La Saint-Valentin et les films vrais sur l’amour, le vrai

La Saint-Valentin est pour moi l’occasion parfaite de rappeler que célibataire ne veut pas dire dépourvue d’amour, ni solitude.

L’amour a plusieurs formes, rencontre plusieurs personnes, et ne se définit pas d’une manière.

Ainsi, non je ne vais pas m’empiffrer de glace devant Bridget Jones, ni bruler tous les souvenirs de mes ex et pleurer mes relations finies. Car j’ai un scoop, heureusement qu’elles se sont finies.

Je ne vais ni pleurer ce que je n’ai plus, ni m’attarder sur ce que je n’ai pas. Je ne vais pas penser que ça ne m’arrivera jamais. Je ne vais pas non plus m’inscrire sur Tinder dans un acte désespéré alimenté par des années d’images à la con me rappelant qu’être célibataire c’est le bas de l’échelle sociale.

Non, je vais penser que l’amour c’est beau, renversant, bouleversant.

Mais ce n’est pas une recette facile dont il suffit de suivre les instructions. L’amour ce n’est pas un conte de fée.

C’est mieux que ça. Ça se construit à deux, à trois ou entre personnes consentantes. Ça s’entretient. Ça dure une nuit, une vie, un certain temps.

Ça évolue, disparaît, réapparaît.

C’est se dire bonjour, trouver le langage qui rassemble, s’embrasser, se promener, se taire et ne pas ressentir le poids du silence, c’est parler et découvrir à chaque phrase l’autre. Ne pas se lasser, s’ennuyer un peu mais ne pas trouver ça grave car on est ensemble. C’est se disputer, se dire la vérité, se mentir un peu, parfois, quand ce n’est pas important. C’est savoir tout de l’autre et continuer de découvrir, ce sont les détails, les petites choses, comment la personne sourit quand elle est gênée, comment elle aime son café, quel est son livre préféré. C’est donner tout de soi à l’autre car on a rien d’autre à offrir. C’est anticiper mais se laisser surprendre.

L’amour c’est se séparer, se retrouver, jouer carte sur table ou dévoiler son jeu au fur et à mesure, c’est vivre nus. C’est se rencontrer à un endroit, à un moment.

C’est se dire au revoir sur le quai d’une gare, le frisson quand on se prend la main, c’est ne pas être d’accord tout le temps, c’est laisser l’autre personne être et ne pas se sentir réduit de moitié.

Ne jamais se réduire de moitié.

Voici une liste de films qui raconte l’amour et te donnent une leçon :

  • Before Sunrise de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke, 1995
  • Before Sunset de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke, 2004
  • Before Midnight de Richard Linklater avec Julie Delpy et Ethan Hawke, 2013
  • Marriage Story de Noah Baumbach avec Scarlett Johansson et Adam Driver, 2019
  • Call Me By Your Name de Luca Guadagnino (encore) avec Timothée Chalamet et Armie Hammer, 2017
  • Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry avec Kate Winslet et Jim Carrey, 2004
  • Breakfast at Tiffany’s de Blake Edwards avec Audrey Hepburn et George Peppard, 1961
  • Stuck in Love de Josh Boone avec Jennifer Connelly et Greg Kinnear, 2012
  • La La Land de Damien Chazelle avec Emma Stone et Ryan Gosling, 2016
  • One day de Lone Scherfig avec Anne Hathaway et Jim Sturgess, 2011
  • Amour de Michael Haneke avec Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, 2012
  • Silver Linings Playbook de David O. Russel avec Jennifer Lawrence et Bradley Cooper, 2012
  • Brokeback Mountain de Ang Lee avec Jake Gyllenhaal et Heath Ledger, 2005
  • Like Crazy de Drake Doremus avec Felicity Jones et Anton Yelchin, 2011
  • The Notebook de Nick Cassavetes avec Rachel McAdams et Ryan Gosling, 2004
  • (500) Days of Summer de Marc Webb avec Zooey Deschanel et Joseph Gordon-Levitt, 2009
  • Blue Jay d’Alex Lehmann avec Sarah Paulson et Mark Duplass, 2016
  • About Time de Richard Curtis avec Rachel McAdams et Domhnall Gleeson, 2013
  • Blue Valentine de Derek Cianfrance avec Michelle Williams et Ryan Gosling, 2010

Et quelques séries

  • Easy de Joe Swanberg, 2016
  • You Me Her de John Scott Shepherd, 2016
  • Modern Love de John Carney, 2019
  • Love de Judd Apatow, 2016-2018
  • Lovesick de Tom Edge, 2014
  • Girls de Lena Dunham, 2012-1017

Pouvoir observer le monde depuis son salon

Les jours raccourcissent et la météo se rafraîchit. C’est le temps idéal pour se blottir dans un plaid, une tasse de thé dans une main pour que de l’autre on puisse caresser son chat tout en regardant ce que le monde culturel a à nous offrir de mieux.

Voici une petite sélection qui rendra vos journées meilleures et vos soirées d’hiver moins longues. Vous aurez envie de militer, de crier, de pleurer, de rire, de voyager. Car l’art à cela de merveilleux qu’il ne requiert pas de grandes expéditions loin de son canapé pour ouvrir son esprit.

 

Les films

Chambre 212 de Christophe HONORÉ (encore au cinéma) avec Chiara MASTROIANNI, Vincent LACOSTE, Camille COTTIN et Benjamin BIOLAY. Après une dispute à la suite d’une révélation sur leur couple, Marie quitte le domicile et décide de passer la nuit à l’hôtel d’en face, dans la chambre 212. Le film parle d’amour, de ce dernier qui s’effrite, du couple, de sa construction et son évolution après des années de mariage. C’est drôle, poétique, musical, édifiant, souvent vrai, un peu loufoque et tiré par les cheveux par moment mais, c’est beau. Esthétiquement parlant, c’est très joliment réalisé et superbement interprété.

 

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Booksmart d’Olivia WILDE. Il y a un consensus général qui laisse penser que l’humour appartient aux hommes. Pourtant, avec son premier film, Wilde nous prouve le contraire car Booksmart est entièrement écrit, réalisé et produit par des femmes, ce qui est loin d’être un détail dans le monde actuel de la production artistique. Amy et Molly (Kaitlyn DEVER et Beanie FELDSTEIN), deux meilleures amies, finissent le lycée les mieux gradées de leur promotion. La veille de la remise des diplômes, elles réalisent qu’elles auraient pu moins travailler et participer davantage à la vie extra scolaire du lycée, cela n’aurait rien changé sur leur admission dans des universités de la Ivy League. Ainsi, elles décident de rattraper ces quatre années en une nuit de folies et de fêtes auxquelles elles ne sont jamais allées. En plus d’être drôle, frais et superbement écrit (Emily HALPERN, Sarah HASKINS, Suzanna FOGEL et Katie SILBERMAN), Booksmart parle de sororité, d’ambitions, d’amitiés, d’acceptation et de motivation.

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Deux moi de Cédric KLAPISCH. Jolie comédie dramatique racontant la vie de deux parisiens (Ana GIRARDOT et François CIVIL) perdus face à la solitude des grandes villes et leurs angoisses. Très belle musique, très belle interprétation et joliment réalisé par Klapisch.

