C’est dans un trou perdu que nous nous sommes trouvées

Quel titre plein de condescendance urbaine !

Enfin, l’adjectif urbaine n’a de sens que si tu sais que je suis Bruxelloise et que je vais parler d’un week-end à la Campagne. Sinon, bah tu ne te dis rien dit tout.

Autre signe de ma fierté citadine est l’emploi de la majuscule au mot campagne. En effet, tout ce qui n’est pas Bruxelles et qui n’est pas une ville, c’est la campagne.

Tu es parti où ce week-end ?

À la campagne, c’était revigorant

Mais, où ?

Dans les Ardennes…

(Quand on va à la Campagne, c’est d’office dans les Ardennes, non ?)

Bref, en l’honneur d’une amie commune, nous avons organisé un week-end « mise au vert et mise en bière » (la boisson) à Erezée, près de Durbuy, dans les Ardennes (les vraies).

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Photo d’Helena

Le programme était simple : 10 amies dont une soeur, deux jours, une nuit, deux bonnes balades, quatre bons repas, un cocktail, quelques bières, des papotes entre potes, des blagues qui marchent quand d’autres laissent coi, un running gag qui a inspiré le titre de l’article, une micro-brasserie à Durbuy qui porte bien son nom, un bar vintage, des bruits de la chasse, une partie de Mysterium (un trop cool jeu de société si vous êtes blasés du Cluedo), des mikados trop durs à attraper sans faire bouger les autres, un superbe Airbnb dans un superbe cadre avec des hôtes sympas.

 

D’ailleurs, en parlant de ce dernier, le Airbnb, il était très beau.

Nous avions jeté notre dévolu sur un chalet entouré d’arbre, dans la nature « profonde ».

Nous n’avons pas été déçue, il était fonctionnel, propre, décoré avec goût (tableaux d’Alechinsky et monochromes), doté de canapés confortables, d’une literie au top de ce qu’on fait de mieux, d’un poêle à bois dans le salon et d’une terrasse accueillante.

C’était la première fois pour beaucoup d’entre nous que nous choisissions un lieu toujours occupé par ses hôtes. C’était d’ailleurs le principe de leur annonce car le prix de la nuit comprend un délicieux repas le soir et le petit-déjeuner le lendemain.

Pour notre part, nous avons trouvé ça un peu cher même si le repas était très bon et le petit déjeuner digne d’un dimanche matin.

Nous avons payé 629, 42 € pour une nuit. Alors, évidement divisé par 9 c’est moins impressionnant mais, à ce prix-là, j’aurais espéré un repas plus festif qu’un boulet sauce lapin – frites et une tarte aux pommes en dessert. J’aurais inclus le vin ou la bière du repas dans le prix et j’aurais pourvu les invités de vrais essuis de douche. Surtout quand ils demandent s’ils doivent en apporter.

Finalement de ce week-end, j’en garde du positif. L’air frais et revigorant a permis pendant quelques heures d’effacer celui pollué de la ville. Nous avons ri et passé un moment important, soudé des amitiés et mangé d’excellents repas.

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Elle est si mignonne !

L’air de la Campagne quand même, ça fait du bien !

Pour découvrir l’annonce de l’Airbnb, cliquez ici. Je vous le recommande !

 

KØBENHAVN

Au mois de juin, animées par la pulsion « J’ai besoiiiiiin de vacaaaaances », Sisi (une amie) et moi avons décidé, sur un coup de tête,  de nous réserver un city trip de 4 jours à Copenhague, au Danemark.

En une matinée notre city trip était booké, vol et hôtel réservés. Il ne me fallait plus que prendre congé le jeudi 20 juillet. Vous n’imaginez pas la joie intense que ça a été. Depuis 3 ans, la quasi-totalité de mes jours de congés sont utilisés pour étudier et présenter mes examens. Pendant 3 ans, bien que je travaillais à mi-temps, je n’ai pas pris beaucoup de vacances. Pas assez à mon goût, en tout cas. J’en ai presque pleuré de prendre un jour de congé pour des vacances. Quelle drama celle-là.

Dans cet article je vais vous livrer nos 4 jours à Copenhague, parce que je suis comme ça, pas de secrets entre nous.

Jour 1 :

Autant vous dire d’entrée de jeu que la pulsion « J’ai besoiiiiiin de vacaaaaances » peut te faire faire des conneries. Comme de réserver un vol pour 6h40 du matin au départ de Charleroi… sur le moment, ça paraissait être une bonne idée. Sur le moment, seulement.

