SKAM, jeg elsker deg !

J’étais parti pour t’écrire un article sur mes favoris de cet hiver mais voilà que mon premier truc préféré me fait déjà 3 pages (en format word). Du coup, pour ne pas te surcharger et te perdre en cours de lecture, je vais consacrer un article entier à ce favori. Et promis, la suite arrive, ainsi que d’autres articles qui ne demandent qu’à être écrit (oui oui oui).

Il y a quelques semaines maintenant, sur la page instagram de Madmoizelle (et ensuite sur le site), of course, j’entendais les rédactrices ne pas tarir d’éloges sur la série Skam. Curieuse que je suis, surtout en ce qui concerne les séries télé, j’ai regardé le premier épisode. Et là, coup de foudre !

Mince j’ai encore bingewatcher !

SKAM de Julie Andem est une série norvégienne sur l’adolescence. Mais, ici pas de cliché servit à la sauce américaine des séries qui sont sensé te faire croire que les personnages ont 16 ans alors qu’ils s’habillent et se maquillent comme même toi tu ne le fais pas quand tu sors le vendredi soir alors que t’as quasi 30 ans. Non, ici c’est crédible, c’est moderne et réaliste. Je lisais une interview de la créatrice, Julie Andem, qui expliquait qu’elle avait recherché des vêtements de sa garde-robe d’adolescente pour la première saison. Elle racontait qu’elle avait envie de montrer stylistiquement un vrai adolescent. Ce dernier fait très souvent des erreurs et va à l’école trop maquillé un jour et pas du tout le lendemain. Il n’y a pas toujours de constance et la plupart du temps, il se cherche. Je trouve qu’elle a très bien su rendre cette réalité, je me rappelle qu’il m’est arrivé d’aller à l’école avec du noir pailleté sur les yeux en grosse couche épaisse, simplement parce que c’était nouveau.

Sinon de quoi ça parle ? Parce que bon, l’adolescence c’est vaste.

Et bien justement, cette série aborde plusieurs thèmes qui ne sont pas réservé exclusivement à l’ado d’ailleurs. C’est pour ça que j’ai aimé, pour la diversité des sujets abordé : la sexualité, les relations amoureuses, l’amitié, la religion, le féminisme, le slutshaming, la différence/tolérance, le cyberharcèlement, etc.

Skam se divise en 4 saisons d’une dizaine d’épisodes chacun. Bien qu’on suive le même groupe d’ado fréquentant le même lycée, chaque saison se concentre sur un personnage différent. On découvre Eva, une jeune femme qui cherche à avoir confiance en elle et qui écoute peut-être trop l’opinion des autres ; Noora, une jeune féministe qui casse l’image cliché de l’ado décérébré qui n’est intéressé que par le sexe et l’alcool ; Isak, l’ado qui se cherche sexuellement (il en fallait un) ; et, Sana, de confession musulmane, elle cherche son équilibre entre ces deux cultures qui quelque fois s’opposent fortement.

L’amitié est un des sujets principaux de la série. Dès le premier épisode, on comprend qu’Eva n’a plus d’amie à cause d’une dispute, très certainement à cause d’un garçon. Et on sait toutes combien il est difficile, quelquefois, d’avoir des amitiés entre filles qui perdurent malgré les histoires qui impliquent un garçon. Mais, très vite, Eva va rencontrer par hasard d’autres filles et se lier d’amitiés. À travers les saisons, les épreuves, les divergences d’opinions, Eva, Sana, Noora, Chris et Vilde vont se souder et lier une très jolie amitié.

Chaque saison est différente puisque se concentre sur quelqu’un d’autre. Mais, le ton ne change pas. On continue de présenter ce que c’est d’être un ado aujourd’hui, quelles questions ça se posent, quels liens ça tissent, quels sujets le passionnent. Finalement, à 27 ans, je ne me sens pas si éloignée des protagonistes.

J’ai adoré cette série et particulièrement 4 scènes, chacune d’une saison différente. Donc, attention spoiler, mais, je vais te les présenter ici bas :

  • Saison 1 : la scène de rupture entre Eva et Jonas. Je l’adore. Déjà pour la manière dont elle est filmée avec des sauts dans le temps. Ensuite pour se qu’elle raconte. Après quelques épisodes douloureux entre eux, Eva décide de se choisir elle-même. Malgré l’amour qu’elle ressent. Elle admet que la culpabilité qu’elle a ressentie au début de leur relation l’a fait douter d’elle-même. Elle a été incapable de se faire confiance. Ainsi, l’opinion de Jonas valait plus que la sienne. C’est beau d’arriver à avoir ce recul et de pouvoir réaliser que malgré l’amour la relation ne marche pas.