 

 


Les séries télé

img_0138Unbelievable de Susannah GRANT, Ayelet WALDMAN et Michael CHABON est une mini-série réalisée pour Netflix. Pendant 8 épisodes on suit une enquête pour retrouver un violeur en série dans le Colorado. Parallèlement, nous suivons Marie Adler (Kaitlyn DEVER), une jeune étudiante qui est violée une nuit dans son appartement par un inconnu. Elle porte plainte avant de se rétracter sous la pression des policiers. Trois ans plus tard, les inspectrices Karen Duvall et Grace Rasmussen (Merritt WEVER et Toni COLLETTE) enquêtent sur une série de viols ayant eu lieu dans le Colorado et qui semblent avoir été commis par la même personne.

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Euphoria de Sam LEVINSON est une fresque qui dépeint les déboires de l’adolescence aux Etats-Unis. C’est violent et émouvant. Les acteurs sont incroyables, mention spéciale à Zendaya qui est bouleversante de vérité. Clairement, tu regardes la série avec Shazam dans une main tellement la musique est bien choisie.

 

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Dead to me de Liz FELDMAN est une série à l’humour noire qui parle du deuil et de résilience. Jen perd subitement son mari et s’inscrit à un groupe de parole pour tenter de surmonter cette épreuve. Elle y rencontre Judy et se lie d’amitié avec elle. Cela fait du bien de parler de deuil sur fond humoristique. Christina APPLEGATE et Linda CARDELLINI sont majestueuses.

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Love de Judd APATOW, Paul Rust et Lesley ARFIN est un bijou sur Netflix. Une jolie histoire de couple. La construction d’une relation n’est pas toujours aisée quand on doit se remettre de ses propres blessures. Il faut se faire confiance pour pouvoir faire confiance à l’autre. Je trouve cette série si vivifiante, si touchante, drôle et triste à la fois. C’est un petit morceau de vie.

 

img_0142Mindhunter de Joe PENHALL et produite par, entre autres, David FINCHER et Charlize THERON. Une série Netflix sur l’origine et la création du terme « Serial Killer ». Les agents Holden Ford et Bill Tench (Jonathan GROFF et Holt McCALLANY) du FBI accompagnés de Wendy Carr (Anna TORV), une psychologue interrogent plusieurs criminels dans le but de comprendre leur comportement afin de pouvoir établir des profils de criminels et ainsi, espérer pouvoir résoudre des affaires en cours.

 

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After life de et par Ricky GERVAIS est une comédie sarcastique qui parle du deuil et de comment continuer après la mort d’un être proche. Tony a perdu sa femme d’un cancer du sein et après avoir envisager de se suicider il décide de continuer à vivre en faisant et disant exactement ce qu’il veut. C’est drôle, émouvant et rempli d’espoir. Le petit plus, en écrivant ces lignes, j’apprends que la saison 2 sera disponible début 2020.

 


Les livres

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Pastorale américaine de Philip ROTH est mon coup de coeur de cet été, je l’ai dévoré en quelques jours seulement. Après une rencontre lors d’une fête des anciens du lycée, Nathan Zuckerman s’intéresse à nouveau à Seymour Levov, Le Suédois, ancienne vedette de son lycée. A travers lui, il raconte l’Amérique d’après-guerre froide, les désillusions de la société, du rêve américain et son économie jadis florissante.

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King Kong théorie de Virginie DESPENTES est un livre obligatoire qui devrait être lu à l’école. Ce livre et le message qu’il contient est à transmettre, à partager, de main en main, de coeur en coeur et d’esprit en esprit.

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Dans Sa mère, Saphia AZZEDDINE est Marie-Adélaïde née sous X qui mène sa vie malgré les galères et ses complications. Elle recherche son destin avec les moyens dont elle dispose comme son culot, les mots qui frappe et l’humour qui tue. L’insoumission et le désir comme bagages, elle décide de retrouver sa mère.

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Tout ce que j’aimais est un petit bijou écrit par Siri HUSTVEDT. Il parle de rencontre entre Leo et Bill et de leur relation. Quand l’amitié a un air de famille, q’il faut se reconstruire en semble, se séparer pour mieux s’aimer, grandir. L’art est au coeur de tout et rend ce livre magnifique.

 


La musique

De mes oreilles aux vôtres, voici ma playlist du mois ici.

 


Le Podcast

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A bientôt de te revoir  est un podcast écrit par Sophie-Marie Larrouy et produit par Binge Audio. Comme dans une contre soirée dans la cuisine, la conversation entre SML et son invité.e nous entraine partout. Des souvenirs d’enfance, à l’anecdote oublié, de l’origine à l’instant présent, du personnel à l’universel.  SML, la reine de la digression et de la métaphore, te prend à témoin d’un joli moment, toi l’audio guide.

 

 

 

L’hiver sera chaud

Les fêtes de fin d’années approchant plus vite que prévu, il est temps de te parler de mes derniers coups de cœur. D’ailleurs, j’aurais très bien pu appeler cet article « Coups de cœur Cul » car je vais te présenter mes amours culturels du moment.

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J’avais aimé faire cet article cet été. C’est une bonne manière de te présenter mes derniers favoris, ces petits trucs qui rendent mon quotidien moins froid et qui m’ont réchauffé le cœur. Oui, je te promets.

Je préfère t’avertir l’article sera long. Genre hyper long. Promis, je vais essayer d’être synthétique afin que je ne te perde pas en chemin. Mais, n’hésite pas à picorer les éléments qui t’intéresse plus ou à ne pas lire tout d’une traite. Maintenant, si tu le fais, tu as ma reconnaissance et je te dis déjà merci.

Et aux plus paresseux aussi, pas d’inquiétude.

Les spectacles :

  • Les Chatouilles

Ce spectacle (mis en scène par Eric Métayer), c’est simple, c’est mon coup de cœur de l’année et toutes années confondues. Ce n’est pas que moi qui le pense puisqu’il a remporté le Molière du seul.e en scène. Pourtant, ce n’était pas forcément évident. Oui, un seul en scène qui mêle danse et théâtre pour parler de pédophilie, on a connu meilleure tentation. Et bien, je suis si heureuse de m’être ruée sur les places lors des deux représentations qu’Andrea Bescond donnait au Bozar. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai eu envie de crier, de danser, j’ai été émue, attendrie, en colère, impuissante, apeurée, surprise, admirative et joyeuse. Je me suis prise une claque qui m’a laissée des traces indélébiles. Rien que d’y repenser, je suis encore émue et j’ai la chaire de poule. C’est simple, je n’ai jamais assité à un spectacle de cette importance. Je n’avais jamais vu toute la salle des Bozar debout pour une standing ovation qui dura (dans ma tête et à la vue de l’état de mes mains) 1h30. Andrea pleurait et nous aussi.

J’ai tellement envie que tu ailles le voir car ça fait un bien fou de voir un spectacle si poignant. C’est si beau les personnes qui sont capables de sortir quelque chose de si créatif et de si positif après un événement traumatisant.

La bonne nouvelle c’est qu’elle va rejouer son spectacle en 2018 pour quelques représentations en France. Sincèrement, si elle passe dans une ville près de laquelle tu te rends en vacances vas-y. Si tu as envies de prévoir un petit city trip tout près, fais le en fonction d’une de ces représentations. Si tu as envie de faire l’aller-retour dans la soirée, je pense qu’elle joue dans le Nord donc, vas-y.

