte, très cultivé, issu d’un milieu aisé, il lit beaucoup, joue et écrit de la musique. Tous les étés, son père, un professeur d’université aux Etats-Unis, invite dans la maison familiale, dans le Nord de l’Italie, un de ses étudiants à venir terminer d’écrire sa thèse. Cet été, il s’agit d’Oliver, un jeune homme sûr de lui, qui a l’arrogance de l’expérience, également très cultivé et qui semble très américain en comparaison aux personnes qui l’entourent.

Il ne laisse pas Elio indifférent et le sentiment est mutuel.

À partir de ce moment, on se laisse transporter au bruit des cigales par le début d’une histoire d’amour, les tentatives de séduction et les gestes maladroits. On est plongé dans un été en Italie, dans un ruisseau glacé par l’eau de la montagne, on est transporté par une mélodie jouée au piano, on danse de manière effrénée sur un dance-floor, on pleure, on rit, on sourit, on mange de la glace en saignant du nez, on a envie de dire « Later » pour ne plus dire au-revoir ou à tantôt, on est en maillot de bain au bord d’une piscine, on parle italien, français et anglais, on invite des amis tous les jours et à chaque repas, on boit, parfois trop, on rigole, souvent, on débat, on vit nos premiers ébats, notre première histoire d’amour.

Sauf que ce n’est pas la nôtre, c’est celle d’Elio et Oliver. Celle de deux jeunes hommes, celle où avoir de l’expérience ne signifie pas d’avoir le courage de faire le premier pas. C’est si particulier que ça la rend si universelle.

Leur amour donne envie d’aimer, de prendre un vélo et de parcourir une quinzaine de kilomètres juste parce qu’on avait envie de voir l’être aimé.

On prend conscience que même si cela fait mal et ça fera mal de toute façon, au moins on aura ressenti, on se sera autorisé à ressentir quelque chose car c’est cela être vivant. C’est se laisser ressentir tout ce qu’on a à vivre, à expérimenter, à aimer, à pleurer, à souffrir pour ne pas regretter.

Aimer c’est oser, c’est marcher sur le trottoir en sachant qu’on risque de se prendre une dalle surprise ou de marcher dans une crotte de chien mais d’y aller quand même. Même si ça fait mal, surtout si ça fait mal. Parce que si on avait renoncer par peur de s’amocher, on serait passer à côté d’une jolie promenade, d’une jolie histoire.

Cette histoire émeut, elle rappelle que l’amour est beau, surprenant, étourdissant, renversant, qu’il peut rendre malade, triste et décevoir. Mais que n’importe quel sentiment vaut mieux que pas de sentiment du tout. Car « ne rien ressentir pour ne rien ressentir – quel gâchis ! ».

La promesse de l’aube

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours »

La promesse de l’aube est une adaptation de l’œuvre éponyme de Romain Gary portée à l’écran par Eric Barbier avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney dans les rôles principaux.

Romain Kacew vit en Pologne avec sa mère, une ancienne actrice russe qui a dû fuir le pays à cause de ses convictions religieuses juives. Pendant un temps, ils vivent confortablement grâce à la maison de haute couture que tient la maman, Nina Kacew. C’est alors une période prospère pour Romain qui, selon les désirs de sa mère, se tente à plein d’activités artistiques telles que la musique et l’écriture.

Nina Kacew a de grandes ambitions pour son fils et elle raconte à qui veut l’entendre (ou pas, d’ailleurs) qu’il sera ambassadeur, un grand écrivain et un héro de la guerre.

Suite à la faillite de l’entreprise de couture, Nina et Romain quitte Wilno pour Nice. Bien qu’ils n’aient plus le sou en poche, Nina trouve vite du travail auprès d’un antiquaire ce qui l’amène à devenir gérante d’un petit hôtel.

Le changement de décor ne terni pas pour autant l’ambition de Nina pour Romain. Même quand ce dernier part étudier le droit à Paris, même quand il a sa première histoire publié dans un journal, même quand il rentre dans l’armée, Nina en veut toujours plus. Romain doit être le meilleur. Le plus grand. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou amoureuse, il doit faire souffrir les femmes, il faut qu’elles l’adulent.