  • Saison 2 : « tu es forte et indépendante quand tu es capable de changer tes opinions ». C’est une phrase que Sana prononce à l’égard de Noora. Pendant toute cette saison elle tombe amoureuse du coureur de jupon (quelle horrible expression) du lycée. Cela est, pour elle, incompatible avec son caractère indépendant et ses convictions féministe. Je trouve ça très intéressant de montrer que tomber amoureuse du cliché de l’adolescent trop sûr de lui pour bien se comporter avec les filles ne remet pas en question notre personnalité et notre manière de nous voir si on se fait confiance. La politique et l’amour se situe à deux endroits différents. Si la relation n’empêche pas que l’on reste soi-même, alors on peut tomber amoureux.se de n’importe qui.

Ce n’est ni la bonne conversation ni la bonne saison, je sais.

  • Saison 3 : Isak est l’adolescent qui se questionne sexuellement. Lors de cette saison il tombe amoureux d’Even, un jeune homme tourmenté et tourmentant. Ce qui est très intéressant dans cette saison, c’est le raisonnement et le chemin que parcourt Isak avant d’admettre son attirance et sa sexualité homosexuelle. Une des superbes scènes de cette saison est la discussion qu’il partage avec son colocataire, lui aussi homosexuel. Isak lui explique qu’il n’est pas vraiment gay. Du moins, pas comme lui. S’en suit un malaise car il tient un dicours à la limite de l’homophobie car on comprend qu’Isak fait référence au physique, au goût vestimentaire et au choix musicaux. La réponse d’Eskild (le coloc) est parfaite puisqu’il lui explique que des milliers de personnes avant lui se sont battus pour qu’il puisse plus facilement accepter d’être homosexuel. Cela ne s’est pas fait sans insultes, jugements et coups. Et que temps qu’il ne sera pas passé par là il ne pourra juger personne.

Je souhaiterais quand même faire une mention spéciale à la scène où Isak dit à son meilleur ami, Jonas, qu’il est amoureux d’un autre garçon et que cela ne provoque aucune réaction. C’est comme s’il venait de lui dire qu’en fait il préfère porter du rouge que du bleu. La sexualité de son meilleur ne l’intéresse pas, il veut en connaître davantage sur la personne dont ce dernier est amoureux. Je trouve ça tellement rafraichissant que dans une série télé (et dans la vie) le coming out de quelqu’un soit un non-événement au même titre que n’importe quelle relation hétérosexuelle.

  • Saison  4 : je pense qu’il s’agit de ma saison préférée de tout Skam car elle traite de beaucoup de sujets différents qui m’intéressent beaucoup comme, la religion, le mélange de culture, la tolérance, l’amitié entre filles, le cyberharcèlement, l’amour, etc. Sana cherche son équilibre entre la culture musulmane de sa famille et la société norvégienne. Un de mes scènes préférées (c’était particulièrement difficile d’en choisir une), c’est la discussion entre Sana et Isak après qu’elle ait volé des conversations privées qu’il avait eu avec une autre personne. C’est une belle leçon de tolérance. Sana lui explique que c’est difficile pour elle en ce moment, d’arriver à concilier sa religion avec la vie au lycée et ses amis. Elle lui raconte que ce n’est pas évident tous les jours de porter son voile. Entre les regards des uns, les opinions des autres et ceux qui sont persuadés qu’elle est une femme soumise et qu’ils peuvent la sauver, il est difficile de ne pas être en colère, tout le temps. Isak lui répond qu’il ne sait pas quoi lui dire. Sana lui répond qu’il est parfois mieux de se taire que de poser des questions débiles et racistes. Et bien, pour Isak, non. Justement. Selon lui, il est important de continuer de répondre aux questions, même si elles sont débiles et racistes. Surtout, si elles sont débiles et racistes. C’est en arrêtant d’y répondre que ça devient dangereux car les gens se construisent leurs propres réponses.