Si jamais tu n’as pas l’occasion de la voir sur scène, pas de panique. Je viens de lire que le film « Les Chatouilles » sortira en salle en septembre 2018.

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Voici sa page facebook pour que tu puisses réserver tes places pour sa tournée 2018.

  • S’il se passe quelque chose…

Aaaaah Vincent Dedienne I love you. Je l’ai découvert en septembre 2016 lors de la rentrée de la nouvelle émission de Yann Barthès (ex-Petit Journal) et j’en suis tombée amoureuse. Il est drôle, intelligent, intéressant, émouvant, piquant, militant et tout un tas d’autres mots positifs en -ant. J’aime son écriture et sa diction. Il parle vite et ça me plait. Depuis quelques années maintenant, il présente son spectacle, son seul en scène pour lequel il a gagné le Molière de l’humour en 2017. Il raconte sa vie et la met en scène. Et bien que ça s’apparente à un One Man Show il rejette l’appellation. En effet, on associe souvent ce dernier à un spectacle à sketch où la blague vient à chaque fin de phrase. Or ici, tout n’est pas toujours drôle. C’est même parfois franchement émouvant.

Au mois d’octobre (ou début novembre) j’ai craqué mon slip quand j’ai vu que son spectacle sortait en DVD. C’était à peine deux semaines avant qu’il annonce reprendre la tournée de son spectacle en 2018 et qu’il passerait par Bruxelles ! Mince à moi mais, chance à vous. Courrez-y, c’est le 17 et 18 mai 2018 au Théâtre 140 à Schaerbeek.

Si jamais, vous craquez sur le DVD, regardez sa première partie de Juliette Chaigneau, Mélanie Lemoine et Anaïs Harté, ses copines et co-auteures.

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S’il se passe quelque chose, le DVD, 19,99€.

Les séries télé :

  • Liar

Cette série britannique de Harry et Jack Williams est un petit bijou de 6 épisodes.

Laura Nielson (Joanne Froggatt) et Andrew Earlham (Ioan Gruffudd) sont attirés l’un par l’autre. Elle est prof, il est chirurgien. Ils décident de se voir lors d’un rencard. Tout se passe bien, l’attirance est évidente, le jeu de séduction est au point. Elle l’invite chez lui car il n’arrive pas à avoir un taxi. Et elle se réveille le lendemain à moitié déshabillée dans son lit avec l’affreuse sensation d’avoir été violée. Je ne vais pas aller plus loin dans le pitch de la série car ça desservirait le propos. Je ne peux que te la recommander. Cette série parle de la complexité des histoires de viol, autant auprès de la justice, de la réputation, de la difficulté d’accuser quelqu’un quand on a très peu de souvenirs. Lors des premiers épisodes, elle aborde la notion de consentement. Où est la limite ? Laura avait l’air partante mais elle était saoule. Je trouve le récit d’une justesse incroyable, les rôles sont tous très bien écrit et complexes.

Clairement, j’ai regardé ces 6 épisodes quasi d’un coup. Même si j’avais voulu m’arrêter, j’en étais incapable. Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre la saison 2, et ça me met en joie.

Mention spéciale aux images prises en drône de Tolesburry, un village côtier de l’Essex en Angleterre.

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  • Easy

J’ai eu l’idée géniale et assez folle de m’abonner à Netflix. Je ne sais pas si tu connais cette petite plateforme qui te permet pour genre 11€ par mois d’avoir accès à toute une sélection de films, de séries et de documentaires. Évidemment que tu connais (rires).

La série Easy est une création de Joe Swanberg pour Netflix. Elle se compose de deux saisons, pour le moment, chacune de 8 épisodes. La série se passe à Chicago et on suit différents personnages pour chaque épisode. Ce qui est très chouette, c’est qu’il y a des connexions entre les personnages puisque par exemple le mari du premier épisode de la saison 1 se retrouve dans un autre épisode puisqu’il est comédien et est cette fois-ci le « collègue » du protagoniste de l’épisode en question.
Mais en gros de quoi ça parle ?

Ben de tout. Chaque épisode aborde un sujet diffèrent comme le couple après plusieurs années de mariage, les liens familiaux, la sexualité et les rencontres, les déboires professionnels et amoureux.
En suivant, de nouveaux personnages et, du coup, une nouvelle intrigue et un nouveau thème à chaque épisode, on peut ainsi picorer et regarder un épisode par-ci et un autre par-là. C’est la série parfaite à regarder pendant le temps de ton repas ou pour prendre une pause pendant ton étude car chaque épisode et chaque histoire durent environs 25 minutes. C’est donc moins risquer de rester scotcher à ton écran toute l’après-midi.

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  • Atypical

Il s’agit d’une création originale de Netflix créée par Robia Rashid. La série est le récit initiatique de Sam Gardner (Keir Gilchrist), un adolescent atteint d’autisme.

Pour l’instant, il n’y a qu’une saison (mais, la deuxième est en cours de production) de 8 épisodes durant lesquels on suit Sam Gardner et sa famille. Ce dernier est en quête d’indépendance, il recherche une petite amie. Cela ne sera pas sans conséquences puisque ça va chambouler le fonctionnement de la famille. Finalement, cette recherche d’indépendance va se propager sur l’ensemble des personnages.

Je sais que cette série à rencontrer des avis mitigés. Certains trouvent qu’elle est touchante et réaliste alors que d’autres trouvent que la manière de représenter l’autisme et l’entourage d’une personne atteinte de cette maladie comme très réductrice et stéréotypée. Personnellement, je l’ai trouvée mignonne, touchante et intéressante. Maintenant, je ne connais pas l’autisme et je ne sais pas ce que c’est la vie de famille avec une personne atteinte de cela donc, je ne sais honnêtement pas jugée sur le fond.

Cela n’empêche que j’ai adoré le jeu d’acteur, le ton, et l’histoire de manière générale.

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Les films :

C’est marrant de se rendre compte qu’il y a des concordances dans ce qu’on aime alors qu’on en avait aucune idée. C’est ce qui arrive ici puisque je vais te présenter 3 films qui ont été réalisé par Joe Swanberg qui n’est autre que le réalisateur de la série Easy dont je te parlais plus haut. Ce qui est drôle c’est que jusqu’à l’écriture de cet article je n’avais aucune idée que ces films étaient liés à la série. Il y a plusieurs mois voire plusieurs années, j’ai découvert le film Drinking Buddies en parcourant la filmographie de Jake Johnson qui est un acteur que j’adore (tu as dû le voir dans la série New Girl). Comme j’ai adoré ce film, je me suis intéressée à celui qu’il avait co-écrit et produit : Digging for fire, que j’ai adoré aussi. Et puis, lorsque je me suis abonnée à Netflix, j’ai découvert Easy. Je n’avais pas fait attention au réalisateur de la série. Et comme Jake Johnson joue dedans je me suis à nouveau intéressé à sa filmographie et j’ai eu le plaisir de découvrir qu’il avait co-écrit et produit un nouveau film, Win It All, qui est, lui aussi, disponible sur Netflix. Comme quoi, tout à un sens.

  • Drinkingbuddies de Joe Swanberg avec Olivia Wilde, Jake Johnson, Anna Kendrick et Ron Linvingstone

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Kate et Luke travaillent dans une brasserie ensemble et semblent être parfaits l’un pour l’autre mais, ils sont tous les deux dans une relation. Leurs deux conjoints respectifs semblent, également, être idéal l’un pour l’autre.

