Journal du confinement – Jour 3

20 mars 2020.


Solo de Lous and The Yakuza. Creustel (compte Instagram). WhatsApp Vidéo.


8:59. Réveil. Ce confinement n’aide pas mon anxiété. Cette nuit, tout se mêlait dans ma tête. Les dépenses qui vont forcément augmenter puisque je suis plus souvent chez moi et mon chômage qui va diminuer, dès le mois prochain. Confinement mis à part, je pense que je pourrais le gérer. Car je pourrais mettre les bouchées doubles et diminuer mes attentes. Trouver un travail qui correspond à mon premier diplôme et non mon master et revoir mes attentes de salaires. Mais, en ce moment, avec la recherche d’emploi qui subit elle aussi les conséquences du Covid19, je suis inquiète. Comment ça ira quand tout cela sera fini? Est-ce qu’ils engageront encore ? Je suis déjà tellement démotivée de me dire que j’ai passé le cap d’un an de chômage. Ce n’était pas sur ma check-list Vie.

9:26. Je prends mon carnet et note ce que je dois faire aujourd’hui. Il est impératif que j’aille faire des courses. À défaut d’être joyeuse, j’ai envie d’avoir un frigo qui envoie un message positif. Et que la boîte d’œufs cessent de se battre en duel avec une bouteille de Pineau des Charentes probablement périmée.

Je vais aller marcher aussi.

11:37. Alors que je suis en rue pour aller faire une promenade, je suis prise d’une envie de pleurer. (Attention spoiler: cette envie couvrira 87% de ma journée). La rumeur courre que bientôt les seules déplacements qui seront autorisés sont pour le travail et les courses de premières nécessités. Plus question d’aller faire des promenade avec un ami à 1,5m de distance. Moi qui ait toujours été une casanière, je vis cette solitude forcée (même si je comprends la raison) comme un isolement. Ce n’est que le 3ème jour et je suis déjà à bout.

11:46. Peut-être qu’il est normal de passer par cette phase d’angoisse et de dépression ? Peut-être qu’il s’agit seulement d’un signe que notre corps est en train de s’adapter à une nouvelle normalité ?

12:31. Quelle idée à la con j’ai eu la semaine dernière de ne pas appeler la société en charge de l’ascenseur de mon immeuble pour venir le réparer avant le confinement. « Ça te fera un peu de sport forcé et éventuellement un beau cul ». Super, je suis ravie. Ça va me servir à quelque chose d’avoir un cul en béton si c’est pour qu’il soit confiné h24 dans un pyjama. Même pas sexy le pyjama.

14:00. Depuis hier et la lecture d’un article de Brain Magazine sur la critique des auteurs bourgeois qui écrivent leur journal de confinement je me sens un peu honteuse. Sans me prétendre écrivaine, je suis bourgeoise. Et j’en ai conscience. Seulement, je ne réalise pas toujours mes privilièges instantanément, il me faut prendre un peu de recul. Je suis en déconstruction. Le mot confinement est à prendre comme si c’était le nom de la période que nous vivons. Je suis consciente de l’endroit où je vis.parfois, j’ai besoin qu’on me le rappelle. Parfois, il suffit qu’une amie me dise que j’ai de la chance d’être en sécurité en comparaison à toutes ces personnes qui sont en premières lignes tous les jours. Et elle a raison. Prendre conscience de ses privilèges ne doit pas me faire culpabiliser de ne pas me sentir bien aujourd’hui mais peut mettre mon anxiété en perspective. Me faire prendre un peu de hauteur et de recul sur cette situation. Sur ma situation. Certes, je me sens un peu seule et je m’inquiète de l’état de mes finances, ce qui est légitime. Mais, je suis en sécurité.