Ce qu’il est important d’avoir en tête, c’est que cette belle leçon nous est donnée par Isak qui est en relation avec un autre homme. Des questions débiles et homophobes ainsi que des regards et des jugements de la part des autres il en reçoit aussi.

Bref, j’ai adoré cette série. C’est un véritable plongeon dans l’adolescence en Norvège. Ce n’est pas très différents que chez nous. Cette période de la vie est universelle et les questions qu’on se pose aussi. De plus, ces questionnements, ces doutes et ces remises en question ne se limitent pas à l’adolescence.

Ok, ça a l’air pas mal mais, une série en norvégien, je ne suis pas certaine. C’est chelou la langue, non ?!

Et bien je trouve que ça apporte du charme. Très vite on s’habitue en plus. Et en plus, ça donne envie d’y aller, de découvrir mieux ces pays du Nord où je n’ai jamais été. Sauf Copenhague (je t’en parlais, ici).

En plus de parler de plusieurs sujets complètement différents, on apprend plein de choses. Notamment, sur la culture norvégienne et la tradition des Russ Bus, une fête estudiantine. En prime, tu feras des découvertes musicales intéressantes !

Alors, convaincu.e.s ?

120 mots pour 120 battements par minute

Important. Bouleversant. Giffle. Coup de poing. Coup de sang. Éducatif. Romantique. Militant. Amour. Sida. Maladie. Lutte. Triste. Émouvant. Essentiel. Existentiel. Ouverture. Liberté. Magistral. Jeux d’acteurs. Réalisation. Son. Grand prix du jury à Cannes. Leçon. Humilité. Grandiose. Émotion.

On retient son souffle, sa respiration. Assis dans son fauteuil, dans le silence de cette salle qui 5 minutes avant était remplie de bruit.

Pris par l’émotion, le générique de fin défile dans un silence presque religieux. Il faut intégrer ce qu’on vient de voir sur cet écran. Personne n’arrive à se lever. Quand une femme derrière moi me donne un coup de manteau en essayant de le mettre. Un fou rire éclate. Entre rire et larme, on se dit : « c’est l’émotion ».

Processed With Darkroom

Summer Hits 2017

L’été est pour moi la saison où je prends le temps et je profite. C’est le moment pour découvrir ou redécouvrir des endroits, des produits, des amis. On bouscule sa routine, on profite des soldes pour craquer sur le vêtement ou le produit de maquillage qui nous fait de l’œil depuis des mois, on prend le temps de voir ses potes et, surtout, on prépare la rentrée. Enfin, pas trop vite quand même. D’abord on se cale dans le canap’ avec des amandes au chocolat ou on refait le monde à la terrasse du coin.

Cet été, n’étant quasi pas partie en vacances, j’en ai profité pour me concentrer sur tout un tas de choses qui m’ont rendu le temps plus doux et plus agréable.

Sans plus de détours, je vous livre mes indispensables de cet été :

Boire un verre avec des amis

  • À la Guinguette du parc de Forest

C’est l’endroit idéal pour se retrouver entre amis ou en famille. Qu’on ait envie d’être au soleil, à l’ombre, de boire un thé glacé pendant que les neveux ou les gosses des copains jouent dans le sable, ou encore qu’on ait envie de passer un moment entre amis au moment de l’apéro !

La Guinguette du parc de Forest, c’est tous les jours sauf le lundi. Plus d’info ici

  • Au Café La Pompe à Saint-Gilles

Haut lieu des Saint-Gillois ! Un peu jeune mais pas trop, un peu bobo mais pas trop. La terrasse est grande, les boissons sont abordables, les serveurs sympas et il est possible de grignoter des petites préparations.

Café La Pompe, Chaussée de Waterloo 211 à 1060 Saint-Gilles

 

S’habiller et manger autrement

  • Les boutiques dans le quartier des Marolles

De la vaisselle à petits prix chez La vaisselle au Kilo : Rue Haute, 124 à 1000 Bruxelles.

Des fringues vintage chez Melting Pot Kilo : Rue Haute, 154 à 1000 Bruxelles.

Flâner dans les rues près de la Place du Jeu de Balle

  • Le marché bio des tanneurs

Six jours par semaine, du mardi au dimanche, le marché des tanneurs vous propose un choix de produits frais, issus de l’agriculture biologique et en vrac. Que ce soit des fruits ou des légumes, des céréales, des produits laitiers, du pain ou tout un tas d’autres choses, vous trouverez votre bonheur. Le bon plan qui casse le préjugé qui dit que le bio est cher.