Bien que cette relation soit toxique par moment, Eric Barbier arrive à nous montrer sa complexité. L’ambition de Nina est un moteur pour Romain. Peut-être aurait-il rêvé d’être un simple peintre et tant pis si ça lui coûtait de ne pas être connu de son vivant. La frontière est mince entre ce qu’il souhaite vraiment et ce qu’il a intégré. Entre son désir et celui de Nina.

Cette ambition le bouffe, l’anime, le ronge et le maintient en vie. Même lorsqu’il combat dans l’armée et qu’il croit ses jours comptés.

Dès le début, on est pris dans cette histoire, dans cette relation. Nina ne vit que pour Romain. Elle ne s’intéresse qu’à lui, au point d’en abîmer sa santé. Alors bien sûr, cela est étouffant, on a bien envie de lui crier « Mais fous lui la paix à la fin ! » mais, on ne le fait pas.

On observe, silencieux et sans défense ces liens quasi sacrés. Cet indéniable poids de l’ambition d’une mère qui rêve trop grand. Cette pression subie par un enfant qui n’en demandait pas tant.

Ce que Nina veut, Romain le réalise. Même si cela implique que tout deux seront d’éternels insatisfaits.

Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg sont magiques. Ils délivrent cette vérité, cette relation avec brio et émotion. Un jeu à fleur de peau qui te donnent des frissons. Mais, sans être lourd, ni plombant. Non, le scénario te permet de respirer avec de petites touches d’humour.

J’ai adoré ce film et mon âme de meuf émotive n’a pu retenir ses larmes. J’en garde encore l’émotion quelques jours après.

J’ai très envie de lire le livre maintenant.

120 mots pour 120 battements par minute

Important. Bouleversant. Giffle. Coup de poing. Coup de sang. Éducatif. Romantique. Militant. Amour. Sida. Maladie. Lutte. Triste. Émouvant. Essentiel. Existentiel. Ouverture. Liberté. Magistral. Jeux d’acteurs. Réalisation. Son. Grand prix du jury à Cannes. Leçon. Humilité. Grandiose. Émotion.

On retient son souffle, sa respiration. Assis dans son fauteuil, dans le silence de cette salle qui 5 minutes avant était remplie de bruit.

Pris par l’émotion, le générique de fin défile dans un silence presque religieux. Il faut intégrer ce qu’on vient de voir sur cet écran. Personne n’arrive à se lever. Quand une femme derrière moi me donne un coup de manteau en essayant de le mettre. Un fou rire éclate. Entre rire et larme, on se dit : « c’est l’émotion ».

Processed With Darkroom

Summer Hits 2017

L’été est pour moi la saison où je prends le temps et je profite. C’est le moment pour découvrir ou redécouvrir des endroits, des produits, des amis. On bouscule sa routine, on profite des soldes pour craquer sur le vêtement ou le produit de maquillage qui nous fait de l’œil depuis des mois, on prend le temps de voir ses potes et, surtout, on prépare la rentrée. Enfin, pas trop vite quand même. D’abord on se cale dans le canap’ avec des amandes au chocolat ou on refait le monde à la terrasse du coin.

Cet été, n’étant quasi pas partie en vacances, j’en ai profité pour me concentrer sur tout un tas de choses qui m’ont rendu le temps plus doux et plus agréable.

Sans plus de détours, je vous livre mes indispensables de cet été :

Boire un verre avec des amis

  • À la Guinguette du parc de Forest

C’est l’endroit idéal pour se retrouver entre amis ou en famille. Qu’on ait envie d’être au soleil, à l’ombre, de boire un thé glacé pendant que les neveux ou les gosses des copains jouent dans le sable, ou encore qu’on ait envie de passer un moment entre amis au moment de l’apéro !

La Guinguette du parc de Forest, c’est tous les jours sauf le lundi. Plus d’info ici

  • Au Café La Pompe à Saint-Gilles

Haut lieu des Saint-Gillois ! Un peu jeune mais pas trop, un peu bobo mais pas trop. La terrasse est grande, les boissons sont abordables, les serveurs sympas et il est possible de grignoter des petites préparations.

Café La Pompe, Chaussée de Waterloo 211 à 1060 Saint-Gilles

 

S’habiller et manger autrement

  • Les boutiques dans le quartier des Marolles

De la vaisselle à petits prix chez La vaisselle au Kilo : Rue Haute, 124 à 1000 Bruxelles.

Des fringues vintage chez Melting Pot Kilo : Rue Haute, 154 à 1000 Bruxelles.