15:37. WhatsApp vidéo avec ma sœur et mes nièces. Leurs voix, leurs sourires. Le bruit, les cris. Tout le monde qui parle en même temps. Ines qui crie « caca » et Julia qui veut laver des petits pots. Retrouver le chaos réconfortant d’une maison remplie de vie. Me dire que ma sœur est forte de pouvoir télétravailler dans ces conditions. Roberto qui prend en charge les repas. Je raccroche alors qu’ils vont faire du popcorn pour le goûter. Je raccroche et j’ai 6 ans, je suis dans l’appartement de mes grands-parents. avec ma sœur, mon frère et mon cousin. On fait du popcorn dans sa super machine. Dans un grand bol avec un peu d’huile d’olive et du sel, nos doigts plongent avec délectation. On est tous les 4 coincés dans le canapé et on regarde Cartoon Network.

17:14. J’ai mal à la tête. Je suis habitée d’une flemme inouïe. Je prends un livre pour le reposer, je commence une série que j’arrête après 10 minutes. J’ai envie de faire quelque chose mais finit par abandonner.

19:53. Je sors ma pâte à quiche du four et je me rends compte que j’ai oublié de mettre du papier de cuisson entre la pâte et les haricots secs. Et ils se sont tous incrusté dans cette dernière. Je suis bonne pour les retirer un à un à l’aide d’une cuillère. Il y a des jours où il ne faudrait pas essayer.

22:26. Je décide de me plier à la règle « demain est un autre jour » et je souhaite qu’il démarre bien. Me voilà, à ranger mon salon, faire la vaisselle, préparer le café pour que je n’ai plus qu’à appuyer sur le bouton, j’éponge, je range, je me douche et je me lave les cheveux.

Journal du confinement – Jour 2

19 mars 2020


Je disparais dans tes bras de Christine and the Queens. (Toujours) Joséphine Baker de Catel et Bocquet. Request in Peace Podcast. Les cookies banane-chocolat.


8:45. Je me réveille doucement. J’ai bien dormi. J’ai même rêvé, ce que je ne fais pas souvent, voire jamais. Je perds un peu les images de mon rêve mais, je sais qu’il impliquait mon salon, mon tapis et mon canapé. Génial, l’évasion les gars. Je suis en confinement chez moi, après un an de chômage, mon canapé je le connais par cœur. Et comme je ne rêve jamais, c’était l’occasion pour vous de briller, de me convaincre que rêver c’est incroyable, c’ est voyager, vivre des trucs de fous. Car si même mon inconscient n’y met pas du sien, ça va être long ce confinement.

10:07. Je suis au téléphone avec mes grands-mères et je prends conscience que je les ai plus eu au téléphone ces derniers jours que ce dernier mois.

11:25. Je décide de remédier à mon anxiété ambiante et mes pensées sombres en posant une action. Le Samu social recherche des travailleurs sociaux pour une période de deux mois, pour les aider pendant cette crise sanitaire. Me rendre utile, travailler, tenter de trouver une solution pour tous ces sans-abris et ces personnes fragilisées dans Bruxelles me semble important. Pour donner du sens à ce qu’on vit. À ce que je vis. Alors que je suis bien installée sur ma terrasse, que ma vue est magnifique bien qu’un peu couverte, je réalise mes privilèges. Et ô combien, on n’est pas tous égaux face à une crise.

14:21. Je reçois un message de ma maman me proposant de me lancer dans l’écriture d’un journal du confinement. Elle tombait à pic car, j’avais justement commencé 5 minutes plus tôt d’en écrire un. c’est l’évidence, une fois de plus et au cas où j’en avais besoin d’une, que je dois toujours écouter ma maman.

17:56. Je décide de cuisiner. Enfin, je fais des cookies pour mes matins. Trempés dans le café c’est délicieux. Je me rends compte que mon habitude de faire les courses au jour le jour en période de confinement n’est pas la plus idéale. Je n’ai rien qui va avec rien dans mon frigo. J’ouvre une bouteille de cidre (je n’ai plus de vin non plus), fais rôtir la fin de mon butternut et fais chauffer du riz.

20:01. Toujours les frissons. Il y a plus de monde qu’hier. C’est beau.

21:10. Après un échec flagrant de Loup-garou virtuel, on tente une e-conversation vidéo avec les copains.

23:28. J’entends le tram maintenant.

Après deux ans

Hier soir j’ai eu peur.

 

Pas parce que j’avais entendu un bruit ou vu un film stressant.