Le marché bio des tanneurs:  Vente à l’Atelier des Tanneurs, rue des tanneurs, 60 à 1000 Bruxelles

  • La marque COS

Plus je vieillis (j’allais dire « je grandis » quand j’ai réalisé…) plus je choisis mes vêtements différemment. J’essaie de voir « au-delà de l’effet de mode » et de penser plus à m’acheter des vêtements parce qu’ils me vont et qu’ils dureront. Pour cela, COS est le magasin idéal. Les vêtements sont bien coupés, les tons sont souvent neutres, les coupes très féminines et tout en ayant un côté d’intemporalité, les fringues sont parfois originales.

 

Se refaire une beauté

  • L’huile de ricin pour renforcer ses cils et sourcils

Si tu rêves aux sourcils parfaits pour souligner ton regard mais que tu n’arrives pas à rattraper l’erreur du sourcil en mode « trait de crayon » que tu as fait quand tu avais 14 ans, l’huile de ricin peut t’aider. En plus de faire pousser poils et cheveux, elle te permet de les renforcer.

Huile de ricin, WAAM, en vente chez Di

  • Le mascara Roller Lash de Benefit

Il m’a été conseillé par une vendeuse de chez Sephora lors de mon week-end à Copenhague et, franchement, je lui dis merci. Sans faire de paquets, mes cils sont vraiment plus long !

Plus d’info, ici

  • Mettre du rouge à lèvres

Ce n’est pas vraiment un kif de l’été mais, plutôt un kif tout court. Cependant, cet été j’ai découvert les Infaillible Lip Paint Mat de L’Oréal Paris. Il y a plein de couleurs super sympas, pop ou nude, à la convenance de chacun. Leur tenue est nickel et ils sont faciles d’application !

  • Se faire le maillot

Qui dit « été » dit épilation ! Evidemment, pour celles et ceux qui le souhaitent, chacun a son rapport avec les poils. Perso, je les aime bien moins présents. Je vous recommande l’institut de beauté Mélanie Bajalo. Non seulement, l’esthéticienne est super sympa et accueillante, ce qui n’est pas du luxe quand on est couchée sur une table, tout en vulnérabilité. En plus, son travail est impeccable, elle prend le temps et on se sent chouchouté. Je vous recommande de vous faire une manucure – pédicure également.

Institut Melanie Bajalo : Rue de Savoie, 1 à 1060 Saint-Gilles

 

Glander devant la télé, ou devant son ordi quand on n’a pas de télé

  • Les saga françaises

L’été j’adore regarder les séries françaises les plus ridicules qui soient. Je suis une grande fan des sagas de l’été, depuis toujours. J’adore les scénarios prévisibles, les phrases un rien trop drama, le mauvais jeu ou son manque de crédibilité et les intrigues alambiquées. Pour qu’une saga soit réussie, il faut que l’intrigue se passe dans une petite ville qui a vécu un drame il y a quelques années, les personnages doivent combattre pour survivre, leur monde menaçant de s’écrouler, c’est l’été, et tout le monde découvre l’amour et pleure à chaque épisode. Evidemment, chaque épisode se termine sur un cliffhanger insoutenable.

Et cet été n’a pas fait exception, j’ai découvert des pépites :

La série Cut !

Une femme est obligée de revenir à La Réunion après 17 ans d’absence suite au chantage du père du défunt père de son fils…

Le mystère du lac

Une jeune fille disparaît et laisse ses parents morts d’inquiétude. Une flic de Paris mise à pied revient dans sa ville natale à ce moment-là et enquête sur cette disparition qui lui rappelle celle de ses amies survenues quelques années plus tôt…

Le secret d’Elise

Nous sommes en 1969, 1986 et 2015 dans la même maison qui semble hantée par la petite fille disparue en 1969. Heureusement que l’histoire est bien amenée car il y a un gros problème de cohérence entre l’apparence des personnages et le nombre d’années qui séparent les temps d’intrigue.

Demain nous appartient

Une saga réussie c’est une saga avec Ingrid Chauvin ! Tous les jours à 18h20 sur la Une.