Flâner dans les rues près de la Place du Jeu de Balle

  • Le marché bio des tanneurs

Six jours par semaine, du mardi au dimanche, le marché des tanneurs vous propose un choix de produits frais, issus de l’agriculture biologique et en vrac. Que ce soit des fruits ou des légumes, des céréales, des produits laitiers, du pain ou tout un tas d’autres choses, vous trouverez votre bonheur. Le bon plan qui casse le préjugé qui dit que le bio est cher.

Le marché bio des tanneurs:  Vente à l’Atelier des Tanneurs, rue des tanneurs, 60 à 1000 Bruxelles

  • La marque COS

Plus je vieillis (j’allais dire « je grandis » quand j’ai réalisé…) plus je choisis mes vêtements différemment. J’essaie de voir « au-delà de l’effet de mode » et de penser plus à m’acheter des vêtements parce qu’ils me vont et qu’ils dureront. Pour cela, COS est le magasin idéal. Les vêtements sont bien coupés, les tons sont souvent neutres, les coupes très féminines et tout en ayant un côté d’intemporalité, les fringues sont parfois originales.

 

Se refaire une beauté

  • L’huile de ricin pour renforcer ses cils et sourcils

Si tu rêves aux sourcils parfaits pour souligner ton regard mais que tu n’arrives pas à rattraper l’erreur du sourcil en mode « trait de crayon » que tu as fait quand tu avais 14 ans, l’huile de ricin peut t’aider. En plus de faire pousser poils et cheveux, elle te permet de les renforcer.

Huile de ricin, WAAM, en vente chez Di

  • Le mascara Roller Lash de Benefit

Il m’a été conseillé par une vendeuse de chez Sephora lors de mon week-end à Copenhague et, franchement, je lui dis merci. Sans faire de paquets, mes cils sont vraiment plus long !

Plus d’info, ici

  • Mettre du rouge à lèvres

Ce n’est pas vraiment un kif de l’été mais, plutôt un kif tout court. Cependant, cet été j’ai découvert les Infaillible Lip Paint Mat de L’Oréal Paris. Il y a plein de couleurs super sympas, pop ou nude, à la convenance de chacun. Leur tenue est nickel et ils sont faciles d’application !

  • Se faire le maillot

Qui dit « été » dit épilation ! Evidemment, pour celles et ceux qui le souhaitent, chacun a son rapport avec les poils. Perso, je les aime bien moins présents. Je vous recommande l’institut de beauté Mélanie Bajalo. Non seulement, l’esthéticienne est super sympa et accueillante, ce qui n’est pas du luxe quand on est couchée sur une table, tout en vulnérabilité. En plus, son travail est impeccable, elle prend le temps et on se sent chouchouté. Je vous recommande de vous faire une manucure – pédicure également.

Institut Melanie Bajalo : Rue de Savoie, 1 à 1060 Saint-Gilles

 

Glander devant la télé, ou devant son ordi quand on n’a pas de télé

  • Les saga françaises

L’été j’adore regarder les séries françaises les plus ridicules qui soient. Je suis une grande fan des sagas de l’été, depuis toujours. J’adore les scénarios prévisibles, les phrases un rien trop drama, le mauvais jeu ou son manque de crédibilité et les intrigues alambiquées. Pour qu’une saga soit réussie, il faut que l’intrigue se passe dans une petite ville qui a vécu un drame il y a quelques années, les personnages doivent combattre pour survivre, leur monde menaçant de s’écrouler, c’est l’été, et tout le monde découvre l’amour et pleure à chaque épisode. Evidemment, chaque épisode se termine sur un cliffhanger insoutenable.

Et cet été n’a pas fait exception, j’ai découvert des pépites :

La série Cut !

Une femme est obligée de revenir à La Réunion après 17 ans d’absence suite au chantage du père du défunt père de son fils…

Le mystère du lac

Une jeune fille disparaît et laisse ses parents morts d’inquiétude. Une flic de Paris mise à pied revient dans sa ville natale à ce moment-là et enquête sur cette disparition qui lui rappelle celle de ses amies survenues quelques années plus tôt…

Le secret d’Elise

Nous sommes en 1969, 1986 et 2015 dans la même maison qui semble hantée par la petite fille disparue en 1969. Heureusement que l’histoire est bien amenée car il y a un gros problème de cohérence entre l’apparence des personnages et le nombre d’années qui séparent les temps d’intrigue.