Ce film parle de relations et de leurs complexités. Ce n’est pas parce que tout rassemble deux personnes qu’elles sont sensées être dans une relation. C’est une question d’équilibre.

  • Digging for fire avec Jake Johnson, Rosemarie DeWitt, Brie Larson, Sam Rockwell, Anna Kendrick, Orlando Bloom et Mike Birbiglia.

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C’est une histoire un peu absurde qui reprend le même ton humoristique que le film précédent. Tim trouve un os et un pistolet dans son jardin et se met alors dans la tête qu’il doit y avoir un corps enterré dans son jardin.

Jake Johnson a eu l’idée de cette histoire à la suite d’un événement similaire qui lui est arrivé. Ensemble, avec Joe Swanberg, ils ont écrit la trame de l’intrigue mais aucun scénario. Ils ont, ensuite, contacté leurs amis ou des personnes avec qui ils avaient déjà apprécié de travailler. Le film a été tourné en deux semaines.

Ça importe peu de connaître cette anecdote pour apprécier le film mais, moi, ça me fait aimer le travail de Johnson et Swanberg encore plus.

  • Win It Allavec Jake Johnson, Aislinn Derbez, Joe Lo Truglio et Keegan-Michael Key

img_5320Eddie Garrett est un joueur compulsif (gambling addict). Il n’a pas d’emploi, ni de vie sentimentale stable car son addiction ne lui permet pas de construire quelque chose. Mais, il est suivi par un parrain afin de se soigner. Un jour, un homme lui demande de garder un sac noir contenant des milliers de dollars et tout bascule. Eddie est à nouveau pris dans les travers de son addiction alors qu’il rencontre Eva.

Ce dernier film issu de la collaboration entre Jake Johnson et Joe Swanberg est, je pense, mon préféré. Il est toujours drôle, touchant, un peu rocambolesque et très bien filmé et joué.

Les livres :

  • Le secret du maride Lianne Moriarty

img_5321J’ai découvert l’auteure, Liane Moriarty, après avoir regardé Big Little Lies. En effet, c’est elle qui a écrit le livre, Petits secrets, grands mensonges, dont la série a été adaptée.

Dans Le secret du mari, on suit 3 femmes en parallèle dont les histoires semblent étrangement connectées par un événement survenu dans le passé. Tout commence lorsque Cecilia découvre, dans son grenier, une lettre écrite par son mari lui étant adressée à ne lire qu’après sa mort. Doit-elle la lire alors qu’il lui a fait promettre de ne pas l’ouvrir.

S’en suit une intrigue incroyable liant plusieurs personnages d’une ville d’Australie. Liane Moriarty à nouveau livre un tableau nuancé des liens amoureux et familiaux. Elle parle de ces rôles qu’on joue pour ne pas perdre la face et qui parfois nous bouffe de l’intérieur.

C’est un excellent roman, j’ai adoré. D’ailleurs, si tu as l’occasion je te conseille de lire également le roman Petits secrets, grands mensonges, il apporte, forcément, des nuances que ne dévoile pas la série.

Le secret du mari aux éditions Livre de Poche, 9€.

Petits secrets, grands mensonges aux éditions Livre de Poche, 9,35€

  • Zaï zaï zaï zaï de Fabcaro

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C’est la BD à offrir à ton oncle, ta cousine, ta pote ou ton papi. Fabcaro fait une critique absurde de la société actuelle. Tu ris à chaque page, à chaque planche à chaque case.

Zai Zai Zai Zai aux éditions Six Pieds Sous Terre, 13€.

Expo :

  • Christo & Jeanne-Claude. Urban Project. Exposition à l’ING Art Center, Mont des Arts

Le 5 décembre dernier, ma petite famille et moi-même sommes allés à l’exposition organisée par ING. Je ne connaissais absolument pas le travail de Christo et de Jeanne-Claude. Et bien, c’était une découverte incroyable. Son travail consiste, principalement, en l’emballement de bâtiment célèbre. L’exposition s’organise en deux parties. Dans la première, on peut voir les maquettes, les dessins, les plans et certaines reconstitutions de son travail. Je te conseille de prendre un guide si tu as l’occasion ou alors un audioguide afin de comprendre la complexité de son œuvre, les enjeux et le processus. Ensuite, la deuxième partie se constitue d’une projection de l’ensemble de son travail.

J’ai vraiment adoré, je te la recommande vraiment. C’est assez magique son travail car en recouvrant les monuments il les révèle. C’est beau !

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Photo Google

Christo & Jeanne-Claude. Urban Project. Exposition à l’ING Art Center, jusqu’au 25 février 2018.
Ouvert du mardi au dimanche inclus, y compris les jours fériés, ainsi que les lundis 30/10/2017, 25/12/2017, 01/01/2018 et 12/02/2018.

Horaires : De 10h à 18h.

Nocturnes tous les mercredis jusqu’à 21h.

Humoriste :

  • Tristan Lopin

J’ai découvert cet humoriste un peu par hasard sur Facebook à la suite d’une vidéo qu’il a tourné sur la journée internationale contre les violences faites aux femmes le 25 novembre dernier. Je l’ai trouvé juste et si drôle que j’ai regardé quasi d’un coup toutes ses vidéos.

Elles ont toutes un format d’environ 5 minutes et traitent, à chaque fois, d’un sujet différent qui peut aller de « les voyages en avion » à « l’homophobie ». Elles ont toutes le même format, Tristan Lopin simule une conversation téléphonique dans laquelle interviennent une multitude de personnages.

C’est drôle et intelligent. C’est militant et bienveillant. C’est distrayant et émouvant.

Voici sa chaîne YouTube, passe un bon moment.

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La musique :

J’ai eu la chance de voir ces deux artistes lors du concert à l’occasion des 7 ans de Bruxelles Ma Belle. Le concept de cet événement annuel est d’organiser un concert avec des artistes belges et internationaux dans le but de promouvoir un lieu de la Culture bruxelloise. Cette année, le concert avait lieu au musée de la Bande-Dessinée. En plus de Juicy, deux jeunes bruxelloises qui reprenne du RNB comme dans les années 90 et début 2000 et, Halehan, un jeune chanteur qui ne m’a pas marqué, j’ai eu le plaisir d’écouter Juliette Armanet et Angèle.

  • Juliette Armanet

img_5325On dit d’elle que c’est la nouvelle Véronique Sanson. Juliette c’est une voix, un piano, de beaux textes, de belles mélodies et une incroyable présence scénique. Elle est incroyablement divinement génialissime !

Je te laisse découvrir ma chanson préférée afin que tu puisses juger par toi-même : https://www.youtube.com/watch?v=v4wtUggSzzg&ab_channel=garigarikun2011.

  • Angèle

img_5326Étant la fille de Laurence Bibot et de Marka et, donc en toute logique, la sœur de Roméo Elvis, il n’est pas étonnant qu’Angèle soit bourrée de talent. Je l’ai découverte via Instagram où elle publiait des petits montages vidéos où elle reprenait des chansons connues ou improvisait une composition. Depuis, elle a fait du chemin en sortant son premier clip, La Loi de Murphy (qui est d’ailleurs réalisé par la très talentueuse Charlotte Abramow). J’aime beaucoup cette chanson mais, ce n’est rien à côté de ses autres compositions. Elle a plein d’humour et de second degré dans ses textes. Elle a une présence scénique incroyable et elle te transmet son énergie. J’ai hâte que son album sorte en 2018.