Ce n’était pas non plus car j’étais seule chez moi et que j’entendais fort le vent.

Ce n’était ni irrationnel, ni lié à l’instant.

J’étais paniquée, paralysée et je pleurais sans larmes.

Mes yeux fixaient la porte entrouverte de ma chambre.

Je ne comprenais pas.

 

Mon appartement c’est mon hâvre de paix. Un lieu à moi.

Ma chambre à moi. Et à mon chat aussi.

Ici je me sens bien, je suis libre.

Depuis que je suis à la recherche d’un emploi, j’ai eu le temps de l’apprivoiser.

Je connais ses moindres recoins et tous ses secrets.

Ses bruits sont familiers et ses défauts acceptés.

C’est l’extension de moi-même. Un lieu à moi.

 

Cependant, hier soir, je n’étais plus chez moi.

Je n’ai pas tout de suite compris. Pourtant, je le savais.

Quelqu’un allait s’introduire dans mon appartement.

Paralysée dans le silence de ma chambre, j’en étais persuadée.

Ce n’était pas irrationnel.

C’était une certitude.

 

Et c’est au bruit de ma respiration que j’ai compris.

Cette peur c’est la mienne.

Et elle porte un nom.

Trouble de stress post-traumatique.

 

Le 21 janvier dernier cela faisait deux ans qu’un dimanche matin je me suis réveillée car je sentais que quelqu’un s’allongeait dans mon lit.

C’était mon voisin.

Un matin, bourré, drogué (probablement), il a décidé de me faire la peur de ma vie.

De me voler ma sécurité.

Ma tranquilité.

J’ai changé d’appartement.

Je n’ai plus recroisé cet individu.

Je qualifiais cette mésaventure d’incident.

Je la réduisais à l’anecdote.

J’en riais. Presque.

 

Sauf que hier soir, j’ai vérifié 6 fois que j’avais fermé ma porte à clé.

Je n’ai pas mis mon téléphone en mode avion.

J’ai fait des exercices de respiration car je me sentais stressée.

J’ai lu, posé mon livre après avoir lu la même phrase une dizaine de fois.

J’ai regardé Friends.

Pris mon chat dans les bras.

Mais ma respiration ne se calmait pas.

J’avais beau avoir trouvé le sommeil c’est comme si on ne savait plus communiquer.

Mes yeux sur la porte.

Mes oreilles qui déchiffrent le silence.

Les bruits de la rue au loin. En fond sonore.

Le vent. Mon frigo.

 

Mais personne qui ne rentre dans mon appartement.

Last Christmas*

Il existe deux catégories de personnes, ceux qui aiment Noël et ceux qui n’aiment pas Noël, voire le détestent.

Moi, je fais partie de la première catégorie. Les fêtes, la famille, la joie d’offrir et de recevoir des cadeaux, l’opulence de cadeaux, le festin, trop manger et trop boire aussi, les rires, les conversations du passé, rattraper le coup sur la vie de chacun, le foie gras, le champagne, les anecdotes embarrassantes, le repas qui dure et qui ne finit pas, les cadeaux attendus et ceux qui nous surprennent, espérer ne pas devoir se lever le lendemain, et encore moins étudier, parler fort, et rire plus fort encore, la montagne d’emballage cadeaux, tout le monde sur son trente-et-un, principalement en noir, couleur chic faut croire, manger, un peu et encore, manger beaucoup et boire un peu trop, qui prend le volant ? Les conversations sur tout et n’importe quoi, mais on ne parle pas de politique, ou juste un peu, simplement pour dire que le monde a changé, que c’était mieux avant, quand le grand-père de la grand-mère étudiait le droit avant 1900 et faisait la fête comme nous et qu’il avait beaucoup d’humour, autant d’humour que d’inviter ses petits enfants chaque 1er janvier à midi, alors qu’ils étaient sortis jusque 6h du matin. Bizarre, mais même à Noël imaginer ma mamie défoncée en lendemain de veille c’est difficile. Comme de se demander si c’est mieux de commencer par le foie gras ou le saumon mariné. Le foie gras, c’est mieux, le saumon a un goût plus fort. Mais ce n’est pas difficile, c’est présomptueux. Parce que Noël, c’est ça aussi. Chez moi du moins. C’est chic, bobo et un peu décadent. C’est proportionnel à la pile de cadeaux que chaque année on se promet plus petite pour l’année suivante. C’est plein de bons sentiments qui le temps d’une soirée s’envolent un peu. On n’a pas fait attention de recycler les emballages cadeaux, de manger bio, de ne plus acheter de foie gras et on allume les lumières du sapin toute la journée, parce que c’est l’ambiance de Noël, tu comprends ?