Demain nous appartient

Une saga réussie c’est une saga avec Ingrid Chauvin ! Tous les jours à 18h20 sur la Une.

Les revenants

Ce n’est pas vraiment une saga mais plutôt une série française. Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise. L’histoire est compliquée à résumer mais, en gros, nous sommes dans une petite ville française où plusieurs personnes reviennent des années après leur mort…

  • Les nouvelles héroïnes de Disney

C’est fini l’idée de la princesse qui n’attend que son prince charmant pour que la vie ait un sens. Depuis quelques années, les femmes sont mises à l’honneur chez Disney et ça fait du bien de les voir (enfin) s’affranchir des hommes. Depuis la Reine des Neiges, les Studios Disney mettent en avant des femmes qui prennent en main leur destin. Elles partent à la conquête des Océans et refusent qu’on leur dicte leur destin dans Vaiana : La légende du bout du monde, elles décident de leur métier et combattent les stéréotypes de genre dans Zootopie, dans Reine des Neiges elles décident d’être qui elles sont vraiment et de se soutenir.

 

Découvrir des applications plus que pratiques

  • Maps.me

Cette application est idéale lors d’un city trip puisqu’elle vous permet d’établir un itinéraire d’un point A à un point B et qu’elle fonctionne sans 4G.

Sur Apple Store et sur Android

  • Darkroom

Application parfaite pour pimper les photos de vacances quand on est une clinche en retouche et qu’on n’a pas envie d’y passer des heures.

Sur Apple Store

  • Clue

Surveiller son cycle menstruel permet d’anticiper son humeur et son comportement. Cette application vous permettra d’analyser votre syndrome prémenstruel, vos douleurs, votre rythme, la durée du cycle, etc. Tout est réunis pour appréhender vos prochaines règles plus sereinement.

Pour la télécharger, c’est ici

 

Préparer la rentrée

Mon dernier favoris de l’été est mon activité de prédilection. Tous les ans, à la même époque, j’aime faire le tri dans mes armoires, ranger mon appartement et me débarrasser du superflu. Bien que sur le moment, ce ne soit pas l’activité la plus fun à réaliser, on se sent tellement mieux après. Ça nous permet de se rendre compte de ce qu’on peut accumuler comme conneries, de ce que ça représente financièrement et, pourquoi pas, de prendre de bonnes résolutions quant à notre manière d’acheter compulsivement. Je vous recommande d’allumer Nostalgie lorsque vous vous prêtez à toute activité de rangement ou de nettoyage !

Brocante du Fort Jaco, dimanche 27 août, j’y serai !

 

City of Stars

img_0310

Oui, je sais. Déjà lundi je vous postais un article culturel mais, je ne tenais plus. Je suis excitée de vous parler de La La Land de Damien Chazelle, cette pépite. Un peu comme si mon anniversaire, Noël et l’invention du chocolat tombaient le même jour dans le calendrier.

Pour vous ambiancer, cliquez ici et laissez vous porter par la musique

Ce film est un bijou. Les couleurs, le jeu d’acteur, le montage, les plans, la musique, les sons, l’histoire et tout le reste est pure magie.
Dès la première scène, on rentre dans l’histoire. Et on comprend le ton. On va assister à quelque chose d’unique. Nostalgie, danse et humour se mêlent pour nous raconter une histoire d’amour intemporelle. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a sans cesse cette impression de regarder un film tourné le siècle passé, que ce soit à travers le ton, les costumes ou la musique. Et puis, une sonnerie de portable nous ramène brusquement à notre époque et dans sa modernité. Et c’est en jouant avec la temporalité que cette histoire gagne en universalité.

C’est le troisième film qu’Emma Stone et Ryan Gosling tournent ensemble et le duo fonctionne toujours aussi bien.

Pour les sceptiques du concept de la comédie musicale, je vous le dis, vous pouvez y aller sans craintes. Toutes les scènes ne sont pas une immense chorégraphie. Les parties musicales se mêlent et se fondent parfaitement dans le film. Elles viennent apporter un peu de romantisme, d’humour et de légereté. D’ailleurs, la musique est une grande part de la réussite de ce film. Tout son est musique, que ce soit le bruit du vynil qui tourne, le café qui coule, le bruit des talons sur le sol, le « bip bip » des clés d’une voiture, tous les sons servent à la bande sonore. Et ce n’est pas étonnant quand on sait que plusieurs des films de Damien Chazelle parlaient aussi de la musique en général et du jazz en particulier. J’en profite pour vous conseiller de voir Whiplash, avec Miles Teller et J.K Simmons, qui est plus sombre mais tout aussi incroyable.