Les revenants

Ce n’est pas vraiment une saga mais plutôt une série française. Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise. L’histoire est compliquée à résumer mais, en gros, nous sommes dans une petite ville française où plusieurs personnes reviennent des années après leur mort…

  • Les nouvelles héroïnes de Disney

C’est fini l’idée de la princesse qui n’attend que son prince charmant pour que la vie ait un sens. Depuis quelques années, les femmes sont mises à l’honneur chez Disney et ça fait du bien de les voir (enfin) s’affranchir des hommes. Depuis la Reine des Neiges, les Studios Disney mettent en avant des femmes qui prennent en main leur destin. Elles partent à la conquête des Océans et refusent qu’on leur dicte leur destin dans Vaiana : La légende du bout du monde, elles décident de leur métier et combattent les stéréotypes de genre dans Zootopie, dans Reine des Neiges elles décident d’être qui elles sont vraiment et de se soutenir.

 

Découvrir des applications plus que pratiques

  • Maps.me

Cette application est idéale lors d’un city trip puisqu’elle vous permet d’établir un itinéraire d’un point A à un point B et qu’elle fonctionne sans 4G.

Sur Apple Store et sur Android

  • Darkroom

Application parfaite pour pimper les photos de vacances quand on est une clinche en retouche et qu’on n’a pas envie d’y passer des heures.

Sur Apple Store

  • Clue

Surveiller son cycle menstruel permet d’anticiper son humeur et son comportement. Cette application vous permettra d’analyser votre syndrome prémenstruel, vos douleurs, votre rythme, la durée du cycle, etc. Tout est réunis pour appréhender vos prochaines règles plus sereinement.

Pour la télécharger, c’est ici

 

Préparer la rentrée

Mon dernier favoris de l’été est mon activité de prédilection. Tous les ans, à la même époque, j’aime faire le tri dans mes armoires, ranger mon appartement et me débarrasser du superflu. Bien que sur le moment, ce ne soit pas l’activité la plus fun à réaliser, on se sent tellement mieux après. Ça nous permet de se rendre compte de ce qu’on peut accumuler comme conneries, de ce que ça représente financièrement et, pourquoi pas, de prendre de bonnes résolutions quant à notre manière d’acheter compulsivement. Je vous recommande d’allumer Nostalgie lorsque vous vous prêtez à toute activité de rangement ou de nettoyage !

Brocante du Fort Jaco, dimanche 27 août, j’y serai !

 

Quand les séries ont du pouvoir

Aujourd’hui, je vous retrouve pour parler de deux séries qui sont en train de bousculer mon existence.

Je pense vous l’avoir déjà dit, je consomme les séries télévisées américaines comme un politicien consomme le mensonge. La difficulté, d’ailleurs, c’est que j’aime tous les styles, même si celles qui me parlent le plus sont les dramatiques. Et ces deux-ci ne font pas exception :

La première est Big Little Lies de David E. Kelley (Ally McBeal) avec Reese Witherspoon (Walk The Line, Wild), Nicole Kidman (Eyes Wide Shut, The Hours) et Shailene Woodley (The Descendants, The Fault In Our Stars).

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Un drame survient dans la petite ville de Monterey, en Californie. Un accident? Un meurtre ? On ne sait pas bien. Grâce au principe du flashback, on va revenir sur les semaines précédant l’événement afin de comprendre ce qu’il s’est passé. On se concentre sur Jane, Madeline et Céleste. Toutes les trois sont mères de famille et se sont liées d’amitié car leurs enfants sont dans la même classe. Sans savoir ce qu’il s’est vraiment passé (et on ne l’apprend qu’au dernier épisode, le 7ème), on comprend que la violence a une place particulière. Le harcèlement à l’école, la violence conjugale, les mensonges et les secrets, ou encore la transmission génétique de comportements violents sont autant de thèmes abordés. La sincérité de la réalisation et du jeu d’acteur fait froid dans le dos tant la vérité nous touche. C’est bouleversant tellement le ton est juste et les sujets d’actualité. On se questionne sur le rôle de la femme et la place qui lui reste quand elle devient mère. Au fil des épisode, on s’interroge sur les rôles sociaux de sexe, la violence envers les femmes, la culture du viol et la banalisation de la violence.

