DirtyTalk ?

J’avais très envie de vous retrouver pour vous parler de deux découvertes internet qui égayent mes journées.

La première est une websérie qui est sur YouTube, il s’agit de Parlons peu, parlons cul. Juliette Tresanini et Maud Bettina-Marie nous parlent de sexe sans complexes, sans tabous et avec de l’humour. Le maître mot est de dédramatiser, ce qui arrive à l’une ou à l’un arrive souvent à tout le monde.
Loin de seulement nous faire rire, cette websérie nous apprend, informe et aborde toutes sortes de sujets avec simplicité. Elle déconstruit les clichés et les idées reçues afin de dédramatiser.

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Je recommande à tous cette websérie. Elle s’adresse à tout le monde qui se pose des questions et est sexuellement actif sans faire de distinction de sexe.
Je conseille à toutes les femmes de regarder cette chaîne YouTube afin de se libérer des contraintes quant à son comportement et ses envies sexuelles. Ce qui se produit dans le corps est complètement naturel et il est temps de lever les tabous.
Je pense aussi que les hommes peuvent trouver leur compte car certains sujets épisodes les concernent directement, comme la masturbation masculine. Mais, surtout car l’éducation sexuelle n’est vraiment pas concluante actuellement.
Afin de se considérer tous d’égal à égal, il faut comprendre l’autre dans on intégralité et se culpabiliser.

La deuxième découverte est plus ancienne mais j’y suis beaucoup plus attentive dernièrement. Il s’agit du webmagazine féminin MadmoiZelle. Je l’ai découvert grâce à sa chaîne YouTube, il y a de ça quelques années, j’aimais beaucoup leur rubrique culture et beauté.
Depuis quelques semaines, j’écoute énormément leurs podcast. En ce moment, je lis moins et j’en ai un peu d’écouter tout le temps la même musique. Du coup, les podcasts sont la parfaite alternative. Je peux écouter des émissions diverses, il suffit de les télécharger au préalable.

Pour le moment, j’écoute l’Emifion. Elle s’inscrit dans la même vague que Parlons peu, parlons cul, Navie et Sophie-Marie Larrouy nous parle de sexe sous toutes ses formes. Elles s’entourent d’invités et, ensemble, ils décortiquent un sujet. Des loses sexuelles en passant par la drague, les préliminaires ou même la sodomie, il n’y a pas de tabous.

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Je voulais absolument vous présenter ces deux « émissions » car ça fait du bien de parler de sexe sans tabous et sans jugements. Peu importe, homme ou femme, il faut pouvoir parler de tout. Dans l’éducation de chacun en tant que sujet sexuel, il est bien d’être informé et de ne pas se sentir seul dans ses expériences et avec ses propres questions.

[MISE À JOUR]

J’avais oublié de mentionner la sublime chaîne Youtube d’Aude Gogny-Goubert, Virago. Le principe ? Elle nous présente des femmes importantes oubliées de l’Histoire. En un peu plus de deux minutes, elle nous tire le portrait d’une femme qui a marqué l’histoire et dont on n’a pas forcément idée. Aujourd’hui, on peut déjà découvrir, entre autre, Olympe de Gouges, Helen Keller et Vigdis Finnbogadottir. Le concept est très bien réussi et donne envie de se pencher un peu plus sur tous ses portraits.

Célébrons les (droits des) femmes !

Aujourd’hui, le 8 mars, marque l’annuelle journée internationale des droits de la femme. Une journée pour se rappeler qu’il existe encore trop d’inégalités et que la femme est encore bien trop opprimée dans le monde entier. Et oui, ne baisser pas les yeux, chez nous aussi. 

D’ailleurs Le Soir d’aujourd’hui, sans bien se fouler pour nous sortir un vrai dossier sur un bilan de la condition de la femme dans le monde, nous rappelle que l’écart se creuse et se maintient entre les sexes. Ça me désole car chaque année on nous sort les mêmes chiffres sans développer aucune solution. C’est presque comme si chaque année on reculait. A force de répéter les inégalités on s’en contentera non? Du moins, on sera habitué et on se dira qu’on pourrait être une femme en Arabie Saoudite, donc réalisons notre chance.

Et bien, je dis stop. Stop à cette hypocrisie. L’égalité est possible, organisons-là. Ça commence à l’école, l’éducation a besoin d’être repensée. Et puis, il faut que la politique prenne le relais afin que les rôles sociaux de genre puissent être réarticulés. Il est primordial que les rôles sociaux soient redéfinis sans tenir compte du sexe et sans les hiérarchiser. 

Il n’est pas possible qu’en 2016 une femme se voit encore reproché le viol qu’elle a subi, aussi courte était sa jupe. Il n’est pas possible qu’en 2016, il y ait toujours une différence de salaire entre un homme et une femme. Et il n’est certainement pas possible qu’en 2016 la Légion d’honneur soit remise au prince héritier de l’Arabie Saoudite. À quand un peu de justice ?

J’aimerais rappeler le mot droit présent dans le titre de cette journée qui est bien trop souvent oublié. Aujourd’hui, ce n’est pas la journée de la femme mais de ses droits. Cette journée doit permettre de se rappeler des droits que nous avons acquis et de les utiliser pour tenter, un jour de plus, d’atteindre cette égalité. Je refuse de croire qu’elle est utopique.

Alors pour tout cela, je vous remercierais de ne pas m’offrir de fleurs, de ne pas m’accorder des ristournes dans les magasins sous prétexte que je suis une femme, de ne pas redoubler d’attention à mon égard car il s’agit bien de ma journée. Je n’ai pas choisi d’être femme. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis très heureuse de l’être. Mais, je n’ai pas besoin que vous me le rappeliez car il m’est impossible de l’oublier.

Offrez-nous le respect d’être considérées comme votre égal. Ne perdurez pas ses inégalités en m’accordant des promotions au rayon hygiène et parfumerie des grandes surfaces ou à l’achat d’un aspirateur.

Utilisez cette journée pour vous souvenir de toutes les remarques que vous avez un jour dites à une femme simplement parce qu’il était facile de lui faire une remarque. Souvenez de toutes les horreurs dont vous avez étés témoin en tant que femme et dont vous avez appris à vous y accommodez. Vous ressentez ? Le dégoût et la colère ?

Utilisez-là pour qu’il n’y ai plus jamais de journée de la femme ou même de ses droits. Soyons fières d’être femme car nous avons démontrer que nous pouvons nous battre sans faire de guerre. Rappelons aux petites filles de ne pas avoir honte, de s’exprimer, d’oser et de ne pas arrêter de rêver sous prétexte qu’on leur dit, un jour, que cela était réservé aux garçons. 

Merci à Klaire fait Grr pour son poème.