Damien Chazelle a réussi le pari fou de nous faire revivre une comédie musicale. Mais le film n’a pas d’âge, il n’a pas d’époque.
Les plans sont magnifiques. J’aime la manière dont le film est tourné. Les couleurs sont superbes et les effets de caméra apportent beaucoup à la mise en scène.

Pour les nostalgiques des grandes comédies musicales, vous serez servi. La musique transporte et les mélodies restent en tête. Les deux personnages principaux incarnent cette classe et cette grâce qu’avaient les acteurs des films de cette époque.
Et pour ceux qui tiennent plutôt ce genre de film en aversion, laissez vous surprendre. La musique est parfois kitsch mais jamais ringarde. Le jazz a ce coup de génie de savoir être intemporel car pouvant s’adapter à plusieurs autres influences musicales. Et puis le dialogue et le rapport homme-femme sont actuels.

Pour ceux qui sortiraient l’argument qu’on utilise en dernier recours quand on n’a pas d’argument. Vous voyez ? Mais si, la phrase qui vous fait l’effet d’un coup de massue, à chaque fois, le « mais c’est un film de filles ». Parce qu’il est bien connu que l’amour, la musique et la force de rêver, envers et contre tout, ne regarde que les filles. Et bien sachez, chers lecteurs masculins, que j’ai été voir le film avec mon frère et mon cousin, tout ce qu’il y a de plus virils, et qu’ils ont adoré. Sur le chemin du retour, on sifflotait tous les trois comme de parfaits imbéciles heureux. En se disant, qu’on retournerait bien le voir, encore une fois.

Janis, cette féministe

Hier soir, j’ai rencontré Janis. Vous la connaissez peut-être aussi, d’ailleurs ?

590x874_janis-le-documentaire-sur-janis-joplin-bientt-en-salles

C’était une femme libre, follement libre. Sans port d’attache, toujours sur la route, en quête d’amour, d’elle et des autres. Elle a quitté son Texas trop stricte afin de s’émanciper des codes et suivre son amour pour la musique. Elle voulait devenir elle-même et être enfin aimée pour ça. C’était une femme qui croquait la vie et tant pis si elle se brûlait les ailes. Elle préférait vivre intensément une courte vie que de vivre à moitié une vie entière. C’était une femme avec un talent fou, une voix qui vous transperce les tripes.

Le documentaire Janis réalisé par Amy J. Berg raconte la success-story de la chanteuse de Rock N’ Blues. Janis Joplin était une artiste et une femme incroyable. Ses anciens compagnons de route le racontent, non sans émotions. Elle a laissé une marque indélébile car elle était pionnière. Même vulnérable, sa force de caractère transparaît.

Vous verrez des images incroyables de Janis et vous la verrez comme vous ne l’aviez jamais vue. Janis n’était pas jolie mais, ses amis témoignent d’une femme sexy. Sa liberté était son atout beauté. Elle avait l’air d’être de ce genre de personne qui rend tout plus lumineux autour d’elle et ce malgré sa propre noirceur. La drogue, l’alcool, l’amour, le besoin d’être connue et reconnue.

Si vous avez envie de rencontrer une femme qui vivait contre son temps, moderne, sensible et forte. Si vous avez envie de vous replonger dans une époque d’effervescence culturelle où, dans un monde artistique, l’inégalité des classes, des sexes et des « races » n’existaient pas, foncez voir Janis au cinéma Aventure. Le cadre se prête parfaitement à un film comme ça. Je vous recommande d’accompagné votre séance d’une petite bière achetée au bar, ça vous mettra dans l’ambiance des années 60 – 70.

Grâce à Arsene 50, les places sont à 5,50€ ! D’ailleurs, si vous avez envie de profiter de réductions pour faire une activité culturelle  allez visiter leur site internet. Les ventes sont ouvertes à partir de 14h00 pour un spectacle ayant lieu le soir-même, en fonctions des places disponibles. Ils privilégient les personnes qui se rendent sur place, Rue Royale 2-4 à 1000 Bruxelles (au comptoir BIP du mardi au samedi), dès 12h30 jusque 17h00.