Bref, j’ai adoré cette série. Elle ne comprend que 7 épisodes et on ne peut qu’avoir un goût de trop peu. Je les regardais tous les lundis, après leur sortie et j’ai très envie, dès que j’aurai le temps, de me les enchaîner les uns à la suite des autres.

La deuxième série dont j’ai envie de vous parler est 13 Reasons Why de Brian Yorkey avec Dylan Minnette et Katherine Langford, deux jeunes acteurs que je ne connaissais pas.

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Hannah Baker s’est suicidée. Elle laisse derrière elle, 13 enregistrements qui sont d’autant de raisons de justifier son geste. Clay Jensen est la 11ème personne à recevoir les cassettes audio car Hannah a donné les règles du jeu. Il faut écouter les enregistrements dans l’ordre chronologique et ensuite, donner la boîte à la personne suivante. Sinon, une personne de confiance a un double de chaque et les transmettra à qui de droit.

Au fil des 13 épisodes, on se plonge dans le quotidien d’Hannah. A mesure que Clay comprend l’enchaînement des événements qui a poussé Hannah a aller si loin, on se rend compte les dégâts que cause le harcèlement. Depuis un an, elle était considérée comme la pute du lycée, le faire-valoir des autres élèves et concentration de violences quotidiennes. Clay écoute les enregistrements impuissant et révolté. Il n’a rien fait, personne n’a rien fait.

J’ai aimé cette série que j’ai, d’ailleurs, binge-watché. Elle met en scène les méandres du harcèlement et ses conséquences. La violence quotidienne que ça représente pour la victime et comme il est difficile de demander de l’aide, ou qu’il est souvent trop tard. Le fait que ça se passe dans un lycée n’est pas anodin et rend le sujet encore plus actuel et puissant. L’école et les adultes ne sont pas à l’écoute et, parfois, sans s’en rendre compte, participent à cette violence ou font l’autruche et n’y mettent pas fin.

L’école permet de montrer à quel point un lieu peut renfermer les personnes dans leur solitude et renforcer l’isolement. Si les adultes et l’institution ne créent pas un environnement sain et n’interdisent pas un comportement malsain, celui-ci n’a plus de limites. D’ailleurs, celui sera renforcé et participera à une culture de la violence et du viol.

Alors je sais, vous allez me dire que ces deux séries n’abordent pas des sujets rigolos. Et vous n’avez pas tort. Mais, elles sont tellement bien réalisées, filmées, jouées et montées qu’il est difficile de ne pas devenir accros. Les sujets, c’est vrai, ne sont pas drôles ni enjoués. Non, ils sont utiles. Ils font du bien car ils sont abordés avec intelligence. On est émus, bouleversés, on a envie de se remettre en question et d’analyser nos propres comportements.

Car, sans réellement avoir un comportement violent, je pense qu’on participe tous à une forme de violence ordinaire et majoritairement à l’encontre des femmes. Il est tellement banal de juger une personne sur sa manière de s’habiller, de parler, de manger, de vivre, de faire l’amour et d’être dans ses relations. Au nom d’une morale perfide, on se permet d’objectifier autrui. Alors je dis stop.

Depuis quelque temps, j’ai entreprit de me remettre en question et d’analyser mon propre comportement à cet égard-là. J’essaye vraiment d’arrêter le jugement facile et les réflexions du style « T’as vu comment elle est habillée », « Elle a les yeux qui crient braguette », « Elle est frustrée et mal-baisée », et j’en passe. Je me rends compte, alors que j’ai horreur de ça et que ça me dégoûte, je le fais.

L’évolution de la société passe par la remise en question de nos comportements. Il est primordial de s’auto-analyser afin de ne plus reproduire le schéma et les carcans dans lesquels on est bien trop souvent enfermés. Il faut dire non au sexisme ordinaire et au slutshaming qui pérennisent une culture du viol. Comme l’a dit Navie dans la dernière Emifion, podcast qui déconstruit le sexe sur le site MadmoiZelle, « L’habit ne fait pas le moine de la même manière que la jupe ne fait pas la salope ! ».

En tout cas moi, j’ai décidé de changer. Et vous ?

Pour mieux comprendre le slutshaming:

Accro aux séries-télé, moi ?

Il est vrai, je suis plutôt séries-télé que films. Attention, j’aime le cinéma mais, le soir dans mon lit, je préfère regarder un épisode de série qu’un film.