Heureusement, le vol est rapide. En moins de deux heures, nous atterrissons à Copenhague, vers 8h15 du matin. Nous décidons d’aller poser nos valises à l’hôtel. L’aéroport de Copenhague est très facilement accessible en métro, pas besoin de réserver un taxi. Et ce, même si notre hôtel, CPH Studio Hotel, est un peu excentré du centre-ville et près de la mer.

En parfaites touristes, qui n’ont pas pris le temps de se renseigner sur quoi faire, que voir, que visiter avant de partir (car pas eu le temps non plus…), nous décidons de nous promener et de nous laisser guider par nos pas.

Ce n’était pas une mauvaise idée, car le hasard nous emmène à Christiana, ce quartier de Copenhague qui s’est autoproclamé « Ville Libre de Christiana » et qui est une communauté autogérée fondée en 1971. C’est un endroit hors du temps. Ça vaut la peine de s’y promener et de se laisser imprégner par l’ambiance à la fois bobo et complètement anarchique du lieu.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la City, le centre-ville de Copenhague. Nous avons marché jusque Nyhavn et nous nous arrêtons pour manger. C’est l’endroit idéal, les abords du port regorgent de restaurants.

On a jeté notre dévolu sur Hyttefadet afin de nous sustenter localement et de goûter aux fameux smørrebrød, une tartine ouverte agrémentée d’un peu près tout ce que tu veux.

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Miam !

La fatigue étant le maître mot de cette première journée, nous nous laissons guidées emportés par la foule vers Strøget, la rue commerçante. Nous nous imprégnons de l’ambiance, de la sérénité qui semble dominée la ville. Les gens sont beaux et calmes. Nous sommes surprises par la mixité. Bruxelles est une ville multiculturelle mais, une ville de communautés. Ici, tout le monde semble se côtoyer, se mélanger et vivre ensemble dans les mêmes quartiers.

En fin d’après-midi, nous décidons de rentrer à l’hôtel et de profiter de la cuisine de la chambre pour notre premier repas. Nous n’avions pas prévu que la balade de santé pour regagner nos quartiers à pied prendrait 2h. Heureusement, c’était beau. Long mais, beau. Mais, long. Enfin, tu as compris.

Jour 2 :

Pour le petit déjeuner, nous avions le bon plan pour gagner du temps et économiser de l’argent. Ce qui, à Copenhague, n’est pas du luxe. Tous les matins, nous avons acheté nos couques au supermarché Lidl. Et quelle merveilleuse idée, les rouleaux à la cannelle, qui avait tout l’air d’être des spécialités locales, étaient incroyablement bons. Et pas chèrs du tout.

À Copenhague, tout se fait très facilement à pied. Cependant, notre hôtel étant un peu excentré et ayant toujours en tête notre « randonnée » du premier jour, nous décidons de prendre le métro tous les matins et tous les soirs pour rentrer.

En ce deuxième jour un peu pluvieux, nous nous dirigeons vers la Petite Sirène de Copenhague. Pas bien grande, elle est facilement repérable à la horde de touristes agglutinée autour d’elle.

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Den Lille Havfrue !

Afin de rejoindre notre prochain lieu de visite (nous nous étions organisée la veille) nous  longeons le Kastellet, la Citadelle de Copenhague, l’une des mieux préservées d’Europe. Nous passons, également, par le quartier de Nybore caractérisé par ses maisons de couleur ocre qui logeait les travailleurs de la Citadelle. Aujourd’hui, le quartier est celui des artistes, il est réputé et très en vogue.

Nous avions envie de visiter la David Samling Collection, un musée qui abrite la plus grande collection d’objets d’art de la culture islamique d’Europe.

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La faim se faisant sentir, nous allons au Torvehallerne, le marché couvert. C’est le stand Hallernes et ces fabuleux smørrebrød qui retiennent notre attention.

L’après-midi, nous nous promenons calmement, au rythme des averses, en rentrant dans l’une ou l’autre boutique ou en s’arrêtant ci et là pour faire une jolie photo.

Le soir, nous avions envie d’aller à Tivoli, le parc d’attractions vintage. Seulement, le vendredi soir, après 19h, l’entrée est à environs 25€, ce qui nous refroidit.

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À nouveaux guidées par nos estomacs réclamant un dessert, nous suivons la musique. Cette dernière, nous mène nous à une sorte de mini festival de musique et de graff hip-hop qui a lieu au Pumpehuset. Malgré la fraîcheur et l’humidité, nous y  passons la soirée.