La Loi de Murphy : https://www.youtube.com/watch?v=zGyThu7EAHQ&ab_channel=Ang%C3%A8le

SKAM, jeg elsker deg !

J’étais parti pour t’écrire un article sur mes favoris de cet hiver mais voilà que mon premier truc préféré me fait déjà 3 pages (en format word). Du coup, pour ne pas te surcharger et te perdre en cours de lecture, je vais consacrer un article entier à ce favori. Et promis, la suite arrive, ainsi que d’autres articles qui ne demandent qu’à être écrit (oui oui oui).

Il y a quelques semaines maintenant, sur la page instagram de Madmoizelle (et ensuite sur le site), of course, j’entendais les rédactrices ne pas tarir d’éloges sur la série Skam. Curieuse que je suis, surtout en ce qui concerne les séries télé, j’ai regardé le premier épisode. Et là, coup de foudre !

Mince j’ai encore bingewatcher !

SKAM de Julie Andem est une série norvégienne sur l’adolescence. Mais, ici pas de cliché servit à la sauce américaine des séries qui sont sensé te faire croire que les personnages ont 16 ans alors qu’ils s’habillent et se maquillent comme même toi tu ne le fais pas quand tu sors le vendredi soir alors que t’as quasi 30 ans. Non, ici c’est crédible, c’est moderne et réaliste. Je lisais une interview de la créatrice, Julie Andem, qui expliquait qu’elle avait recherché des vêtements de sa garde-robe d’adolescente pour la première saison. Elle racontait qu’elle avait envie de montrer stylistiquement un vrai adolescent. Ce dernier fait très souvent des erreurs et va à l’école trop maquillé un jour et pas du tout le lendemain. Il n’y a pas toujours de constance et la plupart du temps, il se cherche. Je trouve qu’elle a très bien su rendre cette réalité, je me rappelle qu’il m’est arrivé d’aller à l’école avec du noir pailleté sur les yeux en grosse couche épaisse, simplement parce que c’était nouveau.

Sinon de quoi ça parle ? Parce que bon, l’adolescence c’est vaste.

Et bien justement, cette série aborde plusieurs thèmes qui ne sont pas réservé exclusivement à l’ado d’ailleurs. C’est pour ça que j’ai aimé, pour la diversité des sujets abordé : la sexualité, les relations amoureuses, l’amitié, la religion, le féminisme, le slutshaming, la différence/tolérance, le cyberharcèlement, etc.

Skam se divise en 4 saisons d’une dizaine d’épisodes chacun. Bien qu’on suive le même groupe d’ado fréquentant le même lycée, chaque saison se concentre sur un personnage différent. On découvre Eva, une jeune femme qui cherche à avoir confiance en elle et qui écoute peut-être trop l’opinion des autres ; Noora, une jeune féministe qui casse l’image cliché de l’ado décérébré qui n’est intéressé que par le sexe et l’alcool ; Isak, l’ado qui se cherche sexuellement (il en fallait un) ; et, Sana, de confession musulmane, elle cherche son équilibre entre ces deux cultures qui quelque fois s’opposent fortement.

L’amitié est un des sujets principaux de la série. Dès le premier épisode, on comprend qu’Eva n’a plus d’amie à cause d’une dispute, très certainement à cause d’un garçon. Et on sait toutes combien il est difficile, quelquefois, d’avoir des amitiés entre filles qui perdurent malgré les histoires qui impliquent un garçon. Mais, très vite, Eva va rencontrer par hasard d’autres filles et se lier d’amitiés. À travers les saisons, les épreuves, les divergences d’opinions, Eva, Sana, Noora, Chris et Vilde vont se souder et lier une très jolie amitié.

Chaque saison est différente puisque se concentre sur quelqu’un d’autre. Mais, le ton ne change pas. On continue de présenter ce que c’est d’être un ado aujourd’hui, quelles questions ça se posent, quels liens ça tissent, quels sujets le passionnent. Finalement, à 27 ans, je ne me sens pas si éloignée des protagonistes.

J’ai adoré cette série et particulièrement 4 scènes, chacune d’une saison différente. Donc, attention spoiler, mais, je vais te les présenter ici bas :

  • Saison 1 : la scène de rupture entre Eva et Jonas. Je l’adore. Déjà pour la manière dont elle est filmée avec des sauts dans le temps. Ensuite pour se qu’elle raconte. Après quelques épisodes douloureux entre eux, Eva décide de se choisir elle-même. Malgré l’amour qu’elle ressent. Elle admet que la culpabilité qu’elle a ressentie au début de leur relation l’a fait douter d’elle-même. Elle a été incapable de se faire confiance. Ainsi, l’opinion de Jonas valait plus que la sienne. C’est beau d’arriver à avoir ce recul et de pouvoir réaliser que malgré l’amour la relation ne marche pas.

  • Saison 2 : « tu es forte et indépendante quand tu es capable de changer tes opinions ». C’est une phrase que Sana prononce à l’égard de Noora. Pendant toute cette saison elle tombe amoureuse du coureur de jupon (quelle horrible expression) du lycée. Cela est, pour elle, incompatible avec son caractère indépendant et ses convictions féministe. Je trouve ça très intéressant de montrer que tomber amoureuse du cliché de l’adolescent trop sûr de lui pour bien se comporter avec les filles ne remet pas en question notre personnalité et notre manière de nous voir si on se fait confiance. La politique et l’amour se situe à deux endroits différents. Si la relation n’empêche pas que l’on reste soi-même, alors on peut tomber amoureux.se de n’importe qui.

Ce n’est ni la bonne conversation ni la bonne saison, je sais.

  • Saison 3 : Isak est l’adolescent qui se questionne sexuellement. Lors de cette saison il tombe amoureux d’Even, un jeune homme tourmenté et tourmentant. Ce qui est très intéressant dans cette saison, c’est le raisonnement et le chemin que parcourt Isak avant d’admettre son attirance et sa sexualité homosexuelle. Une des superbes scènes de cette saison est la discussion qu’il partage avec son colocataire, lui aussi homosexuel. Isak lui explique qu’il n’est pas vraiment gay. Du moins, pas comme lui. S’en suit un malaise car il tient un dicours à la limite de l’homophobie car on comprend qu’Isak fait référence au physique, au goût vestimentaire et au choix musicaux. La réponse d’Eskild (le coloc) est parfaite puisqu’il lui explique que des milliers de personnes avant lui se sont battus pour qu’il puisse plus facilement accepter d’être homosexuel. Cela ne s’est pas fait sans insultes, jugements et coups. Et que temps qu’il ne sera pas passé par là il ne pourra juger personne.

Je souhaiterais quand même faire une mention spéciale à la scène où Isak dit à son meilleur ami, Jonas, qu’il est amoureux d’un autre garçon et que cela ne provoque aucune réaction. C’est comme s’il venait de lui dire qu’en fait il préfère porter du rouge que du bleu. La sexualité de son meilleur ne l’intéresse pas, il veut en connaître davantage sur la personne dont ce dernier est amoureux. Je trouve ça tellement rafraichissant que dans une série télé (et dans la vie) le coming out de quelqu’un soit un non-événement au même titre que n’importe quelle relation hétérosexuelle.