Suite à une vidéo qu’une amie m’a envoyé (http://lesbrutes.telequebec.tv/capsule/28022), j’ai commencé à m’interroger sur la question du principe de la Schtroumpfette dans les séries-télé que je regarde. Malheureusement, beaucoup n’y échappe pas. Heureusement, quelques une oui.

Et c’est de celles-ci dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Et aussi, un peu, parce qu’il est vrai qu’en période d’examens, j’en regarde beaucoup. (Ne le dites pas à ma maman).

La première série dont j’ai envie de vous parler est un petit bijou. Woman with Gloria Steinem est une série documentaire qui met en avant le quotidien de femmes face à l’oppression du patriarcat, dans le monde entier. Le pitch : « at the intersection of violence and stability, of oppression and progress, are women ». Pour ceux qui ne la connaissent pas ou peu, Gloria Steinem est une journaliste, féministe et activiste américaine. Elle s’est énormément battue, et continue de le faire, pour le droit des femmes et l’égalité des genres et des sexes. C’est une femme incroyable et tellement inspirante. Avec cette série-documentaire, elle va à la rencontre de différentes populations, cultures et femmes. Mais, à chaque fois, on retrouve la même oppression et la même ignorance du gouvernement et des politiques locales.

Pour le moment, il n’y a que trois épisodes qui sont sortis. Le premier épisode nous emmène en République Démocratique du Congo où le viol et les violences sur les femmes est une normalité et est devenu le quotidien de beaucoup d’entre-elles, peu importe leur âge. La journaliste sur place va, évidemment, à la rencontre de Denis Mukwege. On peut se rendre compte de l’importance de son travail.

Le deuxième épisode nous éclaire sur la situation des femmes membres des FARC en Colombie à l’approche de la fin de la guerre civile. Comment ces femmes sont-elles réintégrées au sein de la société civile colombienne ?

Le dernier épisode en ligne, nous en apprend sur les disparitions et les meurtres que subissent les « First Nations », les indigènes canadiennes. Nombres d’entre-elles subissent l’oppression raciste de la part des canadiens caucasiens. Lorsqu’elles quittent leur ville natale pour Vancouver afin d’avoir un meilleur avenir, elles désenchantent très vite. La prostitution, la drogue et la violence est leurs quotidiens.

3 épisode, 3 pays, 3 situations où les femmes sont victimes de l’oppression et de la violence masculine. 3 fois elles n’ont aucun soutien du gouvernement ou des politiques locales.

Une autre récente découverte et véritable coup de cœur est la série-télé You me her. Elle met en scène un couple marié qui n’arrive pas à concevoir un enfant et qui rentre dans une relation polyamour avec une tierce personne. L’histoire est bien ficelée et intelligemment construite. Elle met en avant la complexité des relations amoureuses et l’importance qu’on accorde aux regards des gens, à la société. Aimer, les frissons que ce sentiment provoque et les barrières qu’il demande de surmonter, fait peur. Tout fait peur quand on aime quelqu’un mais, « don’t do anything because you’re afraid to do something else ».

Ma dernière série fétiche n’a plus besoin d’être présentée puisque cela fait 12 saisons que je suis addict. Oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Grey’s anatomy. J’avais envie de vous en parler car, à nouveau, je suis en admiration devant Shonda Rhimes, la créatrice. Cette femme est une badass de féministe et je pèse mes mots. Cela faisait 11 saisons que l’on suivait l’histoire d’amour entre Derek et Meredith et, comme beaucoup, j’avais très peur que la série ne survive pas à la mort de McDreamy.

Même si la dynamique est différente et demande un temps d’adaptation, je me suis réellement rendue compte, pendant cette saison, que la série était féministe. Et c’est ce que j’aime avec Grey’s anatomy. Lors de cette douzième saison, une femme devient chef de chirurgie, une autre lutte pour que son salaire soit équivalent à celui de ses pairs, une maman médecin lutte pour la garde de son enfant et se bat contre les préjugés de l’avocate, une maman dit à sa fille « don’t ever date a man who can’t handle your power », … Alors, bien sûr, Grey’s anatomy reste Grey’s anatomy. Il y a des drames, des histoires d’amour, du sexe et un peu de médecine.

Et vous quelles sont vos séries favorites ?