Pour rejoindre une station de métro, nous décidons de nous balader afin de découvrir Copenhague by night. Nous passons par le quartier latin où plusieurs bars se font concurrence dans une ambiance jeune et décontractée. Nous ne nous arrêtons pas, fatiguées de notre longue journée mais, ça avait réellement l’air très sympa.

Jour 3 :

Le soleil étant de la partie, l’excitation nous pousse à revoir notre programme de la journée.

En matinée, nous décidons de nous promener aux abords de la mer, près de l’hôtel. La balade est agréable même si l’architecture de la côte n’est pas très jolie. On sent que ça bouge, qu’elle est en pleine expansion et que des bâtiments se construisent.

Nous prenons le métro vers Frederiksberg, un parc magnifique et très familial. Comme tout Copenhague, en fait.

Après avoir mangé dans un petit restaurant chinois sans prétention, nous nous promenons dans Istedgade, dans le quartier de Verterbro, une rue typiquement copenhagoise où se mêle bouis-bouis bobo et multiculturels. Nous arrivons dans ce que les guides appellent le « Meatpacking Danois », le Kødbyen. C’est un ancien quartier industriel transformé en restaurants, espaces culturels et lieux de travail.

Nous sommes intriguées par un bâtiment qui semble abrité une exposition de photo, le Øksnehallen. Nous ne sommes pas déçues, l’expo est gratuite et interactive. Le but est de tester les nouveaux appareils photo de la marque Olympus. L’expo est génial. Nous y restons plusieurs heures à tester toutes les installations créées comme décor de photo.

Cette exposition nous ayant complètement enjouées, nous allons boire un café dans un bar du coin à l’ambiance un peu bohème, le Mandela.

Afin de conclure cette journée plus que parfaite, nous décidons de passer la soirée sur la terrasse du Papiroen Copenhagen Street Food. Ce « hangar » se situe sur les quais au bord du Syhavnen, le cours d’eau qui traverse Copenhague.  C’est un endroit super sympa qui mêle plusieurs stands de nourriture internationale (ça porte bien son nom) et de la bonne musique. Sur la terrasse, il y a des tables, des bancs qui encerclent des feux de camps et des transats qui font face au Skuespilhuset, littéralement la Maison des spectacles, un très joli bâtiment.

Avant de rentrer, nous marchons le long de l’eau, sur la rive d’en face et autour de la place Korgens Nytorv,  qui est un endroit très pittoresque de Copenhague.

Jour 4 :

Petite et dernière journée à Copenhague rythmée par la pluie. La drache, oui. Rien de poétique.

Nous nous réveillons un peu plus tard que d’habitude alors que nous devons faire nos valises pour quitter notre chambre d’hôtel. Cette dernière, d’ailleurs, n’était pas bien grande mais plutôt agréable. Seuls bémols, la salle de bain très petite qui oblige de se doucher au-dessus de la toilette et le manque de rangements pour les vêtements.

En fin de matinée, après avoir quittées l’hôtel et laissées nos valise à la consigne, nous nous rendons au Design Museum où se trouve une incroyable collection de mobiliers et d’objets design, ainsi qu’une collection de vêtements de haute couture.

Nous avions prévu de passer l’après-midi à nous promener dans le quartier de Nørrebro avant d’être surprises par la pluie.

Ainsi, notre découverte de Nørrebro s’est limitée à quelques rues à la recherche d’un petit restaurant. Mais, c’est alors que nous mangeons tranquillement notre lasagne assises à une table sur le trottoir d’un petit restaurant-traiteur italien que la pluie nous tombe dessus. En 10 minutes, nous sommes trempées. Notre magnifique cape ne tient pas le choc.

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Et c’est comme ça que s’achève notre city trip de 4 jours : en culotte dans les toilettes d’un café afin de profiter du sèche-mains automatique pour tenter de sécher un coup le pantalon, un autre les chaussures.

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Malgré cette dernière journée, qui était sans doute « la journée de trop » comme nous nous le répétions sur le ton de la blague, cette ville nous a embarquées. Nous avions aucun a priori puisque nous n’avions absolument pas pris le temps de préparer notre séjour, ce qui nous a permises de nous laisser séduire entièrement. Cette ville est magnifique. On s’y sent bien. Il y règne une atmosphère tranquille et sereine. Les gens ont l’air tout simplement heureux. Et la joie, ça se partage.

 

* photos prises à l’iPhone 5S ou au Samsung (sauf celles de l’expo)

* Merci Sisi 💕