C’est le seul moment de l’année, où on ratatine ses petits principes, qu’on les met en boule, qu’on les cache dans notre tiroir à culottes pour ne les ressortir que le 26 décembre qu’en tout ça est terminé. C’est le seul moment de l’année ou on le fait sans culpabilité. C’est l’esprit de Noël, tu comprends ?

Mais Noël c’est surtout la famille. Celle que j’ai de la chance d’avoir et que je ne remercie pas assez. Pour moi l’esprit de Noël c’est eux. Ces personnes qui m’ont élevée et qui m’ont dotée de cette jolie contradiction. Celle de détester aimer Noël mais d’adorer ça. Ou plutôt d’avoir un peu honte d’aimer tant cette fête et de ne pas avoir d’horribles repas avec une famille qui ne se parle qu’une fois par an.

Noël, c’est le moment de l’année où je retourne chez ma maman, qu’en plein milieu de la journée je me glisse dans son lit pour qu’elle passe sa main dans mes cheveux et m’appelle ma crotte jaune car je porte un gros pull jaune, ma maman a le sens de la répartie, et qu’elle me demande comment va sa fesse ? Je ne vous divulguerai pas l’anecdote derrière cette phrase car de un, je devrai vous tuer ensuite, et de deux c’est bien trop personnel, ou embarrassant, ou les deux. Noël c’est cette période où on est encore des enfants, les enfants de nos parents, les petits. On a le droit d’avoir 3 ans et d’être impatients. Même si, il n’est désormais plus acceptable de déchirer nos paquets. Maintenant, on détache le papier collant délicatement. Et même si c’est pour que l’emballage finisse en boule dans un sac poubelle. On a grandi, certes, on doit nous aussi offrir des cadeaux. Mais, c’est bien. Offrir c’est bien aussi. Ça coûte plus mais ça rapporte plus. Quand on a fait plaisir à quelqu’un on se sent bien, comble de l’égocentrisme.

Je viens d’une famille où on aime se faire des cadeaux. On aime se faire plaisir et chaque année un peu plus. Le château Playmobil a laissé sa place aux essuies de bain et au plat à gratin mais la magie n’est pas partie. On remercie toujours le Père Noël.

On ne parle peut-être pas de politique pendant ce repas-là car au-delà d’être inutile à moins qu’on ait envie de débattre pendant 100 000 ans dans le but de tomber d’accord alors qu’on est têtus et qu’on ne changera pas d’avis, ce n’est pas le propos. Noël, on se concentre sur nous. Sur chacun d’entre-nous. Maxime, comment ça se passe ton nouveau boulot ? Lydwine, ce premier blocus ? Les travaux sont terminés ? Qui est en congé ? Et ce week-end à Madrid ? Tu nous dis si on peut faire quelque chose pour l’anniversaire de Julia ? D’ailleurs, à quelle heure nous attends-tu ?

À Noël, on arrête le temps. Il n’y a pas la guerre en Syrie, la France a rattrapé son retard en matière de progrès social, Vladimir Poutine est un humoriste et Bart de Wever un personnage de BD, Théo Francken fait la une pour son divorce d’avec Maggie de Block, célèbre depuis Belle toute nue, Charles Michel est le personnage fard du MuppetShow, Donald Trump est une blague et Marine Le Pen un dégradé de bleu. Et c’est tout.

J’aime Noël et j’en suis désolée. J’ai l’impression que c’est malpoli ou grossier. On ne peut pas s’indigner contre un tas d’injustices et aimer cette fête qui est son paroxysme. Et pourtant, oui. Et j’en suis désolée. J’aimerais la détester. Avoir des repas de famille qui finissent en réglement de compte et débats politiques houilleux. J’ai l’impression que mon discours serait plus crédible.