  • Saison  4 : je pense qu’il s’agit de ma saison préférée de tout Skam car elle traite de beaucoup de sujets différents qui m’intéressent beaucoup comme, la religion, le mélange de culture, la tolérance, l’amitié entre filles, le cyberharcèlement, l’amour, etc. Sana cherche son équilibre entre la culture musulmane de sa famille et la société norvégienne. Un de mes scènes préférées (c’était particulièrement difficile d’en choisir une), c’est la discussion entre Sana et Isak après qu’elle ait volé des conversations privées qu’il avait eu avec une autre personne. C’est une belle leçon de tolérance. Sana lui explique que c’est difficile pour elle en ce moment, d’arriver à concilier sa religion avec la vie au lycée et ses amis. Elle lui raconte que ce n’est pas évident tous les jours de porter son voile. Entre les regards des uns, les opinions des autres et ceux qui sont persuadés qu’elle est une femme soumise et qu’ils peuvent la sauver, il est difficile de ne pas être en colère, tout le temps. Isak lui répond qu’il ne sait pas quoi lui dire. Sana lui répond qu’il est parfois mieux de se taire que de poser des questions débiles et racistes. Et bien, pour Isak, non. Justement. Selon lui, il est important de continuer de répondre aux questions, même si elles sont débiles et racistes. Surtout, si elles sont débiles et racistes. C’est en arrêtant d’y répondre que ça devient dangereux car les gens se construisent leurs propres réponses.

Ce qu’il est important d’avoir en tête, c’est que cette belle leçon nous est donnée par Isak qui est en relation avec un autre homme. Des questions débiles et homophobes ainsi que des regards et des jugements de la part des autres il en reçoit aussi.

Bref, j’ai adoré cette série. C’est un véritable plongeon dans l’adolescence en Norvège. Ce n’est pas très différents que chez nous. Cette période de la vie est universelle et les questions qu’on se pose aussi. De plus, ces questionnements, ces doutes et ces remises en question ne se limitent pas à l’adolescence.

Ok, ça a l’air pas mal mais, une série en norvégien, je ne suis pas certaine. C’est chelou la langue, non ?!

Et bien je trouve que ça apporte du charme. Très vite on s’habitue en plus. Et en plus, ça donne envie d’y aller, de découvrir mieux ces pays du Nord où je n’ai jamais été. Sauf Copenhague (je t’en parlais, ici).

En plus de parler de plusieurs sujets complètement différents, on apprend plein de choses. Notamment, sur la culture norvégienne et la tradition des Russ Bus, une fête estudiantine. En prime, tu feras des découvertes musicales intéressantes !

Alors, convaincu.e.s ?

Summer Hits 2017

L’été est pour moi la saison où je prends le temps et je profite. C’est le moment pour découvrir ou redécouvrir des endroits, des produits, des amis. On bouscule sa routine, on profite des soldes pour craquer sur le vêtement ou le produit de maquillage qui nous fait de l’œil depuis des mois, on prend le temps de voir ses potes et, surtout, on prépare la rentrée. Enfin, pas trop vite quand même. D’abord on se cale dans le canap’ avec des amandes au chocolat ou on refait le monde à la terrasse du coin.

Cet été, n’étant quasi pas partie en vacances, j’en ai profité pour me concentrer sur tout un tas de choses qui m’ont rendu le temps plus doux et plus agréable.

Sans plus de détours, je vous livre mes indispensables de cet été :

Boire un verre avec des amis

  • À la Guinguette du parc de Forest

C’est l’endroit idéal pour se retrouver entre amis ou en famille. Qu’on ait envie d’être au soleil, à l’ombre, de boire un thé glacé pendant que les neveux ou les gosses des copains jouent dans le sable, ou encore qu’on ait envie de passer un moment entre amis au moment de l’apéro !

La Guinguette du parc de Forest, c’est tous les jours sauf le lundi. Plus d’info ici

  • Au Café La Pompe à Saint-Gilles

Haut lieu des Saint-Gillois ! Un peu jeune mais pas trop, un peu bobo mais pas trop. La terrasse est grande, les boissons sont abordables, les serveurs sympas et il est possible de grignoter des petites préparations.

Café La Pompe, Chaussée de Waterloo 211 à 1060 Saint-Gilles

 

S’habiller et manger autrement

  • Les boutiques dans le quartier des Marolles

De la vaisselle à petits prix chez La vaisselle au Kilo : Rue Haute, 124 à 1000 Bruxelles.

Des fringues vintage chez Melting Pot Kilo : Rue Haute, 154 à 1000 Bruxelles.

Flâner dans les rues près de la Place du Jeu de Balle

  • Le marché bio des tanneurs

Six jours par semaine, du mardi au dimanche, le marché des tanneurs vous propose un choix de produits frais, issus de l’agriculture biologique et en vrac. Que ce soit des fruits ou des légumes, des céréales, des produits laitiers, du pain ou tout un tas d’autres choses, vous trouverez votre bonheur. Le bon plan qui casse le préjugé qui dit que le bio est cher.

Le marché bio des tanneurs:  Vente à l’Atelier des Tanneurs, rue des tanneurs, 60 à 1000 Bruxelles

  • La marque COS

Plus je vieillis (j’allais dire « je grandis » quand j’ai réalisé…) plus je choisis mes vêtements différemment. J’essaie de voir « au-delà de l’effet de mode » et de penser plus à m’acheter des vêtements parce qu’ils me vont et qu’ils dureront. Pour cela, COS est le magasin idéal. Les vêtements sont bien coupés, les tons sont souvent neutres, les coupes très féminines et tout en ayant un côté d’intemporalité, les fringues sont parfois originales.

 

Se refaire une beauté

  • L’huile de ricin pour renforcer ses cils et sourcils

Si tu rêves aux sourcils parfaits pour souligner ton regard mais que tu n’arrives pas à rattraper l’erreur du sourcil en mode « trait de crayon » que tu as fait quand tu avais 14 ans, l’huile de ricin peut t’aider. En plus de faire pousser poils et cheveux, elle te permet de les renforcer.

Huile de ricin, WAAM, en vente chez Di

  • Le mascara Roller Lash de Benefit

Il m’a été conseillé par une vendeuse de chez Sephora lors de mon week-end à Copenhague et, franchement, je lui dis merci. Sans faire de paquets, mes cils sont vraiment plus long !

Plus d’info, ici

  • Mettre du rouge à lèvres

Ce n’est pas vraiment un kif de l’été mais, plutôt un kif tout court. Cependant, cet été j’ai découvert les Infaillible Lip Paint Mat de L’Oréal Paris. Il y a plein de couleurs super sympas, pop ou nude, à la convenance de chacun. Leur tenue est nickel et ils sont faciles d’application !

  • Se faire le maillot

Qui dit « été » dit épilation ! Evidemment, pour celles et ceux qui le souhaitent, chacun a son rapport avec les poils. Perso, je les aime bien moins présents. Je vous recommande l’institut de beauté Mélanie Bajalo. Non seulement, l’esthéticienne est super sympa et accueillante, ce qui n’est pas du luxe quand on est couchée sur une table, tout en vulnérabilité. En plus, son travail est impeccable, elle prend le temps et on se sent chouchouté. Je vous recommande de vous faire une manucure – pédicure également.

Institut Melanie Bajalo : Rue de Savoie, 1 à 1060 Saint-Gilles

 

Glander devant la télé, ou devant son ordi quand on n’a pas de télé

  • Les saga françaises

L’été j’adore regarder les séries françaises les plus ridicules qui soient. Je suis une grande fan des sagas de l’été, depuis toujours. J’adore les scénarios prévisibles, les phrases un rien trop drama, le mauvais jeu ou son manque de crédibilité et les intrigues alambiquées. Pour qu’une saga soit réussie, il faut que l’intrigue se passe dans une petite ville qui a vécu un drame il y a quelques années, les personnages doivent combattre pour survivre, leur monde menaçant de s’écrouler, c’est l’été, et tout le monde découvre l’amour et pleure à chaque épisode. Evidemment, chaque épisode se termine sur un cliffhanger insoutenable.

Et cet été n’a pas fait exception, j’ai découvert des pépites :

La série Cut !

Une femme est obligée de revenir à La Réunion après 17 ans d’absence suite au chantage du père du défunt père de son fils…

Le mystère du lac

Une jeune fille disparaît et laisse ses parents morts d’inquiétude. Une flic de Paris mise à pied revient dans sa ville natale à ce moment-là et enquête sur cette disparition qui lui rappelle celle de ses amies survenues quelques années plus tôt…

Le secret d’Elise

Nous sommes en 1969, 1986 et 2015 dans la même maison qui semble hantée par la petite fille disparue en 1969. Heureusement que l’histoire est bien amenée car il y a un gros problème de cohérence entre l’apparence des personnages et le nombre d’années qui séparent les temps d’intrigue.

Demain nous appartient

Une saga réussie c’est une saga avec Ingrid Chauvin ! Tous les jours à 18h20 sur la Une.

Les revenants

Ce n’est pas vraiment une saga mais plutôt une série française. Pour le coup, j’ai vraiment été agréablement surprise. L’histoire est compliquée à résumer mais, en gros, nous sommes dans une petite ville française où plusieurs personnes reviennent des années après leur mort…

  • Les nouvelles héroïnes de Disney

C’est fini l’idée de la princesse qui n’attend que son prince charmant pour que la vie ait un sens. Depuis quelques années, les femmes sont mises à l’honneur chez Disney et ça fait du bien de les voir (enfin) s’affranchir des hommes. Depuis la Reine des Neiges, les Studios Disney mettent en avant des femmes qui prennent en main leur destin. Elles partent à la conquête des Océans et refusent qu’on leur dicte leur destin dans Vaiana : La légende du bout du monde, elles décident de leur métier et combattent les stéréotypes de genre dans Zootopie, dans Reine des Neiges elles décident d’être qui elles sont vraiment et de se soutenir.

 

Découvrir des applications plus que pratiques

  • Maps.me

Cette application est idéale lors d’un city trip puisqu’elle vous permet d’établir un itinéraire d’un point A à un point B et qu’elle fonctionne sans 4G.

Sur Apple Store et sur Android

  • Darkroom

Application parfaite pour pimper les photos de vacances quand on est une clinche en retouche et qu’on n’a pas envie d’y passer des heures.

Sur Apple Store

  • Clue

Surveiller son cycle menstruel permet d’anticiper son humeur et son comportement. Cette application vous permettra d’analyser votre syndrome prémenstruel, vos douleurs, votre rythme, la durée du cycle, etc. Tout est réunis pour appréhender vos prochaines règles plus sereinement.

Pour la télécharger, c’est ici

 

Préparer la rentrée

Mon dernier favoris de l’été est mon activité de prédilection. Tous les ans, à la même époque, j’aime faire le tri dans mes armoires, ranger mon appartement et me débarrasser du superflu. Bien que sur le moment, ce ne soit pas l’activité la plus fun à réaliser, on se sent tellement mieux après. Ça nous permet de se rendre compte de ce qu’on peut accumuler comme conneries, de ce que ça représente financièrement et, pourquoi pas, de prendre de bonnes résolutions quant à notre manière d’acheter compulsivement. Je vous recommande d’allumer Nostalgie lorsque vous vous prêtez à toute activité de rangement ou de nettoyage !

Brocante du Fort Jaco, dimanche 27 août, j’y serai !

 

Quand les séries ont du pouvoir

Aujourd’hui, je vous retrouve pour parler de deux séries qui sont en train de bousculer mon existence.

Je pense vous l’avoir déjà dit, je consomme les séries télévisées américaines comme un politicien consomme le mensonge. La difficulté, d’ailleurs, c’est que j’aime tous les styles, même si celles qui me parlent le plus sont les dramatiques. Et ces deux-ci ne font pas exception :

La première est Big Little Lies de David E. Kelley (Ally McBeal) avec Reese Witherspoon (Walk The Line, Wild), Nicole Kidman (Eyes Wide Shut, The Hours) et Shailene Woodley (The Descendants, The Fault In Our Stars).

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Un drame survient dans la petite ville de Monterey, en Californie. Un accident? Un meurtre ? On ne sait pas bien. Grâce au principe du flashback, on va revenir sur les semaines précédant l’événement afin de comprendre ce qu’il s’est passé. On se concentre sur Jane, Madeline et Céleste. Toutes les trois sont mères de famille et se sont liées d’amitié car leurs enfants sont dans la même classe. Sans savoir ce qu’il s’est vraiment passé (et on ne l’apprend qu’au dernier épisode, le 7ème), on comprend que la violence a une place particulière. Le harcèlement à l’école, la violence conjugale, les mensonges et les secrets, ou encore la transmission génétique de comportements violents sont autant de thèmes abordés. La sincérité de la réalisation et du jeu d’acteur fait froid dans le dos tant la vérité nous touche. C’est bouleversant tellement le ton est juste et les sujets d’actualité. On se questionne sur le rôle de la femme et la place qui lui reste quand elle devient mère. Au fil des épisode, on s’interroge sur les rôles sociaux de sexe, la violence envers les femmes, la culture du viol et la banalisation de la violence.

Bref, j’ai adoré cette série. Elle ne comprend que 7 épisodes et on ne peut qu’avoir un goût de trop peu. Je les regardais tous les lundis, après leur sortie et j’ai très envie, dès que j’aurai le temps, de me les enchaîner les uns à la suite des autres.

La deuxième série dont j’ai envie de vous parler est 13 Reasons Why de Brian Yorkey avec Dylan Minnette et Katherine Langford, deux jeunes acteurs que je ne connaissais pas.

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Hannah Baker s’est suicidée. Elle laisse derrière elle, 13 enregistrements qui sont d’autant de raisons de justifier son geste. Clay Jensen est la 11ème personne à recevoir les cassettes audio car Hannah a donné les règles du jeu. Il faut écouter les enregistrements dans l’ordre chronologique et ensuite, donner la boîte à la personne suivante. Sinon, une personne de confiance a un double de chaque et les transmettra à qui de droit.

Au fil des 13 épisodes, on se plonge dans le quotidien d’Hannah. A mesure que Clay comprend l’enchaînement des événements qui a poussé Hannah a aller si loin, on se rend compte les dégâts que cause le harcèlement. Depuis un an, elle était considérée comme la pute du lycée, le faire-valoir des autres élèves et concentration de violences quotidiennes. Clay écoute les enregistrements impuissant et révolté. Il n’a rien fait, personne n’a rien fait.