Mais non, j’aime Noël et ma famille. Surtout eux. Même si on n’est pas toujours d’accord. Surtout parce qu’on n’est pas toujours d’accord. Et c’est pas grave, on est d’accord là-dessus. Et sur la bûche au chocolat ou aux fruits rouges, on n’est pas en désaccord sur le champagne ni sur le foie gras. On arrive a s’accorder sur le fromage et le vin. Et sur tout un tas de sujets qui font parfois débat mais jamais dispute. L’avis de chacun compte et puis, il y a toujours une anecdote qui nous ralliera et nous fera rire de la même manière. Et, par-dessus tout, on s’aime. C’est bête, mais ça suffit. Même si nous ne sommes pas une famille qui se le dit, on se le montre. Comment ? En étant d’accord de ne pas être d’accord. Et en s’écoutant, même quand on parle tous en même temps.

*titre en hommage à George Michael, décédé le 25 décembre 2016.

Trois petites minutes pour bien démarrer la journée

Aujourd’hui, j’avais envie de vous retrouver pour un article blabla.

Depuis quelque temps, je me rends compte que j’ai une petite habitude le matin qui me rend de bonne humeur et me donne de l’énergie pour le reste de la journée.

Vous savez, on a tous ces petites choses du quotidien qui, même si elles sont très routinières, elles permettent de garder un équilibre. Sans elles, tout s’effondre.

Non, je ne suis pas du tout en mode drama queen ! Prenons ce matin, par exemple :

Je peux arriver au travail entre 7h30 et 8h30 mais, aujourd’hui, je me suis réveillée à 6h30 (sans raisons apparentes). À 6h55, après avoir essayé de retrouver le sommeil et d’avoir flâné sur les réseaux sociaux (dès le réveil, c’est mal), j’ai capitulé. Je me suis levée et j’ai commencé ma journée (« profites-en pour arriver tôt au bulot, ça changera »).

Après avoir bu un grand verre d’eau, j’ai préparé mon café. Habituellement, j’attends qu’il coule et j’en profite pour m’étirer, réfléchir, me réveiller en douceur et envisager le déroulement de ma journée. Sauf que, ce matin, je ne sais pas pourquoi, en un coup je me suis dépêchée.

Je suis connue pour être extrêmement lente. Régulièrement, je démarre ma journée à 7h00 – 7h15 du matin, par le même rituel. Mais après, d’un coup, il est 30 minutes plus tard et j’ai seulement bu mon café. Même si je m’énerve à être comme ça, je me suis habituée et j’en ai fait un besoin. Je sais être efficace quand il le faut. Cependant, j’ai besoin d’avoir le temps.

Et ce matin, spécifiquement, j’avais le temps. Et je voulais arriver tôt au boulot.

Sauf que mon copain avait son propre emploi du temps, dont j’étais au courant, et je me suis énervée. Je l’ai pressée, je me suis dépêchée, je l’ai quitté fâchée et j’ai renversé mon café.

Je sais que tout ça est sans importance pour vous, et vous avez raison. Ou alors, pouvez-vous, peut-être aussi, en tirer une leçon ? La journée, elle commence dès le réveil. Et si, comme pour moi, celui-ci est déterminant pour vous, prenez le temps.

La vie défile et on ne profite pas assez. Demain, on aura 50 ans et ces années auront filées sans qu’on ne les ai vu passées. Prenons le temps quand on peut, quand on en a besoin. Une minute c’est long quand on y réfléchit. Alors imaginer, chaque matin prendre deux à trois minutes pour vous, rien que pour vous. Pour apprécier la journée qui s’annonce, la programmer, pour rire d’une blague de la veille, pour apprécier l’odeur du café, ou du pain grillé, pour regarder dehors, voir le temps qu’il fait et se dire qu’il pleut, encore. Trois minutes le matin pour s’étirer, méditer et laisser les bonnes énergies vous envahir. Trois petites minutes pour bien démarrer la journée.

The Time Traveler by Xetobyte