J’ai aimé cette série que j’ai, d’ailleurs, binge-watché. Elle met en scène les méandres du harcèlement et ses conséquences. La violence quotidienne que ça représente pour la victime et comme il est difficile de demander de l’aide, ou qu’il est souvent trop tard. Le fait que ça se passe dans un lycée n’est pas anodin et rend le sujet encore plus actuel et puissant. L’école et les adultes ne sont pas à l’écoute et, parfois, sans s’en rendre compte, participent à cette violence ou font l’autruche et n’y mettent pas fin.

L’école permet de montrer à quel point un lieu peut renfermer les personnes dans leur solitude et renforcer l’isolement. Si les adultes et l’institution ne créent pas un environnement sain et n’interdisent pas un comportement malsain, celui-ci n’a plus de limites. D’ailleurs, celui sera renforcé et participera à une culture de la violence et du viol.

Alors je sais, vous allez me dire que ces deux séries n’abordent pas des sujets rigolos. Et vous n’avez pas tort. Mais, elles sont tellement bien réalisées, filmées, jouées et montées qu’il est difficile de ne pas devenir accros. Les sujets, c’est vrai, ne sont pas drôles ni enjoués. Non, ils sont utiles. Ils font du bien car ils sont abordés avec intelligence. On est émus, bouleversés, on a envie de se remettre en question et d’analyser nos propres comportements.

Car, sans réellement avoir un comportement violent, je pense qu’on participe tous à une forme de violence ordinaire et majoritairement à l’encontre des femmes. Il est tellement banal de juger une personne sur sa manière de s’habiller, de parler, de manger, de vivre, de faire l’amour et d’être dans ses relations. Au nom d’une morale perfide, on se permet d’objectifier autrui. Alors je dis stop.

Depuis quelque temps, j’ai entreprit de me remettre en question et d’analyser mon propre comportement à cet égard-là. J’essaye vraiment d’arrêter le jugement facile et les réflexions du style « T’as vu comment elle est habillée », « Elle a les yeux qui crient braguette », « Elle est frustrée et mal-baisée », et j’en passe. Je me rends compte, alors que j’ai horreur de ça et que ça me dégoûte, je le fais.

L’évolution de la société passe par la remise en question de nos comportements. Il est primordial de s’auto-analyser afin de ne plus reproduire le schéma et les carcans dans lesquels on est bien trop souvent enfermés. Il faut dire non au sexisme ordinaire et au slutshaming qui pérennisent une culture du viol. Comme l’a dit Navie dans la dernière Emifion, podcast qui déconstruit le sexe sur le site MadmoiZelle, « L’habit ne fait pas le moine de la même manière que la jupe ne fait pas la salope ! ».

En tout cas moi, j’ai décidé de changer. Et vous ?

Pour mieux comprendre le slutshaming:

Accro aux séries-télé, moi ?

Il est vrai, je suis plutôt séries-télé que films. Attention, j’aime le cinéma mais, le soir dans mon lit, je préfère regarder un épisode de série qu’un film.

Suite à une vidéo qu’une amie m’a envoyé (http://lesbrutes.telequebec.tv/capsule/28022), j’ai commencé à m’interroger sur la question du principe de la Schtroumpfette dans les séries-télé que je regarde. Malheureusement, beaucoup n’y échappe pas. Heureusement, quelques une oui.

Et c’est de celles-ci dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui. Et aussi, un peu, parce qu’il est vrai qu’en période d’examens, j’en regarde beaucoup. (Ne le dites pas à ma maman).

La première série dont j’ai envie de vous parler est un petit bijou. Woman with Gloria Steinem est une série documentaire qui met en avant le quotidien de femmes face à l’oppression du patriarcat, dans le monde entier. Le pitch : « at the intersection of violence and stability, of oppression and progress, are women ». Pour ceux qui ne la connaissent pas ou peu, Gloria Steinem est une journaliste, féministe et activiste américaine. Elle s’est énormément battue, et continue de le faire, pour le droit des femmes et l’égalité des genres et des sexes. C’est une femme incroyable et tellement inspirante. Avec cette série-documentaire, elle va à la rencontre de différentes populations, cultures et femmes. Mais, à chaque fois, on retrouve la même oppression et la même ignorance du gouvernement et des politiques locales.

Pour le moment, il n’y a que trois épisodes qui sont sortis. Le premier épisode nous emmène en République Démocratique du Congo où le viol et les violences sur les femmes est une normalité et est devenu le quotidien de beaucoup d’entre-elles, peu importe leur âge. La journaliste sur place va, évidemment, à la rencontre de Denis Mukwege. On peut se rendre compte de l’importance de son travail.

Le deuxième épisode nous éclaire sur la situation des femmes membres des FARC en Colombie à l’approche de la fin de la guerre civile. Comment ces femmes sont-elles réintégrées au sein de la société civile colombienne ?

Le dernier épisode en ligne, nous en apprend sur les disparitions et les meurtres que subissent les « First Nations », les indigènes canadiennes. Nombres d’entre-elles subissent l’oppression raciste de la part des canadiens caucasiens. Lorsqu’elles quittent leur ville natale pour Vancouver afin d’avoir un meilleur avenir, elles désenchantent très vite. La prostitution, la drogue et la violence est leurs quotidiens.

3 épisode, 3 pays, 3 situations où les femmes sont victimes de l’oppression et de la violence masculine. 3 fois elles n’ont aucun soutien du gouvernement ou des politiques locales.

Une autre récente découverte et véritable coup de cœur est la série-télé You me her. Elle met en scène un couple marié qui n’arrive pas à concevoir un enfant et qui rentre dans une relation polyamour avec une tierce personne. L’histoire est bien ficelée et intelligemment construite. Elle met en avant la complexité des relations amoureuses et l’importance qu’on accorde aux regards des gens, à la société. Aimer, les frissons que ce sentiment provoque et les barrières qu’il demande de surmonter, fait peur. Tout fait peur quand on aime quelqu’un mais, « don’t do anything because you’re afraid to do something else ».

Ma dernière série fétiche n’a plus besoin d’être présentée puisque cela fait 12 saisons que je suis addict. Oui, vous l’avez deviné, il s’agit de Grey’s anatomy. J’avais envie de vous en parler car, à nouveau, je suis en admiration devant Shonda Rhimes, la créatrice. Cette femme est une badass de féministe et je pèse mes mots. Cela faisait 11 saisons que l’on suivait l’histoire d’amour entre Derek et Meredith et, comme beaucoup, j’avais très peur que la série ne survive pas à la mort de McDreamy.

Même si la dynamique est différente et demande un temps d’adaptation, je me suis réellement rendue compte, pendant cette saison, que la série était féministe. Et c’est ce que j’aime avec Grey’s anatomy. Lors de cette douzième saison, une femme devient chef de chirurgie, une autre lutte pour que son salaire soit équivalent à celui de ses pairs, une maman médecin lutte pour la garde de son enfant et se bat contre les préjugés de l’avocate, une maman dit à sa fille « don’t ever date a man who can’t handle your power », … Alors, bien sûr, Grey’s anatomy reste Grey’s anatomy. Il y a des drames, des histoires d’amour, du sexe et un peu de médecine.

Et vous quelles sont vos séries favorites ?